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Les empoignades pour le Nutella, révélatrices d'un malaise

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gars d'ain
31/01/2018 19:29:19
1
@ G.Leclerc

Sympa de passer ! comment ça va ?

La lecture des éléments à l'image de la voyance de la société dans le pot de Nutella est actuellement un peu pipée par une tripotée de fournisseurs de fake news en tout genre et à la solde des esprits crédules...
  
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31gol
31/01/2018 18:16:28
3
Que les pauvres se soient rués sur le Nutella, c’est nous prendre pour des sots, moi j’ai surtout vu des restaurateurs et les vendeurs de crêpes...les récupérateurs m’inspirent le mépris...
  
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G.Leclerc
31/01/2018 18:10:53
5
Eh ben voyons - c'est la faute du super marché de faire des promotions et c'est à lui qu'il faut imputer la cause des bousculades. Surtout pas à l'incivisme à la bestialité des gens qui l'on déclenché ou qui y ont pris part hien !.
C'es aussi la faute aux radars si certains se font flasher 40 km/H au dessus de la vitesse limite et c'est la faute à Pernod Ricard si il y à des alcoolos.

Quand à l'argument "certains ont fait t 20-30 km avec leur voiture pour chercher du Nutella" c'est délirant.
Faire 20 / 30 km et retour coute bien plus cher que la réduction de 3 / 4 euros obtenue sur un pot de Nutella.
On frise l'intox et le fake news avec des commentaires pareils.

Ces images de bousculades bagarre ne sont pas tristes parce qu'elles "révèlent une souffrance". Elle sont tristes car elles révèlent la bestialité qui envahit progressivement notre société.
  
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fraxinus
31/01/2018 17:51:16
6

Bonsoir
J'y vois surtout et d'abord de l'incivisme, une incapacité à se maitriser.
J'y vois une extension de ce qu'on peut observer tous les jours dans beaucoup d'autres endroits, que les français appellent le charme de la France et que d'autres observent en secouant la tête et c'est un doux euphémisme!

  
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gars d'ain
31/01/2018 17:42:31
2
Je ne suis pas certains qu'il y ait beaucoup des 9 millions de pauvres qui aient acheté un pot de Nutella à ce prix.

C'est assez consternant de voir qu'en plus certains essaient de récupérer le beau rôle du redresseur de tort et du donneur de leçons...

Les 9 millions de pauvres vont chez Netto, aldi, leader price et aux restos du coeur... çà relève de la manipulation d'opinion. Et c'est aussi blâmable que la promotion car ça montre une méconnaissance de la misère

https://fr.express.live/2017/11/10/hard-discount-clients-revenus/
  
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gars d'ain
31/01/2018 17:42:31
0

Les opérations commerciales sur le Nutella ou les couches Pampers sont contestables (dpa/AFP/Archives/Tobias Hase)

Les promotions d’Intermarché sur le Nutella et les couches ayant dégénéré en bousculades remettent en lumière la "souffrance" d’une fraction de la population mais par le biais d’une opération commerciale contestable, estiment des acteurs du secteur.

L'enseigne de la grande distribution a vendu de jeudi à samedi derniers un pot de 950 grammes de la célèbre pâte à tartiner à la noisette au prix de 1,41 euro au lieu de 4,50 euros.

Depuis mardi, ce sont les couches Pampers Baby-Dry et le café moulu Carte Noire qui sont proposés avec un rabais de 70%.

Cette opération commerciale, intitulée "Les quatre semaines les moins chères de France", a donné lieu à des bousculades, voire à des bagarres dans plusieurs magasins, allant parfois jusqu'à nécessiter l'intervention de la police.

Les vidéos montrant des clients se ruant sur les pots de Nutella ont fait le tour des réseaux sociaux, ce qui a obligé Intermarché à réagir à minima en se disant "désolé pour ses clients".

Et le gouvernement a condamné cette initiative commerciale mercredi.

"J'ai reçu le directeur d'Intermarché hier. Je lui ai dit que ça ne pouvait pas se renouveler, on ne peut pas avoir des scènes comme cela tous les quatre matin en France", a ainsi déclaré sur RTL Bruno Le Maire, invitant à ne pas "banaliser" les bousculades survenues.

- Neuf millions de pauvres -

Interrogé sur le fait de savoir si la promotion proposée par l'enseigne de grand distribution était "saine", le ministre de l'Economie a répondu de façon négative. Un projet de loi, destiné notamment à mieux encadrer les promotions dans la grande distribution, a justement été présenté mercredi en conseil des ministres.

Pour Jean-Yves Mano, président de CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), cette polémique a au moins un mérite, celui de rappeler "qu'il y a neuf millions de pauvres dans notre pays".

"Ceux qui sont au dessous du revenu moyen, qui sont à la recherche permanente du bon de réduction, de la promotion, et qui utilisent ce qu'ils ont sur leur carte de fidélité pour finir le mois... ", souligne-t-il à l'AFP.

Mais "je ne blâme pas ces personnes, dans la mesure où l'on sait que pour un certain nombre d'entre elles, ça fait partie d'une nécessité d'équilibrer leur budget, elles sont elles-même victimes, sans qu'elles s'en aperçoivent, de la promotion".

Pour Nathalie Damery, présidente de l'Observatoire Société et Consommation (Obsoco), ces images de bousculades, voire de bagarres, sont surtout "tristes", car elles reflètent "la souffrance de personnes en France qui ne peuvent pas consommer des marques en temps normal".

- A cinq euros près -

Dans notre société, le "ressort de la marque est encore extrêmement fort", estime la présidente de l'Obsoco: le Nutella et les Pampers sont "emblématiques" et sont considérés par certains comme des "produits de luxe".

Or, en fin de mois, certains sont à cinq euros près, rappelle-t-elle à l'AFP.

Il s'agit d'une population "moins avertie sur la qualité de l'alimentation, au capital culturel moins important, au pouvoir d'achat contraint, qui est complètement tirée par les promotions et les bas prix", explique Mme Damery.

Néanmoins, ajoute M. Mano, cette opération cache un comportement "un peu scandaleux de la part d'Intermarché, car ces gens-là ne se sont pas déplacés pour un produit, c'était un produit d'appel: ils ont fait 20-30 km avec leur voiture pour chercher du Nutella mais évidemment ils ont acheté autre chose".

"L'utilisation à des fins uniquement commerciales de la notion de pauvreté n'est pas très digne de la part d'Intermarché", estime-t-il.

C'est une méthode "vieille comme le monde, conclut-il: on attire les mouches avec un peu de sucre et je ne pense pas que les populations en sortent grandies, bien au contraire".

Des pratiques que les concurrents d'Intermarché revendiquent. Ainsi, interrogé à ce sujet sur RMC/BFMTV mercredi, Michel-Edouard Leclerc, le patron des centres E. Leclerc, a répondu: "si je dis que je n'en ferai plus, je laisse la place aux autres".

© 2018 AFP

  
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