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Petit à petit, les insectes font leur nid dans les rations d'élevage

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waine70
26/02/2020 19:35:30
0

C'est déjà bizarre de produire des céréales pour les animaux, alors des insectes. ...


Sûrement un dérivé pour contourner le soja. Mais si le but final est de nourrir des hommes, alors autant bouffer des sauterelles.


Mais faudra baisser les prix.


5 euros les 7 grammes. Ça fait cher.

  
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LBWB
26/02/2020 15:46:31
0

@ Waine


on a dit qu'on faisait bouffer n'importe quoi aux animaux lors de la vache folle. Les insectes seraient mieux ...?... au point de vu éthique ...?...


Le problème lors de la crise de la vache folle c'est qu'à l'époque, on utilisait les cadavres des animaux morts (équarrissage) pour fabriquer de la farine que l'on réintroduisait dans les aliments. Les Belges avaient même mis de l'huile de vidange dans leur aliment crise de la dioxine (1 fabriquant concerné de mémoire)

L'équarrissage était à l'époque gratuit car la matière première permettait de couvrir les frais de ramassage


Message complété le 26/02/2020 15:49:13 par son auteur.

Logiquement il est prévu que les humains en mangent aussi des insectes d'ici quelques années.
Moins cher à produire que de la viande, moins d'espace à utiliser pour la production, croissance et reproduction très rapide.

Message complété le 26/02/2020 15:49:14 par son auteur.

Logiquement il est prévu que les humains en mangent aussi des insectes d'ici quelques années.
Moins cher à produire que de la viande, moins d'espace à utiliser pour la production, croissance et reproduction très rapide.

  
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mika57
26/02/2020 14:47:49
0

Waine,

Oui en effet, donc du moment que ça ne serve pas de nourriture aux herbivores (bovins, ovins), ça me semble une idée à creuser

  
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Ribo
26/02/2020 14:38:53
0

Quand j'étais enfant à La Réunion, mon frère était ado et faisait la chasse aux nids de guêpes avec ses copains pour faire du pop-corn avec les larves. J'en ai mangé et je ne me souviens plus du goût... mais çà devait ressembler à des Curly....

  
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Dubaisan
26/02/2020 14:24:19
2

Intéressant, mais dans l'alimentation animale, bien s'assurer qu'il n'y aura pas à long terme d'effets désastreux.

Pour ma part, j'ai eu l'occasion de déguster souvent des tas de plats d'insectes en Chine. Je ne suis pas trop fana à part des larves de cigales (bon mais sans plus) et des scorpions qui eux par contre sont vraiment très fins et excellents.

Par contre la 1ère fois qu'on vous invite à vous servir dans un plat remplis de scorpion (entre 5 et 8 cm chacun) cuits, l'effet est garanti. Et le mettre en bouche est encore plus difficile, mais passé le 1er et la surprise du goût , on en reprends plus facilement.

  
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waine70
26/02/2020 14:01:29
2

Intéressant oui



mais,



on a dit qu'on faisait bouffer n'importe quoi aux animauxx lors de la vache folle. Les insectes seraient mieux ...?... au point de vvu éthique ...?...

  
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mika57
26/02/2020 13:52:35
0
gessame
26/02/2020 13:17:28
2
bravo !
  
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gessame
26/02/2020 13:17:28
3

Des larves de mouches soldats noires qui serviront à fabriquer une farine pour animaux, le 14 juin 2017 à NextAlim, à Poitiers (AFP/GUILLAUME SOUVANT)

Dans les fermes de saumons, dans la gamelle du chat, peut-être bientôt dans l'auge du cochon ou le bec de la poule: les protéines d'insectes sont en train de changer le régime alimentaire des élevages de tout poil.

Le ténébrion meunier ou la mouche soldat noire se généraliseront-ils dans les rations des animaux d'élevage? La question peut sembler paradoxale, puisque l'agriculture et l'utilisation des pesticides sont rendues responsables du déclin de certains insectes dans la nature.

"On redonne à l'insecte exactement le même rôle qu'il a dans la nature, de se développer dans les déchets, de transformer cette biomasse en décomposition en sol, et de recycler les nutriments dans la chaîne alimentaire, pour nourrir des oiseaux, des mammifères et des poissons", explique toutefois à l'AFP Clément Ray, PDG d'Innovafeed, groupe spécialisé dans la production de farine d'insectes.

A la différence près que les insectes sont ici produits par l'homme à l'échelle industrielle, un domaine dans lequel la France se taille une place de choix, aux côtés de l'Afrique du Sud, des Pays-Bas et du Canada.

Parmi la poignée d'entreprises qui mènent la danse dans ce secteur, deux sont françaises: Innovafeed et Ynsect. Elles produisent déjà annuellement 1.000 tonnes chacune de farines d'insectes, dans des sites pilotes respectivement à Gouzeaucourt (Nord) et Dole (Jura). Et elles s'apprêtent à changer de dimension.

Innovafeed va décupler sa production avec la mise en service fin avril d'une usine à Nesle (Somme), qui produira à terme 15.000 tonnes, avant la construction prévue de cinq autres sites en Europe et aux Etats-Unis.

Ynsect, pour sa part, veut construire pour 2021 un nouveau site de production à Amiens: "en capacité totale, on va dépasser les 50.000 tonnes par an d'ici fin 2022", explique le PDG Antoine Hubert.

Et preuve que l'activité génère de plus en plus d'intérêt, le meunier breton Paulic Meunerie vient de se lancer en Bourse, pour financer une diversification dans l'alimentation des insectes d'élevage.

- Limiter surpêche et déforestation -

Principal argument pour développer une filière industrielle de production d'insectes destinée à l'alimentation animale: l'aspect environnemental. D'autant que l'aquaculture et l'élevage sont montrés du doigt pour leur impact sur les écosystèmes marins ou terrestres.

Les producteurs de saumons sont ainsi sommés de changer leurs pratiques après la dénonciation par les ONG des effets délétères sur les océans de la pêche dite minotière, de petits poissons destinés à nourrir des poissons d'élevage.


Un bol de criquets frits, sur un marché à Sydney en Australie, le 28 janvier 2017 (AFP/Archives/ANDREW MURRAY)

C'est aussi le positionnement de la start-up française Tomojo, qui vend des croquettes aux insectes pour les chiens et chats: "On a une protéine de bonne qualité, traçable, qui est très nutritive, bien digérée par le système animal, mais qui n'entre pas en compétition avec l'alimentation humaine, qui ne détruit pas les ressources de la planète", explique à l'AFP Madeleine Morley, co-fondatrice de cette jeune pousse.

Tomojo a vendu en 2019 quelque 11 tonnes de croquettes, presque quatre fois plus qu'en 2018 mais une goutte d'eau dans le marché colossal de l'alimentation des animaux de compagnie, qui pèse environ 1,5 milliard d'euros par an pour la seule France.

Ce développement encore modeste s'explique notamment par le manque de ressources disponibles: "La +petfood+ est un peu en compétition avec l'aquaculture", qui a de plus en plus recours aux farines d'insectes, explique Mme Morley.

Sur un marché de l'aliment pour poissons d'aquaculture pesant 120 milliards de dollars par an, "la part des ingrédients à très forte valeur ajoutée qu'on cherche à remplacer, c'est environ 35 milliards de dollars par an", indique M. Ray.

- Bientôt dans la basse-cour? -

Poissons et compagnons domestiques ne seront bientôt peut-être plus les seuls à manger de la farine d'insectes: les animaux de la ferme pourraient bientôt y goûter aussi.


Une porcherie dans la Meuse, le 30 novembre 2019 (AFP/Archives/FRED TANNEAU)

Bruxelles étudie en effet la possibilité d'autoriser les protéines d'insectes dans l'alimentation des volailles et des cochons.

"Les volailles et les porcs mangent naturellement des insectes", relève Antoine Hubert, qui espère une mise en application en 2021.

"Après, c'est un marché encore beaucoup plus gros que l'aquaculture à des prix aussi beaucoup plus compétitifs", prévient-il.

Cette évolution règlementaire pourrait contrer une autre dérive environnementale: l'importation de soja OGM du Brésil et, à travers elle, la déforestation de l'Amazonie.

© 2020 AFP

  
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