OK
Accueil > Communauté > Forum Alstom

Le TGV devient franco-allemand avec la fusion d'Alstom et Siemens

Cours temps réel: 14,905  -0,90%



joseph_P joseph_P
26/07/2018 11:36:31
1
Il est vrai que le passé n'a jamais démontré qu'en procédant à ce genre de mariages, la France n'y laissa jamais sa culotte !

Depuis cette union, les effets de bord sont visibles. Une commande de B. Le Maire pour 100 rames de TGV qui fait partie d'un gouvernement qui a mis en oeuvre la reforme de la SNCF imposée par l'UE, qui n'est qu'une vente à la découpe, avec en amont, la reprise par l'état de la dette (colossale), et pour que tout soit bien propre, B. Le Maire investit juste avant de vendre, afin de bien dire que l'état aura tout mis en oeuvre, jusqu'au bout, sans ne jamais faillir, avec une constance rare, pour dilapider l'argent public.


Les Allemands sont ravis de cette fusion, les Français beaucoup moins, allez savoir pourquoi ?
  
Répondre
jules12 jules12
27/09/2017 08:01:36
2
Tout part à vau l'eau dans le pays !
Il nous reste plus que des crayons et du papier, même pas de gomme !
  
Répondre
jules12 jules12
27/09/2017 08:01:36
0

Des TGV Gare de Lyon à Paris, le 24 mars 2010 (AFP/Archives/LOIC VENANCE)

Le français Alstom et l'allemand Siemens vont fusionner "entre égaux" leurs activités ferroviaires, une alliance économique pour contrer le géant chinois CRRC, mais aussi politique, discutée entre l'Elysée et la chancellerie.

Cette alliance va donner naissance à "Siemens Alstom", numéro deux mondial - en volume - pour le matériel ferroviaire roulant et au numéro un pour la signalisation. Le TGV deviendra donc franco-allemand dans un premier temps, mais l'accord prévoit que Siemens pourra monter au-delà de 50,5% du capital au bout de quatre ans.

Le consortium allemand apportera ses activités ferroviaires et recevra en échange la moitié du capital d'Alstom. Le nouveau groupe sera coté à la Bourse de Paris et son siège sera basé en région parisienne, selon un communiqué commun d'Alstom et Siemens publié mardi soir, à l'issue des conseils d'administration et de surveillance des deux groupes.

L'actuel PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, restera à la tête du nouveau groupe, dont le conseil d'administration sera composé de 6 administrateurs désignés par Siemens, 4 administrateurs indépendants et le PDG.

L'Etat français, en revanche, n'y siègera pas. Il est actuellement actionnaire d'Alstom via des actions prêtées par Bouygues et, dans ce communiqué, "confirme mettre fin au prêt de titres (...) et n'exercera pas les options d'achat".


Le poids du rapprochement entre Alstom et Siemens (AFP/Vincent LEFAI)

Bercy a indiqué que "le gouvernement français soutient ce rapprochement", et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, "se réjouit de l'intérêt de cette opération tant du point de vue industriel qu'en termes de préservation de l'emploi".

La perte du contrôle d'un fleuron de l'industrie française suscite en effet des craintes, relayées par les syndicats.

"Les garanties, c'est vite changé", a réagi auprès de l'AFP Daniel Dreger, de la CGT (deuxième syndicat chez Alstom).

Ce rapprochement est "une nécessité" pour lutter contre la concurrence chinoise, mais il "inquiète" car "il y aura de la casse sociale à moyen terme", estime la CFE-CGC d'Alstom, premier syndicat du groupe.

Car, derrière ce rapprochement, plane l'ombre de CRRC, le géant chinois qui pousse la porte de l'Europe et "pourrait s'appuyer sur l'acquisition d'un constructeur européen", selon le secrétaire d'Etat Benjamin Griveaux.

Le gouvernement a cherché à rassurer. Selon Bercy, Siemens s'est engagé sur "la préservation des emplois et des sites industriels français", pendant quatre ans.

Selon une source gouvernementale, tous les accords Etat-entreprise demeurent, notamment sur Belfort.

- "Faux Airbus du ferroviaire" -

Cette alliance est également très politique, alors qu'Emmanuel Macron montre depuis son élection une volonté de rapprochement avec l'Allemagne et présentait le même jour ses propositions sur l'avenir de l'Union européenne.

Mais, tandis qu'Alstom et Siemens saluent la création d'un "champion européen de la mobilité", que Bruno Le Maire évoque un futur "champion mondial franco-allemand de la construction et de la signalisation ferroviaires", des voix s'élèvent, à gauche comme à droite.

"C'est l'Allemagne qui rachète la France et Monsieur Macron nous brade", a réagi Laurent Wauquiez, vice-président de LR.

Les élus Front de gauche d'Ile-de-France Mobilité - l'entité chargée des transports dans la région - estiment qu'"un tel scénario n'a rien de l'Airbus du ferroviaire vanté dans la presse, puisqu'il ne repose sur aucun contrôle public".

L'opération devrait être finalisée fin 2018, après avoir obtenu les autorisations règlementaires.

Le canadien Bombardier pourrait s'inviter dans un deuxième temps en apportant au nouveau groupe ses activités ferroviaires, selon le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Alstom emploie 32.800 salariés, Siemens Mobility (la branche rail) 27.100.

Un rapprochement entre ces deux groupes avait déjà été étudié en 2014, mais avait échoué, Alstom préférant céder ses activités énergie à l'américain General Electric et recentrer son activité sur le ferroviaire.

© 2017 AFP

  
Répondre

Forum de discussion Alstom

201807261136 600070
logiciel chart 365 Suivez les marchés avec des outils de pros !

Chart365 par ABC Bourse, est une application pour suivre les marchés et vos valeurs favorites dans un environnement pensé pour vous.
Ma liste