LA CITATION DU JOUR

Dans un marché baissier, les perdants sont les vendeurs, les investisseurs sont les grands gagnants.
Warren Buffet

Découvrir les obligations, partie 1


Définition et principe

Le possesseur d'une obligation est simplement assuré, sauf défaillance de l'émetteur, de percevoir régulièrement un intérêt et de voir sa créance remboursée à l'échéance.

Alors que le revenu qu'une action peut apporter sous forme de dividende varie en fonction des résultats de la société et de la politique de distribution de son conseil d'administration, celui d'une obligation est défini une fois pour toutes au départ dans les conditions de l'émission. D'où l'appellation de valeur à revenu fixe qui reste valable quand le taux est variable, car il demeure prédéterminé par le contrat d'émission.

Les valeurs à revenu fixe peuvent être émises par l'Etat, des services et des établissements publics ou semi-publics, des collectivités locales, des organismes coopératifs ou des sociétés privées.

Une obligation se définit par le nom de l'émetteur, le taux d'intérêt ou sa référence de taux variable et l'année d'émission.
Le nominal est aussi une indication utile à connaître.

Principales catégories de valeurs

Les fonds d'Etat et les OAT
Le nom de fonds d'Etat est donné traditionnellement aux obligations émises par l'Etat. Il fut une époque ou leur lancement était souvent un véritable événement politique et où l'Etat accordait parfois des conditions particulières (avantages fiscaux, indexation, garantie de change). Aujourd'hui, il n'y a plus de grands emprunts d'Etat. Celui-ci depuis une douzaine d'années a uniquement recours à une nouvelle forme d'émission : les obligations assimilables du Trésor (OAT).

Ces titres se caractérisent de deux manières

- Leur émission s'effectue par une adjudication et non par une souscription. C'est-à-dire que les participants à l'adjudication soumissionnent en indiquant quelle quantité de titres ils sont prêts à acquérir et à quel prix. Il en résulte un cours d'adjudication qui évidemment ne coïncide pas avec le nominal du titre.

- Selon les besoins du Trésor, celui-ci lance de nouvelles tranches d'un emprunt déjà existant toujours placées par adjudication. Chaque nouvelle tranche est assimilée (d'où la dénomination d'obligation assimilable) aux tranches précédentes pour la durée restant à courir.

De ce fait, une OAT se définit par son année d'échéance et non comme le reste des obligations par son année d'émission.

L'Etat a créé toute une palette d'OAT qui permettent de satisfaire l'essentiel des besoins des investisseurs :
- les échéances sont assez éloignées 2019.
- les intérêts versés sont soit fixes, soit variables, avec des références portant sur les taux des obligations ou sur ceux du marché monétaire. Un des inconvénients des OAT est que les particuliers sont écartés de leur émission. Mais ils peuvent acheter ces titres en Bourse, où ils ont en général un large marché.

La première catégorie

On y trouve les émissions des PTT, de la Caisse de l'Energie, de l'EDF, du Gaz de France, de la Banque Française du Commerce Extérieur, du Crédit Agricole, du Crédit Local de France, du Crédit National, du Crédit Foncier de France, des collectivités locales...

Tous ces emprunts offrent une sécurité analogue à celle des émissions de l'Etat qui leur accorde sa garantie. Les collectivités locales offrent une bonne garantie aussi. Les obligations du secteur public et semi-public sont considérées comme de première catégorie.

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