En 2007, le chiffre d’affaires consolidé du Groupe, à 1965,4 M€, affiche une
croissance de
10,6% et de 8,7% à taux de change et périmètre comparables.
Le chiffre d’affaires de l’activité Fromages (1 784,2 M€) progresse de 8,5%, et
celui du secteur
Hors fromages de 37,2% (respectivement +7,7% et 23,2% à taux de change et
périmètre
comparables).
L’impact des variations de change est négatif de 25,3 M€, soit
-1,4%.
er
L’intégration des sociétés Shostka en Ukraine et Sahar Dairy en Iran, acquises
au cours du 1
semestre 2007, représente un surcroît de chiffre d’affaires de 56,3 M€ soit
3,2%.
Grâce à une bonne tenue des volumes, aux premiers effets des augmentations de
tarif rendues
nécessaires par la forte progression du prix des matières premières, et à
l’impact positif du mix
des marchés sur lesquels le Groupe opère, les activités Fromages ont réalisé un
chiffre d’affaires
dont la progression a été satisfaisante.
« L’année 2007 a été marquée par de fortes hausses du prix de l’ensemble des
matières
premières. Les cours du lait ont quant à eux connu une envolée historique à
partir de l’été, et
ce sur tous les marchés », explique Gérard Boivin, Président-Directeur général
du Groupe Bel.
C’est la raison pour laquelle le résultat du Groupe a fléchi au cours du second
semestre 2007,
sous l’effet conjugué de cet impact des matières premières, qui n’a pu être
totalement répercuté
sur les prix de vente ainsi que la baisse des prix de vente du lactosérum,
sous-produit de la
fabrication des fromages.
Le Groupe a cependant arbitré tout au long de l’exercice entre les différentes
filières de
valorisation des produits Hors fromages, ce qui lui a permis de dégager un
résultat opérationnel
sur cette activité de 5,4 M€ en 2007 (contre -5,4 M€ en 2006), contribuant ainsi
à optimiser le
résultat consolidé de l’ensemble des activités du Groupe.
En conséquence, le résultat des activités courantes consolidé à 135,6 M€
s’établit au même
niveau que celui de 2006 et représente désormais 6,9% du chiffre d’affaires.
Le résultat opérationnel affiche une croissance de 5,9% par rapport à l’exercice
2006 à 129,1
M€ et représente 6,6% du chiffre d’affaires contre 6,9% l’an passé. En 2006, le
Groupe avait
enregistré les coûts de fermeture d’un site en Allemagne ; en revanche, aucune
charge de
restructuration significative n’a été enregistrée en 2007.
Le taux d’imposition moyen du Groupe est passé de 27,6% en 2006 à 17,9% en 2007,
en raison
de facteurs d’imposition différents à l’international.
Le résultat net part du Groupe consolidé, à 95,2 M€, représente une marge nette
de 4,8% du
chiffre d’affaires, contre 4,5% en 2006, et porte le résultat net par action à
13,90 €, contre
11,57 € en 2006.
La structure financière reste toujours saine et solide. Les capitaux propres du
Groupe
s’établissent à 854,8 M€ au 31 décembre 2007, contre 794,6 M€ au 31 décembre
2006. La dette
financière nette s’élève à 96,4 M€ en fin de période (contre un cash net de 23
M€ à fin 2006) ;
elle comprend une ligne de crédit syndiqué à hauteur de 400 M€ et utilisée à
hauteur de 80 M€ à
la date de clôture ; cette même ligne de crédit a été utilisée pour financer
l’acquisition de Boursin
début 2008.
Dividendes
Le Conseil a décidé de proposer à l’Assemblée qui se tiendra le mardi 13 mai
2008 le paiement
d’un dividende de 4,50 € par action, qui sera versé sous la forme d’un acompte
le 5 mai 2008.
Perspectives 2008
Début janvier, Bel a fait l’acquisition de Boursin, qui s’intègre de façon
parfaitement cohérente
au modèle économique et au portefeuille de marques du Groupe : forte notoriété,
position de
leader sur ses marchés clés, produits très différenciés portés par une
innovation importante et des
efforts publi-promotionnels soutenus. Fort de ses marques historiques et après
l’acquisition
réussie de Leerdammer en 2002, le Groupe franchit ainsi grâce à Boursin une
nouvelle étape
dans sa stratégie de croissance rentable.
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