Il a une jolie librairie près des Champs Elysées à Paris. Ses affaires ont
l'air de marcher. Pourtant, le libraire, écœuré, peste contre les banques, les
gens riches, les niveaux de vie aberrants, l'argent facile. "Tout ces gens nous
tiennent à la gorge, c'est inadmissible. Moi, je suis pauvre, il faut en finir."
À Londres, dans le quartier de Marylebone où vivent plutôt classes moyennes
et cossues, j'entends le même refrain. De dépit, d'envie, de difficulté de vie
et de fin de mois difficile.
De manière diffuse mais profonde, ces gens
ressentent une immense injustice. Un enrichissement injuste face à leur peines
et travaux quotidiens.
Et c'est le premier anniversaire du mouvement
'Occupy Wallstreet' qui a réuni des dizaines de milliers d'américains de tous
poils et de tous grades à travers le pays pour protester contre l'enrichissement
et en vérité, l'arrogance à leurs yeux, du 1% riche.
Hostilité, souvent
haine!. Vivre ensemble devient difficile.
Les images qui s'imposent sont tout de
même très parlantes. Ce sont les centaines de millions de dollars donnés par de
milliardaires aux candidats à l'élection américaine. C'est légal, mais même aux
Etats Unis, où la culture est beaucoup plus ouverte à l'enrichissement personnel
qu'en Europe, la rue gronde.
Même si cela parait quasi naïf, je pense
qu'il faut réglementer, expliquer, réconcilier l'argent et les peuples.
Il faut réduire les différences, non pas en taxant à mort, mais en mettant en
place une politique qui permet à tous de participer à l'enrichissement des
collectivités.
Les banques s'y sont mises. Sérieusement. La Deutsche Bank
en Allemagne, la Barclays en Angleterre, viennent d'annoncer une nouvelle
politique des rémunérations des salaires et des bonus. Le tout sera diminué,
strictement rattaché aux résultats. Les bonus ne seront plus distribués qu'au
bout d'un certain nombre d'années, au vu de résultats non pas ponctuels, mais
sur le long terme. D'autres vont suivre.
C'est indispensable, et urgent.
Mise à part celui qui ne peut plus manger, je ne vois pas.
Nous avons qu'une chose à faire, attendre deux ans puisque dans deux ans tout ira mieux. Après un zébulon nerveux nous avons droit à un pollux placide (mais si gentil). Le manège est bien mené, ne vous inquiétez pas, nous allons tourner en rond encore un bon moment.
Mmmmh jolis discours.
Mais quand il n'y a pas même 5 mn, j'entends sur France info un des conseils parisiens en marchés actions, interrogé lors de la quotidienne, conseiller de se placer sur des entreprises de travail temporaire car le secteur va être porteurs ces prochains mois... je crois qu'ils ne réalisent même plus ce qu'ils disent.
Imaginez la violence du propos pour des gens enchaînant des postes temporaires au salaire minimum (merci ce n'est pas mon cas), entendant ça sur un média national... à leur place je ne continuerai pas longtemps à travailler ^^
Les footballeurs aussi devraient êtres payés aux résultats sur le long terme et moins en salaire fixe.