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blog michel gabrysiak

48,777,656,613,901 dollars, et cela augmente !

Ce sont des trillions de dollars, c'est l'argent que les humains se doivent les uns aux autres. C'est la fameuse dette, objet de tous les désirs et de toutes les craintes.

Une horloge sophistiquée imaginée par l'hebdomadaire anglais "the Economist" clique et clique et clique pour indiquer son augmentation ou sa diminution. Devant ce chiffre , l'horreur envahit la plupart d'entre nous. A tort. 
 
La dette est l'instrument premier de l'instauration de la démocratie et de la richesse individuelle. Absurde, stupide, j'entends les cris d''indignation que provoque une telle affirmation. Et pourtant.
 
Les grands pays démocratiques et développés, Etats Unis et Europe ont une dette qui représente 34000 à 37000 dollars par tête d'habitant. 
 
En Inde et en Chine le chiffre est de moins 1000 dollars par tête. Ils sont pauvres pour la plupart et en Chine pas démocrates et pas libres.
 
Dette et richesse nationale vont de pair. Dette et démocratie vont de pair aussi.
 
Et si on cessait de regarder la dette comme une malédiction et si on la considérait comme une bénédiction.
 
C'est grâce à elle que les Corot ont acheté le canapé du salon, c'est grâce à elle que la propriété immobilière s'est  répandue, que les autoroutes ont été construites que la révolution industrielle  anglaise et française a eu lieu. C'est grâce à elle que la richesse s'est répandue dans les classes moyennes.
 
Alors pourquoi ces cris et ces lamentations des politiques. Pourquoi ces crises chez les banquiers? Pourquoi l'émission de bons de la "Banque centrale européenne " soulève- t- elle autant de craintes et de réticences de l'Allemagne. 
 
Nous avons emprunté les uns aux autres et nous ne produisons pas assez pour rembourser. Société de croissance contre société de loisirs. La réalité est dure. Pour rembourser il faut travailler davantage. Non pas moins. Les 35 heures , les RTT, les 28 heures dans certains services publics, les jours d'absence, de retard etc. Cela ne marche plus. Nous ne produisons pas assez de richesses. Nous ne travaillons pas assez.
 
Nous avons cru en notre supériorité, à la productivité, à l'apport technologique. Mais cela ne compense pas le fait que nous ne produisons pas assez et pas assez bien pour vendre à des prix acceptables aux 7 milliards de consommateurs qui peuplent la planète.

La famille Corot, celle qui a acheté son canapé à credit, doit travailler plus pour le rembourser. Elle le sait. Aucun charmeur politique, de gauche ou de droite ne lui dit le contraire.


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A propos de l'auteur et du blog

Président de la Fondation Finance Michel Gabrysiak a participé à la consolidation des marchés financiers européens. Il a assisté à la naissance de la "face obscure " de la finance -par opposition avec les banques et les assurances régulées. Il a vu naître la crise financière.

Journaliste, présentateur et producteur de télévision il a, entre autres, été à l'origine d'un jeu du budget familial en France et a présenté, sur CNBC un "talk show" hebdomadaire avec les dirigeants financiers, économiques et politiques du monde entier.

Ce blog s'interroge sur les bénéfices du capitalisme démocratique. Sont ils destinés à tous, a sortir les pauvres de leur précarité, a élever le niveau de vie des classes moyennes ou sont ils réservés à une petite minorité d'oligarques et d'opérateurs financiers?

Vos opinions et propositions sont les bienvenues.

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