Foodstamps, chômage, déflation et récession

Par Olivier Crottaz, le 16/08/2010

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olivier crottaz
Olivier Crottaz
Les Etats-Unis d’Amérique, qui comptent environ 305 millions d’habitants (chiffre 2008), se trouvent dans l’obligation de nourrir une partie de sa population au travers de bon de repas.

Le nombre de cas est en forte croissance. C’est une augmentation très importante puisqu’il s’agit aujourd’hui de fournir des « foodstamps » à 40,8 millions de personnes ! (source: boston.com)

Si mes calculs sont juste cela représente 13.4% de la population totale !

Le chômage augmente et les chômeurs restent au chômage de plus en plus longtemps.





Le nombre des personnes actives diminue:



Une fronde commence à s’ériger au sujet des coûts des pensions/retraites versées par les caisses étatiques à leurs assurés.

Comment vont-ils continuer à financer tout cela ?

Surtout que la classe moyenne souffre…

En tout cas pas avec la consommation du peuple américain, car ce dernier économise de plus en plus.

On assiste à la chute des crédits à la consommation:



Les taux gouvernementaux américains à 10 ans sont au plus bas.

Il est possible de trouver beaucoup de données sur les Etats-Unis, mais il faut aussi se rendre compte que c’est exactement la même chose qui est en train de se dérouler en Europe notamment,

Le chômage explose partout (Espagne, etc.) et les taux des emprunts à 10 ans chutent.

Tout ce qui précède ne semble pas du tout inflationniste. Bien au contraire, c’est la déflation qui s’annonce.

Cela n’arrange pas les affaires des Etats qui espèrent de tout coeur relancer la machine pour plusieurs raisons:

1) En cas d’inflation, les dettes perdent de leur importance. Les Etats sont fortement endettés et ils pourraient ainsi techniquement se désendetter.

2) En cas de déflation, la consommation s’écroule et les rentrées fiscales sont en chute libre. La dette pèse de tout son poids.

J’ajoute qu’en cas d’inflation les taux devraient monter, ce qui n’arrange également pas les affaires des Etats, obligés de servir un taux plus élevés (en plus de celui lié à la qualité du débiteur).

Les Etats se trouvent donc entre le marteau de l’inflation et l’enclume de la déflation.

Olivier Crottaz
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