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Un livré de grande qualité, écrit par Raghee Horner - un des top traders sur changes aux Etats-Unis et consultante spécialiste des systèmes de trading.
Accueil  > Apprendre  > Analyse financière  > Leçon 5 d'analyse financière : La lecture du bilan (2/3)
Leçon 1: Introduction aux marchés
Leçon 2 : Economie et marchés financiers
Leçon 3 : Cibler son approche
Leçon 4 : La dernière sélection
Leçon 5 : La lecture du bilan
Leçon 6 : Les ratios du bilan
Leçon 7 : Le compte de résultat
Leçon 8 : Les ratios du compte de résultat
Leçon 9 : L'analyse boursière
Leçon 10 : Les calculs d'intérêts
Leçon 11 : Évaluer une société, partie 1
Leçon 12 : Évaluer une société, partie 2
Où focaliser notre attention ?
Nous allons passer en revue les différents éléments sur lesquels nous devrons nous focaliser, ils sont déterminants pour se faire une bonne idée de la société étudiée, même si l’analyse peut être plus poussée nous commencerons par ces postes afin de vérifier la cohérence générale des comptes de la société.

Les immobilisations
Les immobilisations sont les biens ou valeurs destinées à rester durablement sous la même forme dans l’entreprise.

Ce poste mérite d’être étudié avec soin, car certains biens inscrits en immobilisations peuvent y figurer pour une valeur qui ne correspond pas à la réalité. C’est le cas par exemple d’un bâtiment qui peut valoir beaucoup plus que son évaluation au bilan si le marché immobilier s’est apprécié. Cela peut également être le cas des participations financières dans des sociétés qui ne sont pas réévaluées en fonction du cours de bourse des titres détenus.

Il convient donc de vérifier la valeur réelle des biens inscrits au bilan et si nécessaire de les réévaluer pour obtenir une image plus proche de la réalité.


Les stocks
Un stock coûte cher à l’entreprise, chaque euro de stock correspond à un euro de financement. Le réflexe logique et de compresser le plus possible le niveau des stocks, ce qu’on fait les entreprises en mettant en place des règles plus rationnelles de gestion des stocks. L’objectif est que le stock tourne vite, voire de travailler à flux tendus. Nous pourrons calculer la vitesse de rotation des différents stocks avec les formules présentées ci dessous :

Stock de marchandises
Achats de marchandises
*360
Stock de matières premières
Achats de matières premières
*360
Stock de produits finis
Production vendue - résultat d'exploitation
*360

Tout comme les immobilisations, la valeur des stocks inscrite à l’actif peut être sensiblement différente de sa valeur réelle. Notamment quand il s’agit de stocks de matières premières dont un les fluctuations peuvent être importantes (cas du pétrole par exemple), dans ce cas il faudra les réévaluer correctement.

En fonction du niveau des stocks et de leur variation d’une année sur l’autre, nous nous poserons certaines questions : pourquoi les stocks augmentent ? L’entreprise a du mal à vendre sa production ? anticipe-elle des augmentations du prix des matières premières, etc.


Les disponibilités
Dans cette catégorie on trouve les instruments financiers de gestion de trésorerie de l’entreprise (SICAV) mais surtout le montant des comptes bancaires. En fonction du niveau des liquidités par rapport à la taille de l’entreprise il faudra répondre aux questions suivantes : pourquoi l’entreprise garde-elle autant de liquidités ? Elle n’a pas de projet d’investissement ? Elle prépare une opération de croissance externe ? (rachat d’une entreprise) Pourquoi ne diminue-elle pas son endettement ? Pourquoi ne sont-elles pas placées ?

En fonction des secteurs économiques, il faudra moduler notre point de vue. Certains secteurs en sont très gourmands, les entreprise industrielles sont de celles là du fait des investissements importants consentis et du poids des intérêts. Les entreprises de la grande distribution se situent à l’opposé, elles sont payées comptant par leurs clients et paient leurs fournisseurs avec des délais relativement longs, ces décalages entre les décaissements et les encaissements créent afflux de trésorerie.

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