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Comment ne pas perdre quand les marchés connaissent des évènements exceptionnels
Par Samuel Rondot, le 14/08/2009
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| Samuel Rondot
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Juillet a été un massacre.
En Juillet le Nasdaq a enchaîné 14 séances de hausse consécutives suivi de près
ou de loin par tous les indices de la planète.
C’est la première fois depuis 1997 et depuis 30 ans : on peut compter avec les
doigts d’une seule main ce genre de série.
Inutile de préciser que pour bon nombre de modèle de gestion ou de trader,
travailler le retour à la moyenne n’a pas été une bonne idée.
Comme je l’ai déjà écrit dans l’article qui étudie les comportements de ceux qui
gagnent, la majorité des acteurs travaillent comme ca.
C’est ce qu’on appelle aussi la contre tendance. L’idée c’est que lorsqu’on
observe un déplacement ou une occurrence du marché qui sort de la norme, alors
on travaille le marché dans l’autre sens, en attendant qu’il revienne vers une
position moyenne.
C’est une technique gratifiante car on a souvent raison.
Le problème de cette technique ? On se base sur le fait que la distribution des
cours serait gaussienne, vous savez la fameuse courbe en cloche qu’on vous a
montré en statistique.
Si cette théorie encadrait correctement les cours alors les évènements rares
seraient suffisamment rares pour qu’une telle technique fonctionne.
Quand on est dans la norme (dans le ventre mou de la courbe) alors le trading se
passe bien, puis quand on vit (ou plutôt survie) à une exception on a le temps
de regagner confortablement avant la prochaine situation « extra ordinaire » au
sens premier du terme.
Depuis de nombreuses années, on peut démontrer assez facilement que la
distribution est en fait bien plus proche d’une leptokurtose.
Sans rentrer dans le détail mathématique, ce qu’il faut retenir c’est qu’une
courbe comme celle là, montre que la distribution des évènements anormaux ou
exceptionnels (ceux qui sont en bout de courbe) sont beaucoup plus fréquents que
sur une distribution gaussienne.
La bonne nouvelle (elle est même excellente), c’est que c’est grâce à cela qu’il
est véritablement possible de pouvoir gagner de l’argent en bourse et battre le
marché.
C’est possible car si la distribution des cours suivaient vraiment une courbe de
Gauss, cela veut dire qu’il serait parfaitement aléatoire et que chaque future
cours (dans 1 seconde, 1 minute, 1 jour ou un an) serait totalement du au
hasard.
Avec une leptokurtose, la présence plus importante de situation hors norme donne
la possibilité aux trades de les exploiter et ainsi de parvenir à en tirer
profit.
La mauvaise nouvelle (et elle est très mauvaise pour la majorité des traders)
c’est que si les accidents sont vraiment plus nombreux alors les techniques qui
jouent un retour à la moyenne ont plus de chance de rencontré de telle
situation.
Or pour la plupart des débutants qui n’ont pas de garde fou, c’est souvent le
début de la fin.
Parmi les clients BestCFD, juillet a été dur, très dur.
En fait, jamais autant de personnes ont fini en négatif depuis le début de notre
activité, que ce soit sur le Forex ou les indices boursiers. Même au plus fort
de la crise l’année dernière, il y avait moins de perdant (à périmètre
constant).
Je l’ai déjà dit, la grande majorité des traders suivent des techniques de
retour vers la moyenne.
Mais il semble qu’en plus, il soit beaucoup plus peureux des accidents énormes à
la baisse que de ceux à la hausse.
Du coup quand on a une situation exceptionnelle comme en juillet on a tous les
ingrédients réunis pour un cocktail explosif.
De simple règle de prudence permettent d’éviter le pire de ces accidents. C’est
ce qu’on appelle les filtres accidents dans les systèmes de trading.
Ce sont des outils qui vont essayer de filtrer les périodes hors normes.
L’objectif n’est pas d’en tirer profit (ils sont rarement pertinent utilisé
seul) mais surtout de limiter la taille du risque.
Le plus simple d’entre eux est d’utiliser des bandes de bollinger.
Par exemple, quand on clôture (l’unité de temps doit être proportionnel à
l’objectif de trading) au delà de la bande de bollinger (calculé avec un écart
type de 1.5 mais on peut affiner ce paramètre) alors on divise la taille de sa
position.
Puis si le marché va au delà d’une bande encore plus éloignée (par exemple 2
écarts type) alors je coupe totalement ma position en attendant le prochain
signal.
Il est toujours très difficile de se couper la main mais n’oubliez jamais que si
on perd 50%, il faudra regagner 100% pour revenir à son capital de départ. Le
premier est toujours plus facile que le second.
Même si cela ne sert pas à grand chose au vue de la plupart des opérations
engagés par les traders actifs rappelons aussi que la façon la plus sur de
contrôler ses risques est de ne pas en prendre trop…
Si sur chaque opération je met un stop à 2% de mon capital, il faudra que j’ai
tort 50 fois d’affilée avant de faire game over.
Par contre, à 20%, en 5 fois la messe peut être prononcée... Et quand le Nasdaq
monte 14 jours d’affilée, le travail des prêtes explose…
Pour terminer sur une note plus optimiste, sachez quand même que la courbe en
leptokurtose fonctionne aussi parmi les distributions des gains et des pertes.
Et si Juillet a été le record de comptes perdants, c’est aussi un mois ou nous
avons vu les plus gros (énormes, gigantesques en fait) gains.
La seule différence, c’est que les pertes étaient réparties sur bons nombres
d’acteurs alors que les gains étaient aux mains de très peu.
Samuel RONDOT
Directeur de www.bestcfd.com
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