(CercleFinance.com) - Quel retournement de situation ! Les rebonds observés ce mercredi donnent le tournis: des titres ont repris en quelques heures ce qu'ils mettent parfois plusieurs mois à engranger, à l'image de Merrill Lynch, Citigroup et Morgan Stanley (+13%), Bank of America (+22%), Lehman ou Washington Mutual (+25%), Freddy Mac et Fannie Mae (+29 à +31%), Wells Fargo (+33%)... voici quelques exemples qui illustrent la plus forte hausse sectorielle (valeurs bancaires) de l'histoire.
Comme un ressort trop tendu à la baisse, les indices boursiers US ont repris +2,5% en moyenne (et le Nasdaq +3,1%) dans le sillage de la consolidation du baril de pétrole: l'or noir parvenu à seulement 2% de l'objectif psychologique des 150$ apparaît parvenu au bout de son potentiel tandis que les gains à matérialiser son énormes. Espérer plus alors que les marchés n'ont que le mot stagflation à la bouche serait absurde... et certains institutionnels n'ont plus d'autre choix que de vendre leurs positions sur le NYMEX ou à Londres: ce soir, le baril de Brent remonte un peu (vers 136$) après avoir touché les 133$ au plus bas en fin d'après-midi (soit -10% en 48H).
Cette correction a propulsé les compagnies aériennes dans la stratosphère (+25% en moyenne): les écarts sont aussi spectaculaires que sur les banques à l'image de US Airways et Delta Air Lines (+27%), American Airlines (+32%), Northwest (+33%), Continental Airlines (+38%) ou United Airlines qui affichait +41%). Les constructeurs automobiles ont également retrouvé des supporters et notamment General Motors (+16,5%) au lendemain de son plan de réduction de -20% de ses coûts.
Sur le front des valeurs dites de croissance, les grands gagnants du jour furent Microsoft, E-Bay et SUN (+4%), RIM (+5%), Baidu (+6%), (Amazon +7,2%), Garmin +7,7%, Altera (+11,65%).
La toile de fond macroéconomique demeure très sombre, mais compte tenu des niveaux de valorisation actuels des actions, les opérateurs font désormais l'impasse sur les 1,1% de hausse des prix à la consommation aux USA en juin (+5% en rythme annuel).
Les cours ont trop baissé, il suffisait d'un catalyseur positif pour les faire remonter: ce fut donc Wells Fargo dont la gestion prudente lui évitent bien des déboires sur le front des 'subprime'. La banque a fait état d'un niveau d'activité record (en terme de production de prêts) au 2e trimestre, de bénéfices supérieurs aux attentes et annonce dans la foulée un relèvement de 10% du montant de son dividende.
Ph Béchade
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