Par Christophe Gautheron, le 20/02/2009
Tous ceux qui pratiquent l’investissement en bourse, ont noté la difficulté à rentrer correctement en position sur une valeur. Pour le trader professionnel, tout autant que pour l’amateur, il est toujours trop tôt, ou alors trop tard, soit pour acheter, soit pour vendre. Et, chaque transaction une fois disséquée, qu’elle fusse gagnante ou perdante, laisse en bouche un goût pâteux d’incomplétude doublé d’une sauvage insatisfaction. Une des figures mythique de la spéculation boursière Américaine confiait elle-même, en bout de course d’une existence trépidante, que : « Dans une vie, l’on achète une seule fois au plus bas, et l’on vend une seule fois au plus haut ... et pas sur la même valeur ». Un autre Mandarin de l’investissement à Wall Street confiait, il y a quelques années : « Sur les marchés, quasiment chaque jour depuis 30 ans, je suis passé à côté de l’affaire de ma vie !». Bref, même pour les plus brillants, les plus capitalisés, et les plus avertis, une opération boursière optimale n’est qu’un mythe auquel il est vain de se rattacher. Pour la plupart des gens, la distorsion qui apparaît entre « l’idéal envisagé » et le « vécu bancal » laisse de profondes cicatrices qui gravent dans nos chairs leur nom : FRUSTRATIONS.
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