La concurrence arrive dans les bus d'Ile-de-France
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La concurrence arrive dans les bus d'Ile-de-France

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29/04/2019 09:38:24
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Demain les éboueurs... Comme aux USA ?
  
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Un bus articulé de la RATP dans une rue de Paris, le 13 août 2018 (AFP/Archives/Thomas SAMSON)

L'arrivée de la concurrence dans les bus de l'Ile-de-France aiguise les appétits des opérateurs de transport, mais certains acteurs contestent déjà les futures règles du jeu, jugées trop favorables à la RATP.

Ile-de-France Mobilités (IDFM) dépense actuellement 2,3 milliards d'euros par an pour faire rouler les bus de la région.

Ceux-ci sont répartis en deux réseaux: celui de la RATP à Paris et dans la proche banlieue; et Optile, qui emploie 10.000 personnes dans toute la grande couronne et dont l'exploitation est répartie en 140 contrats passés de gré à gré. Transdev en détient grosso modo la moitié, suivi par Keolis (filiale de la SNCF, 20%) et la RATP (10%, via des filiales).

Pressée par Bruxelles d'ouvrir les 1.500 lignes de bus franciliennes à la concurrence, l'autorité régionale des transports va commencer par Optile, un marché de 900 millions d'euros.

IDFM a redécoupé ce réseau en 39 lots, correspondant à des "bassins de vie". Certains sont plus petits que d'autres, pour laisser une chance aux PME du transport face aux grands groupes.

"La concurrence n'est pas une fin en soi: c'est un levier pour améliorer le service aux usagers et exiger des opérateurs qu'ils offrent le meilleur service possible, tout en assurant un meilleur équilibre financier", assure Laurent Probst, directeur général d'IDFM. "Les éventuelles économies réalisées grâce aux nouveaux contrats seront réinvesties pour renforcer l'offre."

L'appel d'offres pour le premier lot a été lancé l'an dernier pour un mini-réseau qui regroupera au sud-est de Paris le futur tramway T9 et sept lignes de bus actuellement exploitées par Keolis. Le vainqueur sera connu cet été et devra être opérationnel à partir du 1er janvier 2021.

- "Equité de traitement" -

IDFM va lancer les 38 autres appels d'offres d'ici 2021, avec dès cette année six premiers lots en juillet et six autres à l'automne.

"On se mobilise là-dessus", dit Thierry Mallet, le PDG de Transdev.

"On sera candidats sur plusieurs lots", renchérit celui de Keolis, Jean-Pierre Farandou. "Peut-être pas les 38, mais plusieurs lots. Dès lors qu'on considèrera qu'on a des chances de gagner, bien évidemment."

La RATP sera également de la bataille, via de nouvelles filiales. Elle est d'autant plus partante qu'elle va perdre son monopole à Paris ces prochaines années, en commençant par ses bus à partir de décembre 2024.

"L'ouverture à la concurrence va concerner 19.000 salariés de la RATP, sur les 44.000 de l'Epic", l'établissement public actif sur son périmètre historique dont les salariés bénéficient d'un statut particulier, relevait récemment sa PDG, Catherine Guillouard, devant l'Assemblée nationale.

C'est la Loi d'orientation des mobilités (LOM), actuellement entre le Sénat et l'Assemblée, qui fixera le cadre du transfert des personnels si la RATP perd des lignes de bus.

Le texte envisage le maintien de la plupart des avantages des "RATPistes". Pour Mme Guillouard, c'est "justifié par des conditions d'exploitation tout à fait spécifiques à Paris et à la petite couronne".

Là où ses concurrents ne sont pas d'accord, c'est que la LOM prévoit pour l'instant que les personnels refusant d'être transférés au nouvel opérateur d'une ligne seraient licenciés aux frais de celui-ci... avant éventuellement de se faire réembaucher, le secteur manquant de chauffeurs.

"Transfert des personnels oui, transfert des règles de la RATP non", lance Jean-Pierre Farandou, réclamant "que les conditions de mise en concurrence soient équitables".

"L'Etat s'est occupé jusqu'à présent du bon transfert, et du bon maintien dans l'emploi, des employés de la SNCF (avec la réforme ferroviaire, ndlr) et des employés de la RATP", note Thierry Mallet, qui préside l'association professionnelle du secteur UTP, en plus d'être patron de Transdev.

"Mais le transfert obligatoire n'existe pas chez Optile. Or, un gars qui conduit un bus chez Optile, ce n'est pas très différent d'un gars qui conduit un bus à la RATP, surtout quand il est dans un quartier difficile le soir", pointe-t-il. "Il faut qu'il y ait une équité de traitement !"

Des mauvaises langues n'hésitent d'ailleurs pas à rappeler que la ministre des Transports Elisabeth Borne dirigeait la RATP il y a encore deux ans.

© 2019 AFP

  
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