L'état est forcement un mauvais actionnaire: Vendons ses participations et remboursons la dette.
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L'état est forcement un mauvais actionnaire: Vendons ses participations et remboursons la dette.

Saviez vous que vous êtes propriétaires ou copropriétaires de 58 entreprises importantes, cotées. Parmi elles EDF, Air France, GDF Suez et des dizaines d'autres. Vous en possédez tout ou partie.

Elles sont gérées par l'état directement ou en partie. C'est l'état qui nomme, promeut, démet, patrons et cadres supérieurs. Beaucoup de ces dirigeants, dont les qualités personnelles ne sont pas en cause, sortent de l'administration où on ne leur a pas précisément appris à diriger par temps de tempête, les navires de haut bord que sont les grandes entreprises.

Serez vous surpris d'apprendre qu'elles ont des résultats en baisse de près d'un tiers sur un an. Les temps sont durs.

Serez vous surpris de savoir que les dividendes versés sont en hausse. L'état a besoin d'argent. Les réserves des entreprises diminuent.

Ces entreprises ont sous-performé le CAC.

Toute une administration entoure ces sociétés qui valent des milliards. Les PDG vont rendre compte aux ministres. Qui ne connaissent rien, forcement ! C'est normal, ce sont des hommes politiques qui ne sont pas censés être des gestionnaires de haut vol.

Est-ce vraiment le rôle de l'état, en 2012, de détenir, de gérer ou de co-gérer des entreprises qui vendent dans le monde entier, font face à une concurrence toujours très grande de la part de sociétés privées, dirigées par des spécialistes formés à cet effet.

Ne serait-il pas raisonnable de vendre ces titres pour se désendetter au lieu d'aller picorer de-ci de-là, quelques dizaines de millions par des impôts sur les plus values, des taxes sur les boissons énergisantes et autres fariboles ?

La vente de ces sociétés permettrait aussi de diminuer le périmètre de l'administration qui du coup, coûterait moins cher.

En 2012, un état actionnaire à long terme est un non sens. Que l'Etat achète, rachète, une société en difficulté pour la redresser et la revendre, c'est évident. Ce fut le cas de General Motors aux Etats Unis où l'Etat a investi, redressé et revendu avec une plus value conséquente.

L'état est forcement un mauvais actionnaire.

Les politiques qui sont aux commandes, successivement au fil des élections, ont des opinions diverses et changeantes. Ils n'assurent pas la continuité économique et l'efficacité de l'entreprise. Cela vaut pour la gauche comme pour la droite.

L'entreprise ne doit pas subir ces changements et ces opinions qui ne sont pas dans sa sphère.

La vente de ses participations permettrait de rembourser une partie de la dette. C'est aujourd'hui la tâche la plus importante, du gouvernement et de l'état.

 

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A propos de l'auteur et du blog

Président de la Fondation Finance Michel Gabrysiak a participé à la consolidation des marchés financiers européens. Il a assisté à la naissance de la "face obscure " de la finance -par opposition avec les banques et les assurances régulées. Il a vu naître la crise financière.

Journaliste, présentateur et producteur de télévision il a, entre autres, été à l'origine d'un jeu du budget familial en France et a présenté, sur CNBC un "talk show" hebdomadaire avec les dirigeants financiers, économiques et politiques du monde entier.

Ce blog s'interroge sur les bénéfices du capitalisme démocratique. Sont ils destinés à tous, a sortir les pauvres de leur précarité, a élever le niveau de vie des classes moyennes ou sont ils réservés à une petite minorité d'oligarques et d'opérateurs financiers?

Vos opinions et propositions sont les bienvenues.

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