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blog michel gabrysiak

Faut il s'endetter encore pour relancer la croissance ?

Septembre arrive. On aurait pu croire que le changement serait radical tant en finance qu'en politique.

Eh bien non! Si on déroule la liste des nouveautés de ce mois on s'aperçoit que c'est un véritable catalogue à la Prévert.

Le répertoire ne se renouvelle pas. Les mêmes airs et les mêmes paroles reviennent partout. Les grecs ne se sortent pas de leur dette. Ils empruntent encore et encore, demandent des délais.

La question est  toujours présente: la Grèce restera t-elle dans l'Euro. Les réponses varient entre apocalypse ou petit épisode sans importance.

Angela Merkel, François Hollande, et le premier ministre Samaras parcourent le continent de conférence en conférence. Et alors? Alors on attend des rapports, des efforts, de l'argent.

La bourse de Paris, plutôt bonne, jouait avec 2 milliards seulement. Les autres milliards vont rentrer eux aussi. Et risquent de changer la donne plutôt euphorique.

Les banques sont encore dans la tourmente. Libor, bonus, séparation entre activités d'investissement et de détail. Tout le monde parle et personne ne fait.

Londres est en état de siège après les accusations d'origine américaine sur des manœuvres illégales avec des pays tels l'Iran ou le Mexique, ou des paradis fiscaux.

Le traité sur le budget et la fiscalité  va être soumis aux pays membres de l'Union Européenne. En France c'est le parlement qui tranchera.

Et voici que Madame Merkel voudrait davantage, un nouveau traité, quasiment une constitution européenne. Pourquoi? Parce que les Allemands, qui ont le sentiment de contribuer le plus, veulent que nul ne puisse échapper à ses devoirs. Payer ou se serrer la ceinture.

Le fossé entre les politiques et la réalité économique et financière va se creuser de plus en plus. C'est là que réside le danger le plus important pour les mois qui viennent.

Les peuples demandent plutôt une relance que l'austérité. Alors que les élus ne savent pas comment faire face aux factures qui s'accumulent. Y a t il une solution autre que s'endetter encore pour relancer la croissance ?


Commentaires des lecteurs (11)

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Par Napoli le 30/08/2012 15:21:56

Bonjour,

Beauland que je ne connais pas, ni ne prend la défense, soulève la seule question recevable en l'état : comment envisager ces fameux facteurs de croissance ?

Il cite me semble t-il, les guerres passées comme des vecteurs de croissance, temps brefs mais biens réels, du reste les US doivent une partie de leur croissance actuelle à leur formidable armada, utilisée notamment en Afghanistan et, bientôt déplacée sur un front plus redoutable.

Le débat n’étant pas de valider de tels évènements mais d’en tirer un constat.

Par ailleurs, certains écologistes où devrait on dire fantaisistes, ont cru un temps qu'il y a avait un marché en substitution des énergies fossiles.
Au delà de l'incongruité de la chose (matières premières utiles à ces technologies insuffisantes pour une production de masse, déséquilibres géopolitiques, etc) c’est sans compter que si toute fois ces voies étaient suivies, elles ne combleraient que le manque à gagner consécutif à l'exploitation (et utilisation) des énergies fossiles.

L’explosion démographique, nous étions 650M en 1700 et 7 milliards en 2011 (!) est loin d’avoir trouver son apogée, nous aurons dépassé les 10 milliards d’ici quelques temps.
Au sujet de la démographie, les experts avouent collégialement que les prévisions passées étaient toutes fausses, la croissance de la population mondiale est bien supérieure à ce qui avait été imaginé.
Un lien didactique sur ce sujet : http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/animations/population_mondiale/

Le paramètre le plus important est celui du partage démographique, l’accroissement se fait en faveur des pays non développés, situation qui dénonce l’impossibilité d’une idée de croissance équilibrée, et devrait convaincre les plus septiques sur un devenir pour le moins grégaire et fatalement guerrier.

Le temps ne joue pas en notre faveur, les facteurs de croissances attendus sont ceux calqués sur un modèle totalement caduc, de facto les attentes et interrogations en la matière resteront vaines.

C’est le monde qu’il faut repenser en acceptant une centralisation des gouvernances, l’europe en premier lieu mais ce ne sera pas suffisant, on peut refuser cette voie, mais maintenir ses frontières, c’est inéluctablement avoir à les défendre, et dans un monde ou règne : la famine, la décroissance des énergies fossiles, une démographie galopante, attendons nous au pire !

Même les idées les plus "saines" sur le papiers revêtent des formes de totalitarismes, pour exemple l’association MOMAGRI : http://www.momagri.org/FR/tribunes/Le-monde-manquera-t-il-de-terres-pour-nourrir-les-hommes-du-21eme-siecle-_646.html
Surtout la phrase qui décrit le projet et révèle la vérité cachée de toutes ces initiatives : "afin de promouvoir une gouvernance mondiale de l’agriculture qui concilie le libre échange et la régulation "http://www.momagri.org/FR/momagri-qui-sommes-nous.html

Les pays développés vont-ils accepter de diluer leur pouvoir et perdre leurs prérogatives au profit d’un nombre d’humains croissant, ce qui est une forme de socialisme (pas de débat sur ce vaste sujet)…
Ou bien ces mêmes pays vont se replier sur eux-mêmes en défendant leurs avantages, propulsant de façon radicale des milliards d’êtres humains vers une mort certaine, ce qui revient à programmer un génocide d’une ampleur inégalée dans l’histoire de l’humanité.

En définitive, la croissance ne sera plus le sujet d’ici quelques (petites) années, la réalité sera beaucoup plus violente et les choix autrement plus difficiles, et dans les deux scénarios proposés précédemment, il faut se poser la question est : quel est le pire ?


Par david6464 le 30/08/2012 11:47:42

T'as bien raison!
Rien de miequ'une bonne petite guerre pour ramener la croissance.

Pars devant on te suit.


Par beauland le 29/08/2012 19:06:34

la relance en quoi ? en europe, nous avons tout, je ne parle pas que du cas français, où 10 % de la population est très pauvre, mais ne pourra pas consommer de toute façon faute de ressources, ils survivent, donc on ne les compte pas, pour le reste, les autres ont déjà pratiquement tout : deux voitures, deux télés, des ordinateurs, des téléphones...on a donc tout, que veulent les politiques dont l'antienne est "croissance, croissance...." cela ne veut rien dire...les régions et villes ont fait beaucoup et sont notoirement endettées...nous avons des réseaux ferrés, des autoroutes...ils en est de même en allemagne, en italie, en espagne...alors d'où pourra t on tirer la mirifique croissance ? je ne vois pas où veulent en venir les politiques qui réclament plus de croissance...hormis sur la partie d'isolation des maisons, marché pour beaucoup français qui a gardé un vieux marché immobilier, mais dont les propriétaires ont de moins en moins les moyens de se payer la rénovation-les normes plus que couteuses tue ce marché...en allemagne rasé pendant la guerre, l'immobilier est plus récent, quant à l'italie et l'espagne, les besoins dans le domaine sont moindres...alors une croissance où ?
en europe avant nous avions les guerres, tous les 50 ou 100 ans, on rasait tout, mais depuis les deux dernières, les citoyens ne veulent plus en jouer...alors, pas de destructions massives qui étaient bien utiles et ramenaient de la croissance régulièrement....


Par Napoli le 28/08/2012 16:47:35

Bonjour,

la relance, mot magique, situation qui hélas ne se décrète pas, sinon à croire que la "crise" actuelle n'est qu'un mauvais passage ou une simple erreur de parcours.

Il en va tout autrement, le fait est que l'on vit à crédit (l'économie mondiale), nous ne produisons plus assez pour tout le monde, l'exigence individuelle, si légitime soit-elle, est hors des limites du possible.

La dette n'est pas une mauvaise chose, tant que les capacités de remboursement sont maintenues et, que l'emprunt soit entièrement dédié au financement de projets novateurs.

Las, la dette actuelle est une fuite en avant, un report sine die des problèmes, lâcheté politique oblige.

Sur ce constat, d'avantage de dette ou toujours plus d'austérité, n'a aucune importance, l'échec est inéluctable, quelle que soit la voie choisie.
Les allemands ont raison pour eux, tord pour l’ensemble et, inversement…

Seule une réforme en profondeur de l'ensemble de nos institutions peut garantir le retour à l'équilibre, et j'insiste sur ce dernier mot !
Ce qui a toujours été un mensonge et, qui paradoxalement est même gravé au fronton de nos mairies concernant la France : c'est la notion d'égalité.

L'égalité, mal entre tous les maux, notion qui nous a fait perdre ou du moins donnée l'illusion de pouvoir nous absoudre de notre animalité, le prix à payer est redoutable.
Notre futur s’annonce comme une forme moderne du moyen âge, ou l’héritage deviendra un élément essentiel.

L’énergie à fournir pour espérer "s’élever" dans la société actuelle est colossale, ce d’autant que se couple une concurrence féroce et un nombre croissant d’humains.

Ce constat posé, la part héritée dessine et dessinera d’avantage le devenir d’un être humain, même si cela a toujours été le cas, la nouveauté étant la formidable étanchéité du cloisonnement.

La politique respire ses derniers moments, fussent-ils en décennies.

Le prochain paradigme étant la prédominance de groupes privés internationaux qui assureront la totalité des besoins de ses collaborateurs : logement, nourriture, vacances (bonne nouvelle !), santé.
Ce système est du reste en court de gestation, les réseaux sociaux et l’avènement de l’ère "internet" et donc de l’ultra communication, vont faire sauter les derniers verrous de nos illusions humanistes.

Dès lors, peut importe le débat, ça entretien l’illusion du moment avec pour moteur l’égalité.
Pendant ce temps se mettent en place des solutions autrement plus radicales concernant nos libertés, mais après tout c’est bien à ça que sert la modernité, à nous propulser vers une forme d’évolution grégaire, non ?


Par david6464 le 28/08/2012 16:27:54

S'enrichir par le travail c'est possible la solution pour ça?
arrêter de payer des bouquets canal+ à XX€ par mois arrêter de payer un forfait pour son iphone à XX€ également et tout se genre de conneries, tabac, alcool etc...

Vous verrez vous deviendrez riche facilement, tiens, ne serai-ce pas de l'austéritée ça?

Mais on tiens tellement à notre petit confort.
Je ne dis pas pour autant qu'un couple avec 2 enfants qui gagne 1500€/mois s'en sortira facilement mais beaucoup de personnes se plaignent sans vraiment avoir le sens des priorités.


Par whatelse le 28/08/2012 15:15:34

tasmania,

Si on s'enrichissait par le travail, cela se saurait.
Celui qui s'enrichit par le travail, c'est le patron, mais pas par son travail, mais par celui des autres qu'il sous paye.


Par clafougnis le 28/08/2012 12:48:19

c'est surtout le travail des autres qui peut (parfois) nous
enrichir;Mais celà nécessite des qualités d'entrepreneur.
N'est pas patron qui veut. Ou alors obtenir un poste de fonctionnaire haut de gamme parce qu'alors c'est du gâteau
pour s'enrichir sans r isque et avec des tas d'avantages
de garanties à vie.


Par prudence le 27/08/2012 17:04:01

si l'on s'enrichie en trop petit nombre sans laisser un minimum à la majorité, cela finira en révolution.

Est qu'une voie du milieu pourrait émerger de ces conflits financier sans aucune morale?

le développement durable et responsable est il un rève ?


Par Rollier1 le 27/08/2012 14:19:34

@ tasmania :

Si le travail enrichissait, ça se saurait.


Par Jeanroche le 27/08/2012 13:29:43

Si on n'y arrive pas par la rigueur, il parait qu'il n'y a plus qu'une solution : c'est la planche à billets . On en parle peu mais peut-être que c'est un signe que c'est cette solution qui va prevaloir


Par tasmania le 27/08/2012 11:04:06

Travailler d'avantage pour s'enrichir, le concept n'est pas nouveau, il a plus de 10 000 ans, pourquoi s'en priver?

 

 

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A propos de l'auteur et du blog

Président de la Fondation Finance Michel Gabrysiak a participé à la consolidation des marchés financiers européens. Il a assisté à la naissance de la "face obscure " de la finance -par opposition avec les banques et les assurances régulées. Il a vu naître la crise financière.

Journaliste, présentateur et producteur de télévision il a, entre autres, été à l'origine d'un jeu du budget familial en France et a présenté, sur CNBC un "talk show" hebdomadaire avec les dirigeants financiers, économiques et politiques du monde entier.

Ce blog s'interroge sur les bénéfices du capitalisme démocratique. Sont ils destinés à tous, a sortir les pauvres de leur précarité, a élever le niveau de vie des classes moyennes ou sont ils réservés à une petite minorité d'oligarques et d'opérateurs financiers?

Vos opinions et propositions sont les bienvenues.

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