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blog michel gabrysiak

Qui est à blamer ? L'Etat qui tolere les cartels de la drogue ou la banque qui accepte leur argent ?

La question que je pose peut paraitre générale ou banale. Elle est essentielle dans l'environnement financier global actuel.

Etant donnée la formidable complexité des marchés mondiaux, un contrôle de gestion est-il encore exerçable à partir du siège d'une société ? Surtout lorsque la filiale est à des milliers de kilomètres, dans une zone horaire différente, et utilise une langue qui n'est pas celle du siège.

Je me pose la question à propos des dysfonctionnements graves découverts dans la banque britannique HSBC. C'est l'un des modèles d'organisation et de rigueur mondiaux. Soudain, la filiale Mexicaine d'HSBC, l'une des centaines de filiales que la banque entretient dans le monde entier, se révèle être le point de passage de milliards de dollars d'argent des cartels mexicains de la drogue, qui qu'on le veuille ou non, règnent sur le Mexique.

Une filiale a été créée au Îles Cayman, par laquelle passent des sommes considérables et bien entendu, non déclarées au fisc. Forcement.

L'argent qui rentre sur les comptes de X Y Z, arrive sous des formes diverses, généralement en cash, se promène, va ailleurs, revient. Le contrôle du risque, assumé par un honorable personnage, dit n'avoir rien vu. Le patron du contrôle, démissionne. La banque, en son centre, à Londres ou à Hong Kong, est fort contrite.

Les critiques disent, quand on travaille au Mexique sur des sommes considérables, il est clair que la drogue fait partie du processus. Dans des pays comme la Colombie ou le Mexique, il faut être naïf ou fermer les yeux pour ne pas le savoir.

Mais au fait, la banque ne saurait être tenue pour responsable de l'incapacité d'un Etat à contrôler les activités mafieuses. Le Mexique fait toujours partie de l'ONU et est reconnu comme une grande démocratie. Ce qui est vrai en grande partie.

Mais alors la drogue, qu'est-ce qu'on en fait ? La réponse à ces questions qui paraissent incohérentes,  a été donnée par la Secrétaire d'Etat américaine, Hilary Clinton: "Nous, américains, sommes le problème du Mexique. Parce que nous sommes prêts à payer n'importe quelle prix, pour avoir de la drogue."

Nous voilà donc au coeur du problème de la légalité ou de l'illégalité de la consommation de la drogue. Et des sommes de plus en plus gigantesques que ce trafic charrie.

Face à cette 'martingale du diable', que peut faire une banque, aussi importante soit elle? Menaces, intimidations locales, nationales ou pourquoi pas mondiales, sont évidentes.

Nous verrons ce que la vertu outragée des bien pensants va en faire en ce qui concerne HSBC.


Commentaires des lecteurs (5)

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Par Jul84 le 31/07/2012 12:55:04

Cet article n'est pas du tout obejctif, comment transférer la responsabilité d'une banque envers un Etat ! Biensûr que l'Etat n'est pas blanc, mais HSBC est bien contente de reçevoir tout cet argent.

"Etant donnée la formidable complexité des marchés mondiaux, un contrôle de gestion est-il encore exerçable à partir du siège d'une société ? Surtout lorsque la filiale est à des milliers de kilomètres, dans une zone horaire différente, et utilise une langue qui n'est pas celle du siège"

Donc il serait normal qu'une entreprise n'arrive pas à gérer ses filiales ?? Ridicule...


Par Jul84 le 31/07/2012 12:54:49

Cet article n'est pas du tout obejctif, comment transférer la responsabilité d'une banque envers un Etat ! Biensûr que l'Etat n'est pas blanc, mais HSBC est bien contente de reçevoir tout cet argent.

"Etant donnée la formidable complexité des marchés mondiaux, un contrôle de gestion est-il encore exerçable à partir du siège d'une société ? Surtout lorsque la filiale est à des milliers de kilomètres, dans une zone horaire différente, et utilise une langue qui n'est pas celle du siège"

Donc il serait normal qu'une entreprise n'arrive pas à gérer ses filiales ?? Ridicule...


Par Powpow le 24/07/2012 18:45:08

Cet article est ridicule.

On ne mord pas la main qui nourrit?

Je ne vois pas d'autres explications.








Par maxibonz le 24/07/2012 07:54:59

"L'état qui tolere les cartels de la drogue ou la banque qui accepte leur argent"
"tolère" n'est peut-être pas le mot approprié.

http://www.bearcave.com/bookrev/nugan_hand.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27opium



Par Napoli le 23/07/2012 20:25:38

Bonjour.

Alors la, il n'y a qu'une chanson de Renaud pour vous répondre (ce coup ci il s'agit du chanteur et pas de la bagnole, Nadine avait confondu les deux...) :

Des rues de Bogota
Aux trottoirs de Miami
Ça fait trop loin pour moi
Alors je reste ici
Pourquoi je quitterais
Mon pays si joli
Pour aller galérer
Aux Etats-Unis ?
Du travail j'en ai
Le pavot la coca
C'est pas Dieu qui les fait
Pousser, c'est mon Papa et moi

Adios Zapata ! Que viva Marijuana !
Pour eux la mort
Pour nous la samba !

Finie la guérilla
On faisait pas le poids
La lutte armée ça va
Quand t'as pas d'autre choix
Avec les gringos
On a trouvé plus malin
On fait du négoce
La main dans la main
Les banques la CIA
Sont nos meilleurs clients
L'argent de la coca
Eh ! C'est toujours de l'argent

Adios Che Guevara ! Que viva Marijuana !
Pour eux la mort
Pour nous la samba !

Ils ont tué leurs Indiens
Et pillé mon pays
Nous on se venge enfin
Sans prendre le maquis
On fait agriculteurs
Et l'Oncle Sam achète
Et qui c'est le dealer
Qui pourrit la planète ?
C'est mon Papa et moi
Ou bien c'est le yuppie
Qui blanchit, caramba !
Tout l'argent du trafic ?

Adios Pancho Villa ! Que viva Marijuana !
Pour eux la mort
Pour nous la samba !

La vérité c'est que
Ces enfants de salauds
Ça les arrange un peu
La came dans leurs ghettos
Ça tue surtout les pauvres
Les négros, les bandits
Ça justifie les flics
Ça fait vendre des fusils
Mais un jour le quart monde
Dira aussi "Basta"
A la misère du monde
Et chant'ra avec moi

Viva Che Guevara ! Zapata ! Pancho Villa !
Pour eux la mort
Pour nous la samba

Paroles et Musique: Renaud Séchan 1994 "A la belle de mai"

 

 

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A propos de l'auteur et du blog

Président de la Fondation Finance Michel Gabrysiak a participé à la consolidation des marchés financiers européens. Il a assisté à la naissance de la "face obscure " de la finance -par opposition avec les banques et les assurances régulées. Il a vu naître la crise financière.

Journaliste, présentateur et producteur de télévision il a, entre autres, été à l'origine d'un jeu du budget familial en France et a présenté, sur CNBC un "talk show" hebdomadaire avec les dirigeants financiers, économiques et politiques du monde entier.

Ce blog s'interroge sur les bénéfices du capitalisme démocratique. Sont ils destinés à tous, a sortir les pauvres de leur précarité, a élever le niveau de vie des classes moyennes ou sont ils réservés à une petite minorité d'oligarques et d'opérateurs financiers?

Vos opinions et propositions sont les bienvenues.

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