| Après avoir
sélectionné quelques secteurs - ou
thèmes d’investissements - vous avez
donc une poignée de valeurs
susceptibles d’être acquises pour
rentrer dans votre portefeuille.
Avant de se lancer
tête baissée dans les rapports d’activité
et de commencer de longues et
fastidieuses analyses des comptes de
chaque société, il convient de se
poser quelques questions de base qui
vous permettront d’éliminer encore
quelques valeurs de l’analyse finale.
Pour cela nous vous présentons
ci-dessous une série de thèmes types
qui vous simplifieront la démarche.
Connaître et comprendre les produits vendus
Le choix d’une valeur plutôt qu’une autre repose souvent
sur un fort rapport émotionnel avec les produits de
l’entreprise. Il faut donc s’intéresser de préférence à
des activités économiques que l’on connaît et dont on maîtrise
les circuits. Une activité simple (la banque par exemple) est
plus facile à cerner que l’activité qu’on ne comprend pas
bien, d’une start-up de nouvelles technologies.
Les meilleures idées sont souvent les plus
simples, n’oublions pas que nous allons être à l’affût
des nouvelles concernant la société que nous aurons mise dans
notre portefeuille. Il faudra être en mesure de les comprendre
et de pouvoir en tirer des conclusions quant à l’évolution
de notre poulain.
Un leurre très fréquent survient à l’égard
des sociétés intervenant sur des marchés très porteurs
(Internet actuellement), souvent les marchés ont anticipé le
futur et les plus values annoncées ne sont pas forcément au
rendez-vous. Il vaudra mieux se placer sur un secteur
traditionnel actuellement délaissé, les retournements de
tendance ou de cycle étant souvent violents.
La taille de la société
L’économie moderne et la globalisation des échanges mondiaux
ont favorisé le rapprochement des sociétés et la constitution
de géants mondiaux, ces valeurs que l’on appelle les " blue
chips " sont souvent acquises pour constituer un fonds
de portefeuille. Leurs performances boursières sont généralement
dans la moyenne du marché, elles offrent une sécurité
relativement importante mais aussi une certaine inertie.
A côté de ces mastodontes cohabitent des
sociétés de taille modeste, il est bon de s’y intéresser
car leur situation est rarement pérenne. Sous la pression
concurrentielle, deux choix s’offrent à elles : le
rapprochement avec un grand groupe ou leur disparition du marché.
Les stratégies boursières seront donc différentes
en fonction de la place occupée par l’entreprise sur son
marché. Si on veut minimiser le risque on se contentera des
grandes valeurs, par contre on pourra s’intéresser aux sociétés
de taille modeste dans une optique plus spéculative, consistant
à parier sur une croissance très rapide ou un rapprochement
avec un grand groupe. |