CAC40: seule place d'Eurozone à ne pas baisser, baril à 123$


Actualité publiée le 23/02/12 18:10
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(CercleFinance.com) - C'est presque trop beau pour être vrai... et pourtant, c'est bien réel: le CAC40 a effacé au cours de la dernière heure l'intégralité de ses pertes (sans aucune actualité pour l'expliquer) et termine parfaitement inchangé.

Difficile de ne pas se demander si le marché n'est pas aussi parfaitement 'contrôlé'.

Certes, Wall Street est revenu 'dans le vert' après une entame de séance laborieuse mais cela ne constitue pas un 'fait nouveau' puisque les indices US étaient anticipés en hausse depuis le début de la matinée.

Le Dow Jones a commencé par perdre 60Pts (dans le sillage de Hewlett Packard) avant d'en reprendre près de 50 (+0,4% à 12.990) et le Nasdaq se distingue avec un gain de +0,7% qui efface le repli des 2 séances précédentes (le opérateurs espèrent le versement d'un divisdende par Apple).
En dehors de Paris les autres marchés européens sont restés orientés à la baisse (l'Euro-Stoxx50 lâche -0,45%) suite à la publication des prévisions de la Commission Européenne qui s'attend à une contraction de l'activité de -0,3% dans l'Eurozone en 2012, au lieu d'une croissance de +0,5% lors de sa précédente évaluation en novembre dernier.

Ces sombres prévisions font passer au second plan l'amélioration du climat des affaires en Allemagne: l'institut Ifo est remonté à 109,6 en février, contre un consensus pour une hausse à moins de 109, après 108,3 en janvier.
La bourse de Francfort a toute de même terminé en repli, l'Espagne et l'Italie ont chuté de -1,5%, la Belgique a cédé -0,3%... la France fait donc cavalier seul avec le Royaume Uni (+0,3% à Londres).

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont restées inchangées aux États-Unis la semaine dernière, à 351.000, alors que les économistes attendaient une légère hausse, de l'ordre de 7.000. Cette statistique avait laissé de marbre les investisseurs... lezs causes de la hausse qui se dessine à présent à Wall Street n'est pas encore claire pour tout le monde.
Beaucoup s'inquiètent au sujet du pétrole, alors que le WTI texan (+0,4% ce soir) stationne au-dessus des 106$ le baril, le 'Brent' battant un nouveau record annuel à 123$. 'Une poursuite de la hausse dégraderait les perspectives économiques des pays développés, notamment l'Europe qui reste dans une situation délicate', souligne un gérant.

A Paris, se sont les valeurs défensives comme Essilor, PPR, Pernod Ricard, Unibail, Danone qui ont soutenu le CAC40.
Symétriquement, le Crédit Agricole perdait 4,1% à 4,81 euros après avoir publié une perte nette de près de 1,5 milliard d'euros en 2011, là où le consensus en attendait la moitié, un manque à gagner essentiellement attribuable à de nouvelles provisions liées à son exposition à la Grèce.

Vallourec affichait une chute de 6,4% à 53,2 euros, au lendemain des résultats du fabricant de tubes sans soudure, sanctionnés par une dégradation d'opinion de 'surperformance' à 'neutre' chez Crédit Suisse.

Les cycliques étaient également sous pressions avec Renault, Bouygues et ST Micro qui rechutaient de -2,1 à 2,5%, Accor perdait -2,75%

Safran recule de 1,5%, en dépit d'un résultat opérationnel courant ajusté en hausse de 35%, grâce à une 'année exceptionnelle' pour ses moteurs d'avion.

Hors CAC40, Natixis s'envole de 8,45% à 2,53 euros, après un résultat net part du groupe de 2011 en baisse limitée à 10%, malgré un quasi doublement de la charge d'impôt.

Si les résultats d'Edenred (+4,3% à 19,9 euros), de Bureau Veritas (+3,2% à 60,3 euros) étaient bien accueillis, on ne peut pas en dire autant de ceux d'Atos et de Dexia (-5,5% à moins de 0,3 euro avec une perte hisorique de -11MdsE).



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