LA CITATION DU JOUR

Quand les gens intelligents expliquent leurs idées à un orang-outang, cela améliore la qualité de leur prise de décision.
Warren Buffet

Mon compte Portefeuille virtuel Listes de valeurs Rechercher

CAC: plus forte hausse 2012 en 48H grâce à la magie de verbe


Actualité publiée le 27/07/12 18:06
Commentaires 4 001,27 0,56%


(CercleFinance.com) - La machine à tirer les cours a été remise en marche -comme cela se produit souvent le vendredi- et l'on voit les indices progresser au sein d'un canal ascendant d'un parfaite régularité.

Aucune correction intermédiaire et même pas d'hésitation à l'approche des 3.270Pts qui sont franchis sans temps mort... le rouleau compresseur à la hausse poursuit sa course inexorablement, et y compris au-delà des 3.280 (résistance majeure moyen terme).

La semaine va donc s'achever sur un gain de +2,3% à Paris (soit un score hebdo inespéré de +2,7%) qui doit tout à la seule 'magie du verbe' de Mario Draghi et désormais du tandem 'Merkhollande' (un communiqué commun reprend pratiquement les termes employés par le patron de la BCE la veille: 'nous ferons tout pour sauver la zone Euro').

La Bundesbank s'est pourtant empressée de tempérer la portée des propos de Mario Draghi en rappelant que l'Allemagne restait opposée à des rachats de dettes par la BCE et que conférer un statut bancaire au MES contrevenait également aux statuts de la BCE.

Les bourses européennes s'offrent une fin de semaine en fanfare (+2,3% en moyenne), dopée par la perspective de mesures de la part de la Banque Centrale Européenne, peut-être dès jeudi prochain.

Madrid s'envole de 3,7% (+5% sur la semaine écoulée) et Milan de +3%, Francfort et Zurich gagnent 1,5% et Londres 0,9%... mais Lisbonne et Amsterdam restent à l traîne (+0,75%) et Wall Street ne cède pas à l'euphorie ambiante avec des gains qui s'étagent entre +0,75% pour le Dow Jones et +1,1% pour le NASDAQ.

Mais les indices US se situent à moins de 3% de leurs sommets annuels alors que les profits des entreprises US sont en repli par rapport au 1er trimestre: seule l'anticipation d'un 'QE-3' justifie les niveaux de valorisation actuels.

La question qui demeure posée, c'est de quelle façon les promesses implicites faites aux marchés vont se concrétiser.

'Il serait surprenant que la BCE n'agisse pas jeudi prochain', estimait BNP Paribas CIB, alors que Mario Draghi a tenu jeudi des propos volontaristes face à la crise de la zone euro.

'Nous restons fidèles à notre idée selon laquelle une baisse de taux n'interviendra pas avant septembre, mais il y a des chances d'une décision plus précipitée, que ce soit sous la forme d'un nouveau programme de rachat d'obligations (SMP) ou du provisionnement du MES, une fois que ce dernier sera ratifié', réagissait-on chez Crédit Suisse.

'La nature et l'ampleur des mesures qui seront annoncées détermineront alors la faculté des marchés financiers à poursuivre le rebond initié hier', jugeaient les gérants de Barclays Bourse.

La Réserve Fédérale aussi suscitait des espoirs d'intervention, surtout après l'annonce cet après-midi du ralentissement de la croissance américaine à +1,5% au deuxième trimestre, contre +2% au premier.

Pour l'heure, l'espoir d'une action de la BCE permettait une forte détente des rendements des pays périphériques, en particulier le taux à 10 ans espagnol qui chutait d'une vingtaine de points de base, à 6,70% environ (le '10 ans' italien refluant sous les 6%).

Les statistiques macroéconomiques du jour (PIB inchangé à +1,5M et confiance des consommateurs du Michigan pour juillet) n'ont eu aucun impact sur les cours car elles sont totalement éclipsées par les profession de foi des élites européennes des dernières 48H.

Globalement, le CAC40 se hisse au contact des 3.280Pts (les 220Pts perdus depuis vendredi dernier -soit 7%- ont été repris en 48H, c'est étourdissant) grâce aux valeurs bancaires qui gagnent +5 en moyenne, avec +3,4% sur Crédit Agricole, +4,7% sur BNP-Paribas, +6% sur Sté Générale.

Une douzaine d'entreprises du CAC ont dévoilé leurs résultats semestriels ou trimestriels entre hier soir et ce matin, avec parfois de grosses désillusions à la clé.

Saint-Gobain et Vallourec chutent respectivement de -10,6% à 24,55 euros et de -7,5% à 32,95 euros, dans le sillage de révision à la baisse des objectif 2012.

Inversement, PPR s'envolait de +6,6%, Renault de +6,35% (résultat sauvé par son activité en Asie, sinon pertes en France), Lafarge s'adjugeait +5%, EADS +5,6% à 30 euros, après avoir publié un chiffre d'affaire semestriel de 24,9 milliards d'euros, en progression de 14%, et relevé ses prévisions pour 2012.

Michelin, leader du CAC40, bondissait de +7,75% à 55,16 euros, avec un chiffre d'affaire semestriel de 10,7 milliards d'euros pour un résultat opérationnel de 1,3 milliard en progression de 36%.

Copyright © 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Actualités relatives


5 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

alexandre


28/07/12 13:22
Magie du verbe, les Italiens sont certainement des maîtres en ce domaine.

Pour que la confiance revienne sur le marché de la dette souveraine, les propos de la BCE doivent également être appuyés par un consensus politique 'fort' des Allemands et Français sur la mise en place du fonds de stabilité de la zone euro.

Je suis persuadé que le Président de la BCE n'a pas agi sans prendre des garanties à ce sujet et que l'action politique suivra dans les prochaines semaines.
lher


28/07/12 19:06
Une des missions de la BCE est de défendre l'euro Lafaçon laplus paradoxale et sans doute la plus efficace d'atteindre cet objectif n'est pas d'en acheter sur le marché des changes mais d'en fabriquer pour faire baisser les taux d'interet des obligations d'etat de lazone euro
alexandre


28/07/12 21:00
Les taux d'intérêts des obligations d'Etat et des entreprises dépendent de plusieurs facteurs.

Le taux d'intérêt d'un prêt ou d'un emprunt indique le prix à payer par l'emprunteur au prêteur pour pouvoir disposer d'une somme d'argent. Il tient compte du montant emprunté, de la durée du prêt et de la nature des risques encourus, elle-même dépendante des garanties offertes.

Les taux d'intérêts espagnols et italiens leurs emprunts comportent une prime de risque qui vient s'ajouter au taux d'intérêt des emprunts les plus sûrs, en l'espèce les bonds allemands.



Message complété le 28/07/2012 21:13:31 par son auteur.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/27/20002-20120727ARTFIG00731-euro-operation-d-envergure-pour-calmer-les-marches.php



Il reste à définir l'action d'envergure voulue par le Président de la BCE ; celle-ci ne devra pas décevoir car les marchés en attendent beaucoup..... ;-( et que l'euphorie de ces derniers jours risquent de se retourner violemment.

alexandre


29/07/12 18:10
Le verbe toujours le verbe, probablement, les marchés testeront la volonté des pays européens sous peu et leur 'artillerie'.


http://www.boursorama.com/actualites/crise-paris-rome-et-berlin-feront-tout-pour-proteger-la-zone-euro-389a07438dd4666e75a9aa4108733699
Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.
guide trading