Bank of America est valorise en bourse a un niveau inferieur a ses fonds propres... ce qui veut dire, au choix:
1. que le marche est completement irrationnel
2. que le marche estime que les provisions pour actifs pourris sont sous estimees et que de nouvelles pertes non provisionnees vont apparaitre
et avec tout ca, hier je passe devant le siege de BofA a Londres et je vois un mec sortir en Aston Martin... heurseusement que je suis pas actionnaire sinon j aurais vu rouge!
Une note optimiste comme en 2008 de la part de Warren Buffet: Je pense que le rapport de la FDIC n'est pas étranger à cette prise de position audacieuse. Les bancaires sont vraiment sous évaluées actuellement chez nous aussi. Exposées certes, mais sous-évaluées, je le pense sincèrement (niveau de 2009). Ce qui n'est pas le cas de tous les titres attention.
Warren Buffett investit 5 milliards de dollars dans Bank of America :
Le fonds d'investissements Berkshire Hathaway du milliardaire américain Warren Buffett va investir 5 milliards de dollars dans Bank of America, a annoncé jeudi la banque.
"Bank of America est une entreprise solide, bien gérée", a souligné l'homme d'affaires, qui acquiert 50.000 actions préférentielles émises pour l'occasion, à 100.000 dollars chacune, dans un communiqué.
Les actions préférentielles achetées par Berkshire Hathaway ont un intérêt annuel de 6%.
M. Buffett va aussi recevoir des warrants qui lui permettront à tout moment, dans les dix prochaines années, de souscrire pour 700 millions d'actions au prix de 7,142857 dollars chacune.
Cette annonce a fait bondir le titre, qui s'envolait de plus de 20% jeudi à l'ouverture de la Bourse de New York.
"Je reste confiant dans le fait que nous ayons le capital et les liquidités nécessaires pour nos activités", a commenté dans le communiqué le PDG de Bank of America Brian Moynihan.
"Mais je reconnais en même temps qu'un large investissement de Warren Buffett représente un soutien solide à notre vision et notre stratégie", a-t-il ajouté.
"Je suis impressionné par les capacités à générer des profits de cette franchise et de la façon dont ils agissent agressivement pour dépasser leurs défis", a souligné le milliardaire.
L'action Bank of America (BofA) a beaucoup chuté récemment, les investisseurs s'inquiétant de voir la première banque américaine en termes d'actifs de devoir procéder à une augmentation de capital. L'établissement fait aussi face à l'accumulation des procédures judiciaires intentées à son encontre liées aux prêts hypothécaires.
Depuis l'entrée en fonction de M. Moynihan, le 1er janvier 2010, Bank of America a perdu environ la moitié de sa valeur en Bourse.
Au plus fort de la crise en 2008, Warren Buffett avait investi 5 milliards de dollars dans la banque d'affaires Goldman Sachs, ce qui l'avait aidé à surmonter une passe difficile.
Warren Buffett est réputé pour ses coups boursiers, fidèle à son principe que les temps difficiles représentent une opportunité pour les investisseurs.
Je ne pense pas que l'on soit actuellement en face d'un crash.
Ce serait plutôt une grande volatilité doublée d'une grande nervosité des marchés que nous sommes en train de traverser.
Cette turbulence pourrait bien durer jusqu'à la fin de l'automne.
Message complété le 15/08/2011 11:05:51 par son auteur.
Le calme reviendra lorsque les grands Etats dépensiers auront réussi à mettre de l'ordre dans leurs budgets et surtout freiné leurs trains de vie.
Je ne pense pas que l'on soit actuellement en face d'un crash.
Ce serait plutôt une grande volatilité doublée d'une grande nervosité des marchés que nous sommes en train de traverser.
Cette turbulence pourrait bien durer jusqu'à la fin de l'automne.
Le bilan à mi-août est donc bien négatif, un rebond se dessine, mais il est statistiquement lié à l'éloignement des MM et techniquement dû aux prises de bénéfices des bears. Que nous réserve la rentrée? Et l'automne? D'un point de vue macro-économuique, les mêmes inquiétudes qu'en 2008 pour le système financier ressurgissent. En 2008 les états sont intervenus massivement pour sauver les grandes entreprises du naufrage en s'endettant... Sauf que cette fois les caisses sont vides et les états n'ont plus les mêmes capacités d'intervention qu'en 2008. C'est aux entreprises de prendre le relai pour générer de la croisance, or le moteur de la croissance semble toussotter ce qui cause les doutes actuels. Double deep en vue?
Message complété le 15/08/2011 08:30:59 par son auteur.
Sur le plan financier, la chute de la bourse entraine une perte de valeur et une stérilisation de liquidités (celles des investisseurs coincés en moins-value). La "reprise" d'activité économique en 2010 a découlé de la resolvabilisation d'une partie des épargnants en actions. En 2011 le mouvement de sortie des contrats d'assurance-vie en actions s'est amplifié, montrant la perte de confiance des ménages dans une poursuite du mouvement de hausse du CAC40, soutenant au passage notre immobilier et retardant d'autant sa consolidation, rendue inévitable par le contexte économique et la hausse des taux.
Message complété le 15/08/2011 08:38:24 par son auteur.
La position des banques redevient, comme en 2008, plus difficile à gérer. Ce à quoi s'ajoutent l'exposition croissante aux dettes souveraines. L'immobilier US, espagnol, irlandais, anglais et portugais a purgé une partie de sa surcote. L'italien et le francais ne l'ont pas encore fait ou très peu. Et a contrario, l'Allemagne affiche depuis 10 ans les prix les plus raisonnables, ce qui démontre l'aberration des bulles formées ailleurs, alors que c'est la pays le mieux loti de la zone Euros (comparer les prix du M2 à Paris, Londres, Rome, et.. Berlin!!!).