OK
Accueil > Communauté > Forum General

la réforme des retraites



tchaou
27/12/2019 10:02:54
0

Le mieux à faire, est d'opter pour le plan B pour passer outre aux problèmes de réformes.

  
Répondre
frêne commun
20/12/2019 08:07:16
0

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour CRI74,

""" Faire entrer les fonds de pension dans le système """ peut-être, j'en ai aucune preuve. Mais être un des leviers parmi tant d'autres pour éviter une augmentation constante de la dette, certainement.

J'ai beaucoup appris sur les cheminots dans l'article du Point . Je ne manquerai pas de le diffuser.

Message complété le 20/12/2019 08:16:58 par son auteur.

Article de Deckard sur la file ´´´ coupures d'électricité ´´´´

  
Répondre
CRI74
19/12/2019 23:27:36
3

Virgule 44 , lisez donc les projets et leurs explications avant d'émettre des avis .

Quel courage faut - il pour massacrer les retraites ?

Même le COR n'arrive pas à démontrer la nécessité de cette réforme s'agissant d'un pic démographique de quelque années à surmonter

Et bizarrement , ils n'ont guère évoqué la problématique au delà de 2030 /5 !!!

Quid d'une extension des cotisants s'il on veut bien s'inscrire dans une politique d'amélioration du chômage ?

Comme quoi les dés sont bien pipés , la logique financière prévalant , uniquement , afin d'entrer les fonds de pension dans le système

  
Répondre
virgules44
19/12/2019 15:14:30
1

cette reforme est necessaire...et courageuse

  
Répondre
Luncyan
18/12/2019 20:28:36
0

J'ai compris 28% de prelevement sur salaire pour payer les retraites. On parle de 28% de charges salariales a venir ?

  
Répondre
CRI74
18/12/2019 19:47:25
0

Lorsqu'un économiste tente d'expliquer la réforme à une journaliste perdue dans ses à priori .....

Là encore , excellente information quant à la réalité cachée de cette réforme .

https://www.youtube.com/watch?v=Tk0iiVtGFgE

  
Répondre
CRI74
16/12/2019 23:31:35
2

Complément d'information pour comprendre comment l'âge de départ sera constamment retardé et touchera pleinement les jeunes , en plus du calcul de la pension perdant pour tous . Prenez le temps de lire et d'écouter , pour la bonne compréhension du projet .


Concernant la variabilité de l'âge de départ

https://www.youtube.com/watch?v=IU4GDOS3ga4&feature=youtu.be


La réalité de la baisse des pensions futures mis en exergue

La valeur du point ne pourra pas baisser… Mais le niveau de votre pension, si !

«La valeur du point sera indexée sur les salaires» annonçait ce mercredi 11 décembre Édouard Philippe. En faisant de cette annonce une "garantie", le Premier ministre joue sur les mots pour masquer une réalité : le niveau des pensions sera bel et bien amené à diminuer , et servira de variable d'ajustement au sein du système par points.

Dans le débat sur la réforme des retraites et le passage vers un système à point , une inquiétude revient souvent : qu’est-ce qui garantit la valeur du point ?

Devant la défiance grandissante face à la réforme, le Premier Ministre a notamment annoncé le 27 novembre 2019 « L’indexation des points de retraite sur le niveau des salaires pour éviter tout risque de décrochage. (…) Nous le savons, nos concitoyens veulent être rassurés au sujet de la valeur du point , ils auront cette garantie ».

Cette déclaration donne quelques indications sur le pilotage du futur système. En revanche, on aurait tort d’y voir une garantie sur le niveau des pensions, tout simplement car dans le système envisagé par le gouvernement, le calcul de la pension ne se base pas sur la « valeur du point », mais sur un « coefficient de conversion » qui évoluerait bien moins vite.


--> De ce fait, l’indexation de la valeur du point n’empêchera pas la baisse du niveau des pensions.

Une valeur du point en « pilote automatique », avantages et inconvénient

La déclaration du Premier ministre a un premier sens : elle signifie que la « valeur du point » serait définie « automatiquement », en fonction de la situation de l’économie . Ce ne sera donc pas un paramètre de pilotage du système, dans les mains des gestionnaires (parlementaires). Dans une première version de la réforme (rapport Delevoye), il était envisagé que la valeur d’achat et la valeur de vente du point soient décidés chaque année par les gestionnaires du systèmes (en pratique, par le gouvernement avec un vote du parlement, et après consultation des partenaires sociaux). Cette déclaration renforce donc l’hypothèse d’un système « en pilote automatique » davantage que piloté à la discrétion des pouvoirs publics[1].

Cela dit on peut se demander si cet engagement sera contraignant: dans quelle mesure sera-t-il simple ou compliqué pour un gouvernement futur de dévier de cette indexation de référence ?

Il pourrait y avoir différentes raisons à cela : soit pour des raisons d’économies budgétaires, soit à l’inverse pour éviter une baisse en cas d’épisode de récession . D’ailleurs, dans les régimes complémentaires actuels (AGIRC-ARRCO), la liberté des organisations syndicales et patronales de définir la valeur d’achat et de service du point leur a permis d’éviter une baisse des retraites pendant la récession de 2008 (jouant ainsi le rôle d’amortisseur social), puis de levier pour réaliser des économies sur les pensions dans la période suivante.

La valeur du point ne constitue aucunement une garantie contre le décrochage des pensions

Derrière l'appellation de "valeur du point" on entend souvent, en réalité, trois choses tout à fait distinctes :

la "valeur d’acquisition " s'entend de la valeur du point à l'achat .

Selon le rapport Delevoye, la valeur du point sera de 10€ en 2025 : pour chaque 10€ de cotisation, vous pourrez accumuler un point retraites ; la "valeur de service" (appelé ainsi par le rapport Delevoye) représente la valeur qu'aura chaque point liquidation pour un départ à l’âge d’équilibre. Selon le rapport Delevoye, ce coefficient serait de 0,55€ en 2025 pour un départ à 64 ans ;

le "coefficient de conversion", valeur effective du point à la vente

Le coefficient de conversion (« vente ») s’écarte de la valeur de service dès lors que l’âge de départ ne correspond pas strictement à l’âge d’équilibre (ou âge pivot). Pour toute année de départ avant l'âge d'équilibre, le coefficient de conversion est diminué de 5 %. A l’inverse, pour tout année de départ après l’âge d’équilibre, le coefficient de conversion augmente de 5%.

La pension est donc calculée selon la formule suivante :

Pension brute = stock de points x coefficient de conversion (« vente »)

Dans laquelle le stock de points est la somme des points accumulés chaque année, telle que pour une année n :

Nombre de points = salaire brut x taux de cotisation x valeur d’acquisition (« achat »)

Un des engagements du gouvernement est de faire évoluer la valeur d’acquisition du point selon la croissance des salaires (sauf dans les premières années de la réforme où le point évoluerait moins vite).

Qu’est-ce que cela signifie ? Tout simplement que, si votre salaire augmente au même rythme que le salaire moyen, vous accumulerez chaque année le même nombre de points que l’année précédente. Et donc qu’en fin de carrière, chacune de vos années de salaire contribuera a égalité à votre stock de points (il n’y a pas d’année qui compte plus que d’autres).

La valeur de service sera indexée sur les salaires… mais pas le coefficient de conversion

Le coefficient de conversion serait donc fixé aux alentours de 0,55€ en 2025 pour un départ à 64 ans. Pour maintenir le niveau des pensions[2], ce coefficient de conversion devrait augmenter à la même vitesse que la valeur d’acquisition, c'est-à-dire selon les salaires.

Ce ne sera pas le cas : ce qui est indexé sur les salaires c’est « la valeur de service », c'est-à-dire la valeur du point à l’âge d’équilibre. Or cet âge d’équilibre augmenterait pour chaque nouvelle génération, notamment selon la hausse de l’espérance de vie.

---> En pratique, le rapport Delevoye prévoit un décalage de « l’âge d’équilibre » d’environ 1 an tous les 12 ans , mais cela peut aller plus ou moins vite, dans le seul but d’équilibrer le système .

Pour chaque année de départ avant cet âge d’équilibre (64 ans en 2025), votre pension serait affectée d’une « décote », soit d’une diminution de 5 % (10% pour deux années, 15 % pour trois années etc.). Un décalage de cet âge d’équilibre conduirait donc, mécaniquement, à une augmentation de la décote pour un départ au même âge.

Par exemple si une personne part à 63 ans en 2025 alors que l’âge d’équilibre est de 64 ans elle touche pour chaque point 95 % de sa « valeur de service » (5% de décote) car il lui manque un an avant d’atteindre l’âge d’équilibre. Pour une personne née douze ans plus tard, l’âge d’équilibre serait porté à 65 ans . Si cette personne part également à 63 ans, elle touchera donc pour chaque point seulement 90% de sa valeur de service (10% de décote).

Ainsi, même si la "valeur de service", augmente chaque année aussi vite que les salaires (ici 1,3 % par an), le coefficient de conversion (valeur réelle de « vente ») à un âge donné, lui, augmente nettement moins vite (0,8% par an) .

La « valeur de service » (ou valeur du point l’âge d’équilibre) est indexée sur les salaires (hypothèse 1,3 % par an), mais le coefficient de conversion (« valeur effective » du point au moment de la liquidation) à 63 ans, augmente, lui bien moins vite.


La conséquence immédiate de ce mécanisme est que la véritable valeur, en montant de retraite, que l’on touche pour un point à un âge donné , diminuera par rapport au salaire moyen.

Une baisse programmée des taux de remplacement

Pour mesurer l’impact réel de cette baisse sur la pension de chacun, il faut utiliser un indicateur de taux de remplacement (niveau de la retraite par rapport au dernier salaire). Il représente la question que chacun.e se posera au moment de son départ en retraite : de combien vais-je pouvoir (ou non) bénéficier, par rapport à mon niveau de vie au travail ?

Du fait du décrochage du coefficient de conversion par rapport aux salaires , le taux de remplacement diminue mécaniquement. Imaginons un stock de points qui garantit, en 2025, un taux de remplacement de 70 % à 63 ans. Avec la hausse de l’âge d’équilibre, et donc de la décote, le même stock de points (donc la même carrière) ne permet plus , en 2050, qu’un taux de remplacement de 62 % . Il est d’ailleurs tout à fait possible que la baisse soit plus forte ou plus faible, puisque la raison d’être de l’âge d’équilibre (et donc du coefficient de conversion) est de s’ajuster en fonction de l’espérance de vie[ et des données macroéconomiques, pour équilibrer le système.

Aussi lorsque le Haut-commissaire affirme « que la valeur du point ne pourra pas baisser », ou le Premier ministre que « la valeur du point sera indexée », ils disent vrai , mais ils jouent sur les mots .

Même avec une indexation du point sur les salaires telle que le prévoit le système, et même si la valeur nominale (en euros) du coefficient de conversion ne « baisse » pas , les pensions elles , vont bien décrocher par rapport aux salaires.

Derrière la technicité de l'explication, il y a cette réalité simple que la communication autour de la réforme tend à masquer : le principe même du système à points, c'est que le niveau des pensions serve de variable d'ajustement, à la baisse, pour équilibrer le système .

  
Répondre
manuborelli
15/12/2019 21:48:20
0

il n'y a pas d'arnaque.

exemple:

1000€ pour tous dixit pauline de Malherbe faux

pour une carrière pleine et c'est combien une carrière pleine?

Faut juste vérifier et poser les bonnes questions.

Pratiquement 1 plus de 55 ans sur 2 n'a pas de travail et ils veulent 64 ans?

De toute facon le gouvernement joue la montre et compte sur le retournement d'opinions.

et depuis clovis premier dans aucune grève il y a eu une treve c'est n'importe quoi.

Quant a delevoye il est grillé.

  
Répondre
jipes
15/12/2019 20:45:58
1

Quelle arnaque nous prépare le Gouvernement ?

Tout d'abord on a eu droit à une présentation d'une très grande platitude de la réforme par le Premier Ministre. Si le Haut Commissaire devait être poussé vers la sortie (ce que je souhaite), qui prendra le relais ? Si c'est le Premier Ministre, on n'est pas sorti de l'auberge.


Mais une chose ne doit pas nous échapper. Le Gouvernement veut l'universalité de cette réforme, alors vous demandez-vous pourquoi il consulte, en aparté, les policiers, les enseignants et bien d'autres (syndicats et corps de métier) ? Verra-t'on le remplacement des 43 régimes de retraite par 43 nouveaux arrangements ?

In fine, diviser pour mieux régner, le Gouvernement n'aurait-il pas repris cette stratégie à son compte ?

  
Répondre
manuborelli
15/12/2019 18:58:18
0

la première partie c'était extra , comme elle s'est fait fermer sa bouche la journaliste.

  
Répondre
jipes
15/12/2019 18:48:54
0

Monsieur Martinez me fait de plus en plus bonne impression, Madame Levavasseur ne me contredira pas.

  
Répondre
manuborelli
15/12/2019 18:21:51
0

BFM pfff Martinez passe devant les juges en ce moment.

Va être condamné lourdement je pense.

Message complété le 15/12/2019 18:23:25 par son auteur.

Après ils vont pleurer qu'ils se prennent des pavés

  
Répondre
virgules44
15/12/2019 15:46:01
1

une garantie dont personne ne parle.

Le système actuel conduit à la faillitte certaine et rapide.

  
Répondre
Dubaisan
15/12/2019 15:32:13
0

Luncyan,

Tu as à peu près compris le fonctionnement mental de 50% des français ...

  
Répondre
Luncyan
15/12/2019 11:27:56
0

Donc en gros si les salaires font une division par 10 mais que les pensions font une multiplication par 2 ça ne pose de probleme a personne ? (syteme actuel)

  
Répondre
manuborelli
15/12/2019 11:08:02
0

Aussi lorsque le Haut-commissaire affirme « que la valeur du point ne pourra pas baisser », ou le Premier ministre que « la valeur du point sera indexée », ils disent vrai , mais ils jouent sur les mots .


c'est ca le sophisme.

Ils ne mentent jamais .

  
Répondre
CRI74
15/12/2019 10:51:23
1

La réalité de la baisse des pensions futures mis en exergue


La valeur du point ne pourra pas baisser… Mais le niveau de votre pension, si !


«La valeur du point sera indexée sur les salaires» annonçait ce mercredi 11 décembre Édouard Philippe. En faisant de cette annonce une "garantie", le Premier ministre joue sur les mots pour masquer une réalité : le niveau des pensions sera bel et bien amené à diminuer , et servira de variable d'ajustement au sein du système par points.


Dans le débat sur la réforme des retraites et le passage vers un système à point , une inquiétude revient souvent : qu’est-ce qui garantit la valeur du point ?

Devant la défiance grandissante face à la réforme, le Premier Ministre a notamment annoncé le 27 novembre 2019 « L’indexation des points de retraite sur le niveau des salaires pour éviter tout risque de décrochage. (…) Nous le savons, nos concitoyens veulent être rassurés au sujet de la valeur du point , ils auront cette garantie ».

Cette déclaration donne quelques indications sur le pilotage du futur système. En revanche, on aurait tort d’y voir une garantie sur le niveau des pensions, tout simplement car dans le système envisagé par le gouvernement, le calcul de la pension ne se base pas sur la « valeur du point », mais sur un « coefficient de conversion » qui évoluerait bien moins vite.

--> De ce fait, l’indexation de la valeur du point n’empêchera pas la baisse du niveau des pensions.

Une valeur du point en « pilote automatique », avantages et inconvénient

La déclaration du Premier ministre a un premier sens : elle signifie que la « valeur du point » serait définie « automatiquement », en fonction de la situation de l’économie . Ce ne sera donc pas un paramètre de pilotage du système, dans les mains des gestionnaires (parlementaires). Dans une première version de la réforme (rapport Delevoye), il était envisagé que la valeur d’achat et la valeur de vente du point soient décidés chaque année par les gestionnaires du systèmes (en pratique, par le gouvernement avec un vote du parlement, et après consultation des partenaires sociaux). Cette déclaration renforce donc l’hypothèse d’un système « en pilote automatique » davantage que piloté à la discrétion des pouvoirs publics[1].

Cela dit on peut se demander si cet engagement sera contraignant: dans quelle mesure sera-t-il simple ou compliqué pour un gouvernement futur de dévier de cette indexation de référence ?

Il pourrait y avoir différentes raisons à cela : soit pour des raisons d’économies budgétaires, soit à l’inverse pour éviter une baisse en cas d’épisode de récession . D’ailleurs, dans les régimes complémentaires actuels (AGIRC-ARRCO), la liberté des organisations syndicales et patronales de définir la valeur d’achat et de service du point leur a permis d’éviter une baisse des retraites pendant la récession de 2008 (jouant ainsi le rôle d’amortisseur social), puis de levier pour réaliser des économies sur les pensions dans la période suivante.

La valeur du point ne constitue aucunement une garantie contre le décrochage des pensions

Derrière l'appellation de "valeur du point" on entend souvent, en réalité, trois choses tout à fait distinctes :

la "valeur d’acquisition " s'entend de la valeur du point à l'achat .

Selon le rapport Delevoye, la valeur du point sera de 10€ en 2025 : pour chaque 10€ de cotisation, vous pourrez accumuler un point retraites ; la "valeur de service" (appelé ainsi par le rapport Delevoye) représente la valeur qu'aura chaque point liquidation pour un départ à l’âge d’équilibre. Selon le rapport Delevoye, ce coefficient serait de 0,55€ en 2025 pour un départ à 64 ans ;

le "coefficient de conversion", valeur effective du point à la vente

Le coefficient de conversion (« vente ») s’écarte de la valeur de service dès lors que l’âge de départ ne correspond pas strictement à l’âge d’équilibre (ou âge pivot). Pour toute année de départ avant l'âge d'équilibre, le coefficient de conversion est diminué de 5 %. A l’inverse, pour tout année de départ après l’âge d’équilibre, le coefficient de conversion augmente de 5%.

La pension est donc calculée selon la formule suivante :

Pension brute = stock de points x coefficient de conversion (« vente »)

Dans laquelle le stock de points est la somme des points accumulés chaque année, telle que pour une année n :

Nombre de points = salaire brut x taux de cotisation x valeur d’acquisition (« achat »)

Un des engagements du gouvernement est de faire évoluer la valeur d’acquisition du point selon la croissance des salaires (sauf dans les premières années de la réforme où le point évoluerait moins vite).

Qu’est-ce que cela signifie ? Tout simplement que, si votre salaire augmente au même rythme que le salaire moyen, vous accumulerez chaque année le même nombre de points que l’année précédente. Et donc qu’en fin de carrière, chacune de vos années de salaire contribuera a égalité à votre stock de points (il n’y a pas d’année qui compte plus que d’autres).

La valeur de service sera indexée sur les salaires… mais pas le coefficient de conversion

Le coefficient de conversion serait donc fixé aux alentours de 0,55€ en 2025 pour un départ à 64 ans. Pour maintenir le niveau des pensions[2], ce coefficient de conversion devrait augmenter à la même vitesse que la valeur d’acquisition, c'est-à-dire selon les salaires.

Ce ne sera pas le cas : ce qui est indexé sur les salaires c’est « la valeur de service », c'est-à-dire la valeur du point à l’âge d’équilibre. Or cet âge d’équilibre augmenterait pour chaque nouvelle génération, notamment selon la hausse de l’espérance de vie.

---> En pratique, le rapport Delevoye prévoit un décalage de « l’âge d’équilibre » d’environ 1 an tous les 12 ans , mais cela peut aller plus ou moins vite, dans le seul but d’équilibrer le système .

Pour chaque année de départ avant cet âge d’équilibre (64 ans en 2025), votre pension serait affectée d’une « décote », soit d’une diminution de 5 % (10% pour deux années, 15 % pour trois années etc.). Un décalage de cet âge d’équilibre conduirait donc, mécaniquement, à une augmentation de la décote pour un départ au même âge.

Par exemple si une personne part à 63 ans en 2025 alors que l’âge d’équilibre est de 64 ans elle touche pour chaque point 95 % de sa « valeur de service » (5% de décote) car il lui manque un an avant d’atteindre l’âge d’équilibre. Pour une personne née douze ans plus tard, l’âge d’équilibre serait porté à 65 ans . Si cette personne part également à 63 ans, elle touchera donc pour chaque point seulement 90% de sa valeur de service (10% de décote).

Ainsi, même si la "valeur de service", augmente chaque année aussi vite que les salaires (ici 1,3 % par an), le coefficient de conversion (valeur réelle de « vente ») à un âge donné, lui, augmente nettement moins vite (0,8% par an) .

La « valeur de service » (ou valeur du point l’âge d’équilibre) est indexée sur les salaires (hypothèse 1,3 % par an), mais le coefficient de conversion (« valeur effective » du point au moment de la liquidation) à 63 ans, augmente, lui bien moins vite.


La conséquence immédiate de ce mécanisme est que la véritable valeur, en montant de retraite, que l’on touche pour un point à un âge donné , diminuera par rapport au salaire moyen.

Une baisse programmée des taux de remplacement

Pour mesurer l’impact réel de cette baisse sur la pension de chacun, il faut utiliser un indicateur de taux de remplacement (niveau de la retraite par rapport au dernier salaire). Il représente la question que chacun.e se posera au moment de son départ en retraite : de combien vais-je pouvoir (ou non) bénéficier, par rapport à mon niveau de vie au travail ?

Du fait du décrochage du coefficient de conversion par rapport aux salaires , le taux de remplacement diminue mécaniquement. Imaginons un stock de points qui garantit, en 2025, un taux de remplacement de 70 % à 63 ans. Avec la hausse de l’âge d’équilibre, et donc de la décote, le même stock de points (donc la même carrière) ne permet plus , en 2050, qu’un taux de remplacement de 62 % . Il est d’ailleurs tout à fait possible que la baisse soit plus forte ou plus faible, puisque la raison d’être de l’âge d’équilibre (et donc du coefficient de conversion) est de s’ajuster en fonction de l’espérance de vie[ et des données macroéconomiques, pour équilibrer le système.


Aussi lorsque le Haut-commissaire affirme « que la valeur du point ne pourra pas baisser », ou le Premier ministre que « la valeur du point sera indexée », ils disent vrai , mais ils jouent sur les mots .

Même avec une indexation du point sur les salaires telle que le prévoit le système, et même si la valeur nominale (en euros) du coefficient de conversion ne « baisse » pas , les pensions elles , vont bien décrocher par rapport aux salaires.

Derrière la technicité de l'explication, il y a cette réalité simple que la communication autour de la réforme tend à masquer : le principe même du système à points, c'est que le niveau des pensions serve de variable d'ajustement, à la baisse, pour équilibrer le système .


  
Répondre
CRI74
12/12/2019 15:26:00
3

Lorsqu'on enclenche une réforme adoubé par le seul Medef , on devrait sans doute se poser quelques questions quant à sa légitimité , rechercher où peuvent se situer les gagnants ailleurs que dans les entreprises déjà bien bichonnées depuis l'arrivée de Macron aux affaires (2012) ?

Côté budget , il serait bon de connaître la destination réelle des 1000 milliards de dette supplémentaire enclenchés entre 2002 et 2012 qui expliquerait pourquoi on veut tous nous faire payer au travers de cette réforme inique et de bien d'autres ....

Quid du rôle des assureurs privés dont on vient d'apprendre le lien étroit qui les unissaient au rapporteur de la réforme ?

Une piste : pensions minimalistes et recours obligé aux fonds de pensions créés cet automne simplement pour obtenir le minimum vital, si toutefois ces derniers ne viennent pas subir les foudres de marchés en déroute .

Lorsque l'on sort le réel de sous le tapis , la réaction négative plutôt générale trouve bien des justifications .

A moins que les illusions d'un gouvernement qui n'aura cessé de mentir aux français puisse encore enchanter

Message complété le 12/12/2019 15:26:24 par son auteur.

adoubée

Message complété le 12/12/2019 16:18:25 par son auteur.

Puissent .

  
Répondre
fipuaa
12/12/2019 15:10:54
2

entre la fraude fiscale et ce qui a remplacé sur le papier le CICE c'est 110 milliards qui partent en fumée chaque année et qui ne profite pas au commun des mortels.

donner l'argent aux plus riches et fermer les yeux sur l'évasion fiscale qu'ils réalisent c'est cool pour la royauté mais ça donne pas à bouffer aux plus démunis ! C'est le principe de la royauté et pi çé tout

  
Répondre
sergiobress
12/12/2019 14:58:00
2

C’est évident que se sont nos hommes politiques qui ont ruiné le pays et tous ceux qui magouillent avec eux ; quand je lis sur certaine file que se sont de la faute des vieux si les jeunes n’ont pas de boulot mais c’est du grand n’importe quoi.

Quand on fait trop de social voilà ce qui arrive ; bien sûr c’est alléchant de rester à la maison et de toucher du fric, ben voyons.

S’il y avait un peu moins de laxisme dans ce pays cela irait certainement un peu mieux, ne serait-ce qu’adopter le système anglais concernant l’emploi, cela éviterait d’avoir des caisses de retraite en faillite à long terme.

La première chose à faire serait de faire du large dans les hautes instances et surtout de les contrôler à tous les niveaux, en principe on montre l’exemple .............mais ce n’est pas demain la veille.

Message complété le 12/12/2019 15:13:37 par son auteur.

Et je n’ai pas parlé de tous les milliards distribués aux patrons des grandes entreprises, ou sont ils passés ? Qu’on t il fait avec ?
On peut faire ce que l’on veut quand c’est pas son argent .........n’est-ce-pas.

  
Répondre

Forum de discussion General

201912271002 727870
Ma liste