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Un sommet UE-Chine partagé entre déceptions, attentes et mises en gard

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PX1


0PHENIX0
22/06/2020 17:19:05
0

Les visées hégémoniques de la Chine ne font pas l'ombre d'un doute. Les nouvelles routes de la soie en sont un instrument et les soumis ont déjà prêté allégeance à cet empire de la dette.

Message complété le 22/06/2020 17:19:46 par son auteur.

PS : good D6 🦴

  
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MMManson
22/06/2020 17:14:09
0

<<La Chine a décidé de relever la tête, les autres pays asiatiques suivront.>>

Arrête de rêver 😂😂😂

  
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deckard6
22/06/2020 16:57:27
1

Marius : nous ferions mieux, au vu de ce passé, d'envisager notre position de futurs "colonialisés" possibles...


... de futurs '' colonialisés '' de fait

  
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deckard6
22/06/2020 16:55:24
1

Comme d'habitude, une excellente analyse Dubaisan

  
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Dubaisan
22/06/2020 15:50:33
1

Pour tout négociateur qu'il soit occidental, oriental, septentrionnal, subtropical...la messe est dite. Certains de nos politiques peuvent être fiers que leur héritage soit adopté par l'UE: se comporter en idéologues plaçant au plus haut la défense de défenseurs des droits de l'homme avant même qu'on se connaisse mieux avec les interlocuteurs.

Vous avez malheureusement raison. C'est avec idéologie que l'on a traité cette épidémie, on en voit le résultat. C'est avec idéologie (et soumission aux USA..ne nous leurrons pas...) que l'on conçoit nos relations avec la Chine et l'Asie d'une manière générale, la moitié de la population mondiale tournera le dos à l'Occident. La Chine a décidé de relever la tête, les autres pays asiatiques suivront.

La Chine a moins besoin de l'Europe que l'Europe d'elle; l'Europe dans son format actuel est morte. Les pays de l'Est européen se tourneront soit vers la Chine soit vers les USA, car ils n'ont rien à attendre de cette Europe et redoutent la Russie. Les USA essaieront de placer leur pions au risque de créer de nouvelles guerres. L'Europe va devenir le terrain de bataille Chine-USA.

L'Europe des 6 du tout début risque même de ne pas survivre à ce qui va arriver.


  
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Yellowsubmarine
22/06/2020 14:41:27
2

Les Chinois ont sans doute dépassé le stade où ils étaient intéressés par la reprise d'entreprises issues de l'UE. Quant à elle l'UE commençant par des préambules sur la protection des minorités (HK par rapport à Chine) et par la demande de libération de "défenseurs des droits de l'homme" ne semble pas donner la priorité aux questions économiques ou industrielles ou au respect du droit des brevets. Pour tout négociateur qu'il soit occidental, oriental, septentrionnal, subtropical...la messe est dite. Certains de nos politiques peuvent être fiers que leur héritage soit adopté par l'UE: se comporter en idéologues plaçant au plus haut la défense de défenseurs des droits de l'homme avant même qu'on se connaisse mieux avec les interlocuteurs. A mon humble avis inverser ces priorités eut permis d'espérer gagner un peu d'abord sur le domaine économique et plus tard à tout petits pas de tisser des passerelles entre les domaines idéologiques. Maintenant le jeu est bloqué pour un temps certain entre UE et Chine; nous ne gênerons plus pendant un certain temps le jeu théâtral Americano- Chinois.

  
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jamariuscky
22/06/2020 14:29:11
2

"L'Europe ne sera pas le champ de bataille des Etats-Unis et de la Chine", a affirmé dimanche le commissaire européen à l'Industrie Thierry Breton."
Mais l'Europe, déclassée du fait de ses divisions, est déjà le champ de bataille de ces superpuissances qui n'auront de cesse que de détruire l'UE afin d’accroître encore leur domination. L'intelligence triomphera t elle ? Le Brexit semble dire non et au lieu de fustiger le colonialisme europeen passé (même si rien ne peut l'excuser), nous ferions mieux, au vu de ce passé, d'envisager notre position de futurs "colonialisés" possibles...

  
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MMManson
22/06/2020 14:09:01
1

<<Sinon, nous sommes déterminés à jouer une autre carte, celle de la défense de nos intérêts>>

Bah...normalement c'est ce qu'il faut faire.

  
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francleon
22/06/2020 13:40:34
1

Grosse mascarade de l'UE avec la Chine, SANS DÉCLARATION COMMUNE à l'issue de "ce sommet" ! VOUS, "LE PEUPLE", N'AVEZ RIEN A SAVOIR DE CE QUE "CES HAUTS RESPONSABLES" ONT DÉCIDÉ, POUR NOTRE BIEN A TOUS !

  
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francleon
22/06/2020 13:40:34
0


Le président du Conseil européen en visioconférence depuis Bruxelles le 22 juin 2020 pour le sommet UE-Chine (POOL/AFP/YVES HERMAN)

Européens et Chinois se sont retrouvés lundi pour un sommet en visioconférence pour tenter d'aplanir leurs nombreuses divergences et préparer une réunion extraordinaire de leurs dirigeants, mais sans espoir de signer cette année un accord sur la protection des investissements.

"Nous attendons un signal au plus niveau d'une volonté de la Chine d'augmenter ses ambitions, notamment pour la protection des investissements. Sinon, nous sommes déterminés à jouer une autre carte, celle de la défense de nos intérêts", a averti lundi un haut responsable européen.

Washington a mis en garde les Européens avant le sommet: "le Parti communiste chinois veut vous obliger à choisir" entre les Etats-Unis et la Chine, a affirmé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Le sommet a commencé à 10H00 (08H00 GMT) entre les représentants de l'UE, Charles Michel, le président du Conseil et Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission et le Premier ministre Li Keqiang. Une seconde réunion est prévue à 14h30 (12H30 GMT) avec le président Xi Jinping.

Mais aucune déclaration commune n'est prévue et les Chinois "n'ont pas proposé de faire une conférence de presse commune", a précisé un autre responsable européen.

"La Chine attache une grande importance à cette rencontre et est disposée à collaborer avec l'UE pour obtenir des résultats positifs", a assuré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian.

"L'ambition a été affichée l'année dernière de conclure un accord sur la protection des investissements, mais nous n'avons pas fait les progrès nécessaires", a répondu un haut responsable européen.

"Nous entrons dans le vif du sujet, mais beaucoup de chemin reste à faire. Il faudrait un tournant de la part de la Chine et c'est ce que nous attendons de ce sommet", a-t-il expliqué.

Chacun a exprimé ses attentes et ses préoccupations au cours de réunions préparatoires. La méfiance domine et transparait sous forme de mises en garde voilées.

- Pas un champ de bataille -

Les Européens s'inquiètent de l'emprise grandissante de Pékin sur Hong Kong avec la mise en cause de l'autonomie du territoire et les atteintes aux libertés fondamentales.

L'UE a exigé vendredi la libération de plusieurs défenseurs des droits de l'homme et dénoncé les campagnes de désinformation orchestrées par la Chine sur la pandémie de Covid-19.


Le président du Conseil européen Charles Michel participe à une visioconférence dans le cadre du sommet UE-Chine, le 22 juin 2020 à Bruxelles (X00380/AFP/YVES HERMAN)

Les Européens sont par ailleurs déçus par le peu de progrès constatés dans la mise en œuvre par Pékin de ses engagements pour le climat avec notamment la construction de nouvelles centrales au charbon.

La Chine représente un quart des émissions mondiales de gaz a effet de serre. "Si la Chine ne fait rien, c'est une excuse pour les pays qui refusent de s'engager", a déploré un responsable européen. Les Etats-Unis sont sortis de l'accord de Paris sur le climat.

Les Chinois sont pour leur part préoccupés par la nouvelle législation européenne sur les investissements étrangers et la prise de distance de l'UE à leur égard.

Engagés dans un conflit commercial et politique avec Washington, Pékin cherche des soutiens. Mais les Européens refusent de se laisser prendre dans le jeu des tensions entre les deux puissances.

"L'Europe ne sera pas le champ de bataille des Etats-Unis et de la Chine", a affirmé dimanche le commissaire européen à l'Industrie Thierry Breton.

Les échanges de biens entre la Chine et l'UE représentaient 1,5 milliard d'euros par jour en 2019, selon les données de la Commission.

"La relation avec la Chine est complexe et elle le restera", a souligné le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Elle doit être "fondée sur la confiance, la transparence et la réciprocité".

Pékin a répondu par un avertissement implicite.

"La Chine espère que l'UE mettra en place un environnement équitable, impartial et non discriminatoire" pour les investissements, a déclaré son ambassadeur auprès de l'UE Zang Ming. "Le capital est très sensible et lâche. En cas de changement de vent, le capital votera avec ses pieds", a-t-il averti.

"Nous avons besoin de poursuivre les négociations. Nous avons besoin d'un bon accord et nous n'en sommes pas là. Nous prendrons le temps nécessaire", a expliqué la Commission européenne.

© 2020 AFP

  
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