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blog michel gabrysiak

Gare aux impôts qui tuent l'économie

"Il a réussi à convaincre Piketty." 
 
Cette petite phrase chuchotée dans mon oreille, huit jours après l'élection de François Hollande, par un dirigeant du parti socialiste, sonnait comme une grande victoire. 

Thomas Piketty, français, professeur à Paris et aux Etats Unis, plutôt proche du parti socialiste, est devenu en quelques années, le gourou de la théorie fiscale à la fois américaine et française. Piketty assistant le Président de la République, c'était le succès assuré. 

Or, quelques mois plus tard, il déclare au magazine l'Expansion, "le gouvernement fait exactement le contraire de ce qu'il faudrait. Cela vient surtout de la nullité des gens qui nous gouvernent."

"Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est refondre entièrement l'impôt sur le revenu. Il faut partir de ce qui marche en s'appuyant sur l'assiette de la CSG. Qui doit remplacer l'impôt sur le revenu actuel." Quant aux 75%, il est totalement contre. 

Sans être méchant, j'ai quand même envie d'écrire, "on n'est jamais trahi que par les siens."

L'extraordinaire charivari verbal, gouvernemental et parlementaire, autour des impôts, des charges sociales, décourage totalement les acteurs économiques. Un cap ferme, précis et défini est indispensable.

Cela étant, quel cap ?

La fuite vers la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, la Grande Bretagne, Singapour est réel. Ce ne sont pas seulement les gens riches qui s'en vont, ce sont les jeunes cadres, ce sont les classes moyennes. Et surtout qu'on ne leur reproche pas leur absence de patriotisme.

Parlez à des banquiers des pays qui nous environnent et vous serez sidéré. Des français viennent cacher 50 ou 100 000 euros. Pas un milliard.

On sait de façon absolument certaine, depuis le roi Philippe Auguste en France et Jean Sans Terre en Angleterre, que trop d'impôts tuent l'impôt. On peut faire des discours, gesticuler, proclamer, cela ne change rien.

S'il vous plait, mesdames et messieurs du gouvernement, réfléchissez à ce si vieux principe et vous aurez davantage d'argent dans les caisses de l'Etat, qu'en jouant les fiers à bras en en voulant toujours plus.


Commentaires des lecteurs (17)

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Par ecolittoral le 01/10/2012 16:17:32

Trop d’impôts pour payer un surendettement.
Moins d'impots?
On fait comment pour payer, ne serait ce que les intérêts.
Trop de dette, tue la dette.
Les défauts de paiement c'est pour demain matin.
Qui commencera le premier?
Quand aux histoires de gouvernements de droite ou de gauche,
ça ne change rien.
Nous avons plus de trente ans d'expérience avec eux.
Même quand ils se "mélangent ça ne marche pas.


Par ecolittoral le 01/10/2012 16:14:00

Trop d’impôts pour payer un surendettement.
Moins d'impots?
On fait comment pour payer, ne serait ce que les intérêts.
Trop de dette, tue la dette.
Les défauts de paiement c'est pour demain matin.
Qui commencera le premier?


Par aliqujus le 28/09/2012 11:11:26

A SUIVIBC

Suis d'accord et j'ajoute : voilà un article qui suscite des réactions.


Par whatelse le 28/09/2012 09:30:17

A SUIVIABC

Le président précédent ne valait pas mieux.


Par SUIVIABC le 27/09/2012 16:14:12

Cet article est clairement écrit , et pourtant nos gouvernants qui savent celà continuent à faire l'inverse de ce qu'il faudrait ;
J'ai dit et je redis qu'il faut destituer ce président et son gouvernement pour cause "d'incapacité et d'irresponsabilité" , même en démocratie ceci est possible !!!


Par SUIVIABC le 27/09/2012 16:11:35

Cet article est clairement écrit , et pourtant nos gouvernants qui savent celà continuent à faire l'inverse de ce qu'il faudrait ;
J'ai dit et je redis qu'il faut destituer ce président et son gouvernement pour cause "d'incapacité et d'irresponsabilité" , même en démocratie ceci est possible !!!


Par whatelse le 25/09/2012 17:00:57

aliqujus,
Vous savez, j'ai 60 ans et je n'ai vu aucun gouvernement ne pas se payer la tête du contribuable. Je disais hier que le problème de la France (d'autres pays d'Europe aussi d'ailleurs) c'est que nos hommes politiques ne pensent pas du tout à la grandeur du pays, mais à être élu. Et j'écrivais aussi, que quand la droite est au pouvoir la gauche critique les mesures prises par la droite (en matière d'impôts) et quand la gauche est au pouvoir, elle ne supprime pas les impôts qu'elle critiquait, mais en ajoute de nouveaux. Cela fait qu'à l'arrivée, on a toujours plus d'impôts et de nouveaux impôts ou taxes.


Par aliqujus le 25/09/2012 15:25:02

IMPOTS : ne rêvons pas la baisse de 10% pour les frais des députés n'allègerons pas les impôts mais irons financer les assistants des dits députés qui étaient remunérés sur cette indemnité de frais ; dans l'art de se payer la tête des contribuables ce gouvernement est vraiement le champion.


Par whatelse le 25/09/2012 12:10:13

Charlesclaude,
Vous pouvez expliquer votre truc sur le drapeau Français, je ne comprends pas ce que veut dire votre phrase ?


Par charlesclaude le 25/09/2012 08:41:52

Oui cette phrase vient de quelqu'un qui sait ce qu'il dit et la je confirme la couleur du drapeau FRANCAIS vive la FRANCE.
"Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est refondre entièrement l'impôt sur le revenu. Il faut partir de ce qui marche en s'appuyant sur l'assiette de la CSG. Qui doit remplacer l'impôt sur le revenu actuel." Quant aux 75%, il est totalement contre.


Par AD09 le 25/09/2012 01:49:41

L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris

à bon entendeur salut


Par whatelse le 24/09/2012 16:45:55

En complément de ce que dit aliqujus.
"Députés et sénateurs bénéficient de régimes spéciaux de retraite particulièrement avantageux

Rendement imbattable, possibilité de cotiser double, pension de réversion sans condition de ressources… le système de retraite des élus Français est pour le moins intéressant. Revue de détail de leurs avantages avec Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale de Sauvegarde Retraites.

Capital.fr : A l'heure où la classe politique s'empare de la question des retraites, de quels régimes dépendent les parlementaires Français ?
Marie-Laure Dufrêche : Alors qu’ils sont censés donner l’exemple, députés et sénateurs bénéficient de régimes spéciaux particulièrement avantageux. Un seul mandat de cinq ans permet aux députés de percevoir une retraite de 1.550 euros ce qui correspond, à ce que touche, en moyenne, un salarié du privé, après 40 années de travail. Mieux encore, la quasi-totalité d’entre eux cumule cette pension avec d’autres pensions, notamment celle d’élu local.

Capital.fr : Quels sont ces "privilèges" ?
Marie-Laure Dufrêche : Le régime de retraite des députés fonctionne par répartition, mais leur caisse n’est alimentée qu’à hauteur de 12 % par des cotisations. Le solde du financement est assuré par une subvention votée par les… parlementaires et payée par l’Etat, donc les contribuables. Le régime des députés coûte aux Français la bagatelle de 52 millions d’euros par an, sur les 60 millions de prestations versées. Autre avantage : ils peuvent cotiser double pendant 15 ans, puis 1,5 fois les 5 années suivantes. Ils auraient tort de s’en priver puisque le rendement de leur régime est imbattable : pour un euro cotisé, un député touchera 6 euros à la retraite, contre 1 à 1,5 euro pour un Français lambda. Ainsi, en seulement 22,5 années un député validera l’équivalent d’une carrière pleine, soit quarante annuités.

Capital.fr : Les sénateurs sont-ils aussi bien lotis ?
Marie-Laure Dufrêche : Les sénateurs peuvent aussi cotiser double et le rendement de leur régime est équivalent à celui des députés. Leur caisse fonctionne, en partie, par capitalisation. Les cotisations couvrent 43% des dépenses, le reste est financé par les intérêts de leurs placements. Leur régime a le mérite d'être bien géré puisque fin 2008, leur caisse était excédentaire de 575 millions d’euros, ce qui leur permet d'assurer 23 années de prestations. Dernier avantage de nos élus : en cas de décès, le veuf ou la veuve reçoit 66% de la pension du défunt, sans condition de ressources. Or, dans le privé, les conditions pour recevoir une pension de réversion sont tellement drastiques que le conjoint survivant ne perçoit rien du régime général dès lors que ses ressources personnelles dépassent 1528 euros par mois.

Propos recueillis par Frédéric Cazenave




Par aliqujus le 24/09/2012 15:39:57

En appui de mon précédent commentaire un exemple :
La S N C F fait du bénéfice ...après avoir été largement ( 40% de ses dépenses) subventionnée par nos impôts ET LES CAISSES DE RETRAITES financées par les salariés du privé.
Pouquoi se gêner ? les conducteurs aux horaires hebbdo très allégés souhaites partir en retraite à 52 ans , le fonctionnement automatique des trains les ayant épuisés ( tenir une manette pour prouver que l'on ne dors pas !!!)
Que font-ils EN RETRAITE
Grâce à leur syndicat ils vont travailler par périodes de SIX MOIS au moyen orient au taux d'environ 8000 euros mois frais payés 60h semaine.
Dns ces conditions il est normal que le S N C F cherche à embaucher . DE TOUTE FACON LE CONTRIBUABLE REGLERA LA NOTE.


Par Napoli le 24/09/2012 14:13:39

Bonjour,

à titre d'information, les sociétés de droit Luxembourgeois ou Monégasque (voir autres...), notamment les sociétés de capitaux, offrent une particularité très intéressante et la plupart du temps ignorée de tous.

En France :
la société tire son bilan, elle constate un bénéfice, elle est imposée sur ce dit bénéfice et, seulement ensuite, elle répartie si elle le désire le reste aux actionnaires.

Les pays précités :
La société tire son bilan, elle constate un bénéfice, elle répartie le dit bénéfice aux actionnaires et, si elle décide de laisser quelques miettes, elle s’acquitte de son IS.

En résumé, (sur)taxer en France encourage la défiscalisation "légale" via une fuite des sociétés Françaises vers des horizons fiscaux plus cléments.

Ce d'autant que, dans une société de services, cette fuite va s'accélérer encore, l'état serait bien inspiré de considérer le nombre de sociétés qui réalisent un C.A. uniquement sur la vente en ligne ou assimilé, ces mêmes sociétés n'ayant pas pris la mesure des défiscalisation possibles en déménageant en toute légalité leurs sièges et serveurs sous des cieux plus accueillants.

Le phénomène de fuite, ne va bientôt plus se limiter aux grands groupes, mais toucher une myriade de PME qui cherchent à trouver un peu d'air (fiscal) frais.

Mondialisation et surtout Europe obligent !!

Et nous ne parlons que des impôts, pour les prélèvements sociaux, au royaume uni, entre autre, les prélèvements sociaux sont de deux tiers inférieur à la France (salarial/patronal confondus).

Quand je vous dis que la France peut s’enorgueillir de posséder les meilleurs fiscalistes du monde.




Par aliqujus le 24/09/2012 13:59:09

A mon sens une partie du problème réside essentiellement dans la création d'une profession : personne politique , largement rémunéré en direct et encore plus en indirect.
Ne plus être élu c'est se retrouver sans emploi d'ou :
Nécessité de gratter les électeurs dans le sens du poil ce qui conduit à la démagogie et l'absence de décisions courageuses.
Nos amis belges se sont passés de gouvernement pendant 550 jours à priori la Belgique ne s'en porte pas plus mal
IL faut revenir à l'origine à savoir pour donner des chances égales verser une indemnisation à ceux qui n'ont pas les moyens d'être élus
Abaisser le maximum des indemmnités cumumlés de 100 000 à 60000 euros ( soit 5000 euros par mois )et ne pas distribuer les sommes prévues non utilisées en les donnant à son entourage
Ceci devrait contribuer au non cumul
Diminuer le nombre d'élus il y en a plus de 600 000 !!! etc
Revoir notre système de distribution et de répartition des richesses , les revenus du travail sont à peine supérieurs à ceux distribués socialement
Revoir le problème de la capitalisation , il me semble impératif que ceux qui contribuent par le travail à la constitution des capitaux en possèdent une partie en tenant compte des apports en capitaux
Alors le problème des impôts sera mieux perçu
Enfin une vérité également connue : à chaque fois que l'on crée un poste de fondtionnaire on en détruit deux dans le privé.
100 000 EMPLOIS JEUNE + 40000 EDUCATION NATIONALE + 40000 SNCF...= 360000 emplois en moins dans le privé . RDV dés l'année prochaine.


Par whatelse le 24/09/2012 12:06:41

Quel homme politique, en France, a compris ou comprendra que nous sommes en train d'asphyxier la demande intérieure, le compétitivité, ou tout simplement les Français avec tous ces impôts ?
Aucun, chacun y va de son petit impôt, l'un contre les riches, l'autre contre les classes moyennes. Les crtitiquant l'autre au moment de l'instauration de ces taxes, mais quand ils arrivent au pouvoir, ils ne les suppriment pas, ils en ajoutent d'autres. Et tout cela va bon train et tout cela pourquoi ? Parce que nos gouvernants ne sont que des hommes en quête de pouvoir. Aucun économiste rien, que des hommes en quête de pouvoir et tant que nous n'aurons que le choix entre des énarques de droite ou de gauche, sans aucune autre alternative, nous n'aurons que des fabricants d'impôts et taxes au pouvoir qui ne créerons que des impôts et que des taxes.


Par Cha-from le 24/09/2012 12:03:48

Vous avez entièrement raison : "Un cap ferme, précis et défini est indispensable". L'incertitude actuelle et les volte faces incessantes sur la fiscalité freinent la consommation des ménages, orientent l'épargne vers des produits sûrs et liquides et non là où elle serait utile, et dissuadent les entreprises d'investir. La crise économique est réelle, mais amplifiée par l'immobilisme de tous.

 

 

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A propos de l'auteur et du blog

Président de la Fondation Finance Michel Gabrysiak a participé à la consolidation des marchés financiers européens. Il a assisté à la naissance de la "face obscure " de la finance -par opposition avec les banques et les assurances régulées. Il a vu naître la crise financière.

Journaliste, présentateur et producteur de télévision il a, entre autres, été à l'origine d'un jeu du budget familial en France et a présenté, sur CNBC un "talk show" hebdomadaire avec les dirigeants financiers, économiques et politiques du monde entier.

Ce blog s'interroge sur les bénéfices du capitalisme démocratique. Sont ils destinés à tous, a sortir les pauvres de leur précarité, a élever le niveau de vie des classes moyennes ou sont ils réservés à une petite minorité d'oligarques et d'opérateurs financiers?

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