(CercleFinance.com) - Quelques écarts en disent plus long que de savants commentaires: la compagnie UAL a bondi de +68,5%, US Airways de +58%, Continental Airlines de +43%, AMR de +37%, l'avionneur Lockheed Martin s'est envolé de +2,25%, la banque Wachovia a flambé de +27,4% (malgré une perte nette trimestrielle de 8,9Mds$), Bank of America a repris +13,3%, Merrill Lynch +11,8%, Freddy Mac +11%, Wells Fargo et Lehman +10,5%, Citigroup +6,1%.
Au final, le 'S&P-500' a pris +1,35%... l'intégralité des gains étant accumulés au cours des 90 dernières minutes de cotations, le Dow Jones (en hausse dès la 1ère heure) a repris +1,2% malgré la chute de -7% d'American Express et les -11% du laboratoire Merck.
Cette séance de mardi présentait pas mal de traits communs avec celle de mercredi dernier: les indices sectoriels des compagnies aériennes et des valeurs bancaires ont de nouveau enregistré des hausses historiques et les achats se sont accélérés en fin de séance, dans une ambiance quasi frénétique, les rachats de découvert se combinant avec des achats 'secs' motivés par le sentiment que les valeurs financières ont été trop massacrées si Henry Paulson dit vrai et que 99% des banques US sont suffisamment capitalisées (ce qui signifie que 1% seulement seraient à risque... mais les fonds de garantie peuvent faire face à ce niveau de sinistralité, ce qui ne serait plus vrai si d'autres IndyMac faisaient faillite au cours des prochaines semaines).
Mais au-delà du plan de sauvetage de 25Mds$ de Fannie Mae et Freddy Mac (présenté par Hank paulson à la presse), les investisseurs ont été aiguillonnés par le brusque reflux du pétrole (de -3%, sous les 127$) survenu peu après que le président de la FED de Philadelphie, Charles Plosser, eut plaidé en faveur d'une remontée des taux US afin d'enrayer la spirale inflationniste aux USA.
La promesse d'une hausse du loyer de l'argent est rarement reçue comme une bonne nouvelle par Wall Street mais dans le cas présent, cela favorise le dégonflement de la spéculation sur le pétrole, ce qui soulage les investisseurs sur les marchés 'actions'.
Par ailleurs les craintes suscitées par l'arrivée de l'ouragan Dolly dans le golf du Mexique se sont largement dissipées ce mardi après que le baril se soit redressé au-delà des 132$ en matinée.
L'effet 'baril' a permis aux opérateurs de faire pratiquement l'impasse sur les trimestriels décevants d'American Express (qui abandonné son objectif d'une croissance annuelle du BPA de 4% à 6%), Apple (-2,5%), Texas Instruments (-14%), Millicom (-22%) ou encore SanDisk (-24%).
Parmi les rares satisfactions du jour, DuPont a repris 2,6%, suite à des résultats trimestriels jugés rassurants par le marché.
Texas Instruments a été sanctionné pour avoir présenté un chiffre d'affaires de 2e trimestre en hausse séquentielle de 2%, là où les analystes attendaient plutôt une progression de 3,6%, et déclaré prévoir une croissance de 1,5% en rythme séquentiel au 3e trimestre, alors que la progression de l'activité est habituellement de 6% à cette période de l'année.
Mais les résultats ne sont pas tout... malgré de sombres perspectives, General Motors a bondi de +9,4% grâce a son plan de réduction de coûts: les opérateurs ont soudain de nouveau envie 'd'y croire' avec l'espoir d'une baisse imminente du prix des carburants.
Avec un tel état d'esprit, le rebond des indices US pourrait se poursuivre et le Dow Jones qui a effacé sans grand effort la barre des 11.500Pts pourrait rejoindre rapidement l'ex-plancher de mars à 11.740Pts.
Ph Béchade
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