La conversion C'est l'opération par laquelle l'émetteur d'un emprunt propose aux porteurs de lui substituer un autre emprunt. La conversion peut être obligatoire si elle est prévue au contrat d'émission ou facultative. Dans ce cas, les intéressés ont le droit de la refuser et de conserver leurs titres.
Le prix Le prix de remboursement est souvent égal au nominal, mais il peut lui être supérieur, on parle alors d'une prime de remboursement. Le rendement On distingue le taux nominal (ou facial ou encore affiché) et le taux réel (ou actuariel).
Le premier figure dans la dénomination de l'emprunt. Appliqué au nominal, il détermine le montant de l'intérêt en
euros qui est versé chaque année au porteur. Le rendement actuariel peut être différent. Le rendement actuariel .Actualiser c'est déterminer quelle est la valeur aujourd'hui d'une somme qui ne sera encaissée qu'au terme d'une certaine période.
Cette valeur dépend du taux d'intérêt en vigueur. Par exemple 1 000 à recevoir dans sept ans représentent environ 500 aujourd'hui avec un taux d'intérêt de 10%. En effet, 500 placés à intérêts composés (c'est-à-dire en réinvestissant le revenu du placement chaque année) donneront environ 1 000 à 10 % dans sept ans.
Pour les obligations, le taux facial coïncide rarement avec le taux actuariel. Pour une obligation cotée en Bourse, cela ne se produit que quand le titre cote exactement 100. Quand il vaut moins, le rendement actuariel devient supérieur au taux facial pour deux raisons :
- l'intérêt annuel s'applique à un cours inférieur au nominal, ainsi un taux de 9 % appliqué au cours de 90 devient 10%.
- Il s'y ajoute la somme supplémentaire à percevoir à l'échéance qui représente la différence entre le cours et le prix de remboursement et c'est là où la notion d'actualisation intervient. Toujours dans l'exemple d'un emprunt 9 % cotant 90, il s'agit de 10 % du nominal, soit 10 pour un nominal de 100 . Ces 10 , si l'échéance est dans cinq ans, représentent au taux de 9 % une valeur actuelle de 6,50 . En ajoutant au rendement du coupon le cinquième de ces 6,50 chaque année, l'obligation rapporte 1,3 % de plus et donne donc du 11.3 %.
A l'inverse, une obligation qui a un rendement facial de 11% et une durée de vie de cinq ans, cotant 104, rapporte actuariellement un peu plus de 10% seulement. Il n'y a pas que la décote et la surcote du cours par rapport au nominal qui influe sur le rendement actuariel. Les primes de remboursement ou d'émission éventuelles peuvent jouer aussi un grand rôle mais aussi, de manière plus modeste, les décalages entre date de règlement et de jouissance. Il suffit que la seconde précède de quelques jours la première, pour aider le rendement actuariel. Comment évoluent les cours Les cours des obligations évoluent à l'inverse des taux d'intérêt. La hausse de ces derniers entraîne mécaniquement la baisse des cotations, leur repli provoque la progression des cours.
Quand les taux grimpent, les nouvelles émissions s'effectuent à des conditions plus rémunératrices. Les anciennes doivent s'aligner et la seule manière pour que le rendement d'une obligation ancienne se mette au niveau de celui d'un nouvel emprunt est que son cours se réduise.
A l'inverse en cas de détente des taux, les cours des obligations anciennes monteront, ce qui diminuera leur rendement. La notion de sensibilité Toutes les obligations n'ont pas la même sensibilité aux variations de taux. Cette notion de sensibilité est importante. Elle varie selon les caractéristiques des titres (taux, durée de vie) et selon que leur cours est plus ou moins éloigné du nominal.
On dira qu'une obligation a une sensibilité de 4 % si pour une variation d'un point (1 %) des taux, son cours évolue de 4%. |