D'une élection à une autre
04/05/2012 13:04:52
Deux élections nationales attendent l'Europe ce week-end.
Si l'élection présidentielle française accapare pour le moment l'attention du marché, ce sont bien les élections législatives grecques qui pourraient - tout au moins à court terme - influencer le plus les investisseurs.
En France, le socialiste François Hollande se classe en tête des sondages pour le second tour. La crainte suscitée par son désir de renégocier le pacte budgétaire européen semble excessive: François Hollande s'est engagé, comme son adversaire, Nicolas Sarkozy, à ramener le déficit public de la France dans les clous européens, à 3% du produit intérieur brut (PIB) du pays d'ici à 2013. Mais ce qui devrait inquiéter davantage les marchés est la manière dont le leader socialiste compte s'y prendre pour tenir cet engagement, avec plus de dépenses et plus d'impôts.
Le vote grec est moins prévisible avec 32 partis en lice. Le Pasok et Nouvelle démocratie, les deux plus grands partis politiques qui soutiennent globalement le programme mis sur pied par le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission europénne, pourraient ne pas être en mesure de former une coalition. Sur les dix partis susceptibles de remporter des sièges, sept sont contre le programme du FMI et deux souhaitent une sortie de l'euro, note Credit Suisse. En outre, le FMI attend la mise en oeuvre, juste après les élections, de 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires et de 12 milliards d'euros de plus pour la période 2013-2014, observe UBS.
Une élection difficile pourrait entraîner un nouveau blocage du versement des tranches d'aide à la Grèce. Après la restructuration de la dette grecque, cette perspective pourrait sembler moins menaçante, mais maintenant que 73% de la dette grecque se trouve dans des mains officielles, le risque demeure que ressurgisse la question des pertes pour les gouvernements de la Zone Euro. Et si une sortie de l'euro paraît peu probable en raison des coûts colossaux que ce scénario engendrerait, un nouveau débat sur ce thème pourrait déstabiliser les marchés.
A long terme, les élections en France compteront davantage pour l'Europe, en raison de l'importance de la relation franco-allemande pour fixer un cap à la zone euro. Mais dans les prochaines semaines, la situation politique de la Grèce pourrait bien à nouveau influer sur la crise de la zone euro.
Si l'élection présidentielle française accapare pour le moment l'attention du marché, ce sont bien les élections législatives grecques qui pourraient - tout au moins à court terme - influencer le plus les investisseurs.
En France, le socialiste François Hollande se classe en tête des sondages pour le second tour. La crainte suscitée par son désir de renégocier le pacte budgétaire européen semble excessive: François Hollande s'est engagé, comme son adversaire, Nicolas Sarkozy, à ramener le déficit public de la France dans les clous européens, à 3% du produit intérieur brut (PIB) du pays d'ici à 2013. Mais ce qui devrait inquiéter davantage les marchés est la manière dont le leader socialiste compte s'y prendre pour tenir cet engagement, avec plus de dépenses et plus d'impôts.
Le vote grec est moins prévisible avec 32 partis en lice. Le Pasok et Nouvelle démocratie, les deux plus grands partis politiques qui soutiennent globalement le programme mis sur pied par le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission europénne, pourraient ne pas être en mesure de former une coalition. Sur les dix partis susceptibles de remporter des sièges, sept sont contre le programme du FMI et deux souhaitent une sortie de l'euro, note Credit Suisse. En outre, le FMI attend la mise en oeuvre, juste après les élections, de 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires et de 12 milliards d'euros de plus pour la période 2013-2014, observe UBS.
Une élection difficile pourrait entraîner un nouveau blocage du versement des tranches d'aide à la Grèce. Après la restructuration de la dette grecque, cette perspective pourrait sembler moins menaçante, mais maintenant que 73% de la dette grecque se trouve dans des mains officielles, le risque demeure que ressurgisse la question des pertes pour les gouvernements de la Zone Euro. Et si une sortie de l'euro paraît peu probable en raison des coûts colossaux que ce scénario engendrerait, un nouveau débat sur ce thème pourrait déstabiliser les marchés.
A long terme, les élections en France compteront davantage pour l'Europe, en raison de l'importance de la relation franco-allemande pour fixer un cap à la zone euro. Mais dans les prochaines semaines, la situation politique de la Grèce pourrait bien à nouveau influer sur la crise de la zone euro.
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