l'heure de la grande accélération keynésienne

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    30/04/2012 17:38:43
    Plan Rome-Berlin pour approuver ensemble le traité budgétaire et le MES
    L'Italie et l'Allemagne veulent faire approuver simultanément par leurs Parlements le traité budgétaire européen et le Fonds d'aide aux Etats (MES, mécanisme européen de stabilité), a indiqué lundi un parlementaire italien, confirmant des informations du journal Repubblica.

    "Tout cela est vrai. C'est un projet de notre président du conseil (Mario Monti) et de la chancelière (allemande Angela) Merkel", a déclaré sur Radio Radicale le président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat italien, Lamberto Dini (droite).

    Le gouvernement allemand a en revanche refusé de commenter les informations de La Repubblica tandis que le gouvernement italien n'était pas en mesure de commenter dans l'immédiat.

    Selon M. Dini, "la présence d'un petit nombre de nos parlementaires est prévue au Bundestag (la chambre basse du Parlement allemand, ndlr) durant l'approbation" tout comme "la présence de parlementaires allemands dans notre parlement durant la seconde lecture".

    La Repubblica, qui parle d'un "plan secret" entre M. Monti et Mme Merkel, indiquait en outre que le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, devrait être auditionné par la commission des Affaires étrangères du Sénat italien.

    Le ministre italien des Affaires européennes Enzo Moavero et le vice-ministre de l'Economie et des Finances Vittorio Grilli devraient être de leur côté auditionnés au parlement allemand.

    Toujours selon le quotidien italien de gauche, l'objectif est une ratification simultanée par les deux Parlements avant l'été. Mario Monti et Angela Merkel devraient assister ensemble aux ratifications et une "déclaration solennelle" devrait être publiée en commun sur l'avenir de l'Europe.

    Selon la Repubblica, cette alliance peut être interprétée comme l'ambition de Rome de substituer Paris comme partenaire privilégié de Berlin en cas de victoire du socialiste François Hollande au deuxième tour des élections présidentielles dimanche prochain.

    Très attachée à la rigueur, Mme Merkel est inquiète de la volonté proclamée par M. Hollande, s'il est élu, de demander une renégociation du pacte budgétaire, adopté à l'issue de mois de négociations entre les partenaires européens.

    Mais l'idée d'accompagner la rigueur par des mesures visant à stimuler la croissance a de plus en plus de partisans en Europe.

    Dans ce contexte, l'autre objectif de M. Monti serait de pousser l'Allemagne à accepter certaines mesures en faveur de la croissance sur le Vieux continent. M. Monti serait notamment favorable à un traitement de faveur pour les investissements, qui pourraient être retirés du calcul du déficit autorisé.

    La semaine dernière à Bruxelles, M. Monti avait évoqué "un traitement adéquat des investissements dans les comptes publics externes" et indiqué qu'une discussion était en cours avec Berlin mais n'avait pas encore débouché sur "des solutions spécifiques".
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    29/04/2012 18:32:45
    l'Etat providence est une maladie qu'il est très difficile de faire reculer: l'Europe s'apprête à lancer un grand plan Marshall de 200 milliards, car le constat de nos élites, c'est que l'austérité ne marche pas face à la crise. Pour cela, ils se basent sur les exemples grecs, ou même anglais. Pourtant, ces pays n'ont pas bouclé un seul budget en équilibre depuis le début de la crise, je ne comprends donc pas comment on peut oser parler d'austérité dans ce cas! On parle d'austérité mais la dépense publique et la dette publique ne reculent jamais en montant... on brouille l'esprit des gens pour justifier l'accélération de l'augmentation de l'emprise des Etats sur l'économie, alors même que c'est la racine du mal qui ronge les pays européens. Le keynésianisme ambiant détruit nos économies depuis plus de 4 ans maintenant, et il n'y a pas la moindre remise en question de nos dirigeants sur l'efficacité de leurs politiques de relance (et donc de manipulation de l'économie), nous sommes dans la surenchère permanente.

    La vision de Keynes, c'était que l'Etat peut envoyer un électrochoc à l'économie pour la réanimer, lorsqu'elle est à l'agonie. A force de lui esséner des électrochocs au moindre rhume, nous sommes en train de tuer notre économie.
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