Où focaliser notre
attention ?
Nous allons passer
en revue les différents éléments sur
lesquels nous devrons nous focaliser,
ils sont déterminants pour se faire une
bonne idée de la société étudiée, même
si l’analyse peut être plus poussée
nous commencerons par ces postes afin de
vérifier la cohérence générale des
comptes de la société.
Les immobilisations
Les immobilisations sont les biens ou valeurs destinées à
rester durablement sous la même forme dans l’entreprise.
Ce poste mérite d’être étudié
avec soin, car certains biens inscrits en immobilisations
peuvent y figurer pour une valeur qui ne correspond pas à la réalité.
C’est le cas par exemple d’un bâtiment qui peut valoir
beaucoup plus que son évaluation au bilan si le marché
immobilier s’est apprécié. Cela peut également être le cas
des participations financières dans des sociétés qui ne sont
pas réévaluées en fonction du cours de bourse des titres détenus.
Il convient donc de vérifier
la valeur réelle des biens inscrits au bilan et si nécessaire
de les réévaluer pour obtenir une image plus proche de la réalité.
Les stocks
Un stock coûte cher à l’entreprise,
chaque euro de stock correspond à un euro de financement. Le
réflexe logique et de compresser le plus possible le niveau des
stocks, ce qu’on fait les entreprises en mettant en place des
règles plus rationnelles de gestion des stocks. L’objectif
est que le stock tourne vite, voire de travailler à flux
tendus. Nous pourrons calculer la vitesse de rotation des différents
stocks avec les formules présentées ci dessous :
| Stock
de marchandises |
 |
| Achats de
marchandises |
|
*360 |
|
| Stock
de matières premières |
 |
| Achats de matières
premières |
|
*360 |
| Stock
de produits finis |
 |
| Production vendue
- résultat d'exploitation |
|
*360 |
Tout comme les
immobilisations, la valeur des stocks inscrite à l’actif peut
être sensiblement différente de sa valeur réelle. Notamment
quand il s’agit de stocks de matières premières dont un les
fluctuations peuvent être importantes (cas du pétrole par
exemple), dans ce cas il faudra les réévaluer correctement.
En fonction du niveau des
stocks et de leur variation d’une année sur l’autre, nous
nous poserons certaines questions : pourquoi les stocks
augmentent ? L’entreprise a du mal à vendre sa
production ? anticipe-elle des augmentations du prix des
matières premières, etc.
Les disponibilités
Dans cette catégorie on trouve les
instruments financiers de gestion de trésorerie de
l’entreprise (SICAV) mais surtout le montant des comptes
bancaires. En fonction du niveau des liquidités par rapport à
la taille de l’entreprise il faudra répondre aux questions
suivantes : pourquoi l’entreprise garde-elle autant de
liquidités ? Elle n’a pas de projet d’investissement ?
Elle prépare une opération de croissance externe ?
(rachat d’une entreprise) Pourquoi ne diminue-elle pas son
endettement ? Pourquoi ne sont-elles pas placées ?
En fonction des secteurs économiques,
il faudra moduler notre point de vue. Certains secteurs en sont
très gourmands, les entreprise industrielles sont de celles là
du fait des investissements importants consentis et du poids des
intérêts. Les entreprises de la grande distribution se situent
à l’opposé, elles sont payées comptant par leurs clients et
paient leurs fournisseurs avec des délais relativement longs,
ces décalages entre les décaissements et les encaissements créent
afflux de trésorerie. |