La valeur ou prix de conversion Celle-ci donne la valeur de l'obligation pour un cours donné de l'action. Elle se confond avec le cours de cette dernière quand la parité est d'une pour une. Si par exemple, la parité était de 3 actions pour 1 convertible avec un cours de 550, la valeur de conversion serait de 1 650.
La surcote ou décote de conversion Il s'agit du rapport entre la valeur de conversion et le cours de la convertible. Lorsque la première est supérieure au second, il y a une décote : l'obligation n'atteint pas la valeur que lui assigne son " indexation " sur l'action. Lorsque le cours de la convertible dépasse sa valeur de conversion, il y a surcote. La décote est en général limitée à quelques pourcents, car, compte tenu des avantages de la convertible, il n'est pas normal qu'elle cote durablement au-dessous de sa valeur. La surcote peut être au contraire élevée surtout dans le cas de baisse de l'action. Elle sera d'autant plus forte que la valeur de la convertible en tant qu'obligation est supérieure au prix de conversion. Les décotes et surcotes par rapport à la valeur de conversion sont d'un calcul aisé.
Le risque de perte Il se mesure par rapport à la valeur actuarielle de l'obligation. Il peut être très élevé quand la valeur de conversion est très supérieure. Si celle-ci, qui est le reflet du cours de l'action, est, par exemple, de 1 600 et la valeur actuarielle du titre de 800, le risque de perte sera de 50 %.
Les trois étapes de la vie d'une convertible Dans sa carrière boursière, une obligation convertible peut correspondre à trois types de placement différents : obligation pure, action pure ou mixte. Il arrive d'ailleurs qu'elle revête successivement ces trois formes. La plus intéressante pour l'investisseur est la convertible mixte.
Convertible type action Chaque fois que l'action a fortement monté, ce qui rendrait la conversion certaine, le cours de l'obligation tend à épouser celui de l'action. Il peut en différer légèrement en raison : - de considérations de marché boursier qui peuvent être accidentelles et passagères; - d'un rendement de la convertible supérieur à celui de l'action; - du fait que, en cas de baisse très forte de l'action, la convertible cesserait de suivre celle-ci à partir du moment où elle retomberait à sa valeur d'obligation classique pure.
La convertible de type mixte Dans la vie d'une convertible, il y a des moments où sa valeur de conversion n'est pas très éloignée du cours qu'aurait le titre comme obligation pure. La double nature de la convertible joue alors à plein. Toute hausse de l'action se propage très vite à l'obligation convertible qui, si le mouvement se prolonge, tend alors à suivre fidèlement les cours du titre sur lequel elle est en quelque sorte indexée. En cas de baisse de l'action, le " parachute " obligataire se déclenche rapidement. Dès que l'obligation atteint son plancher actuariel, sa baisse s'interrompt. L'acheteur connaît ainsi assez bien le risque de baisse de la convertible qu'il acquiert.