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Après trois nuits de gel, le Chablisien fait l'inventaire des dégâts


Actualité publiée le 21/04/17 12:00
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Vus de pieds de vigne de Chablis touchés par le gel à Chablis près d'Auxerre, le 21 avril 2017 (AFP/PHILIPPE DESMAZES)

Après trois nuits de gel, qui pourrait avoir touché 20% du vignoble, les viticulteurs du Chablisien faisaient vendredi matin l'inventaire des dégâts, dans une région déjà durement frappée l'an dernier par les températures négatives et la grêle.

"Il y aurait à peu près 1.000 hectares de touchés" sur 5.453, "mais on ne sait pas encore dans quelle proportion", a précisé à l'AFP une porte-parole du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).

"C'est un problème pour certains secteurs qui ont déjà gelé l'an dernier", même si "c'est à priori moins grave", a ajouté le BIVB.

La nuit de mercredi à jeudi a été la plus froide, les températures descendant à -7 degrés par endroits.

Daniel Seguinot, viticulteur à Maligny, l'un des secteurs qui ont le plus souffert, a passé une bonne partie des trois dernières nuits dans les vignes, à protéger avec ses filles ce qu'il pouvait de ses 25 hectares. "On estime qu'on pourrait avoir 70% de perte", se désole le viticulteur.


Aspersion des pieds de vigne à Chablis (nord) pour les protéger du gel, le 21 avril 2017 (AFP/PHILIPPE DESMAZES)

"On a commencé, déjà hier, à avertir nos clients, surtout à l'export", ajoute le vigneron, qui envoie du prestigieux vin de Chablis jusqu'aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande ou au Japon.

Une partie du domaine a pu être protégée grâce à un dispositif d'aspersion, projetant de l'eau sur la vigne et formant une fine coque de glace sur les feuilles et les tiges, une autre partie par un système traditionnel de bougies pour réchauffer l'air autour des ceps de vigne.

"Déjà l'an dernier, la grêle avait détruit totalement la récolte", raconte M. Seguinot. Mais si "de mémoire d'ancien, la grêle on n'avait jamais vu ça", ce n'est pas le cas du gel.

"Mes parents, dans les années 50, n'ont pas fait de vin pendant 12 ans à cause des gelées. Mais, à l'époque, tout le monde avait un peu d'élevage et de céréales" à côté de la vigne.


Installation de bougies autour des ceps de vigne à Chablis (nord) pour réchauffer l'air, le 21 avril 2017 (AFP/PHILIPPE DESMAZES)

La quasi-totalité du Châtillonnais, petit vignoble de 300 hectares dans le nord de la Côte-d'Or, a aussi été fortement touchée. "Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de récolte", précise Thomas Nicolet, directeur de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB).

Selon les professionnels du secteur, le reste du vignoble bourguignon a été touché de manière très localisée, plutôt au niveau des bas de coteaux et des fonds de vallées, qui sont les zones les plus susceptibles de geler.

© 2017 AFP

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2 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

gars d'ain


21/04/17 12:13
Le risque de sécheresse est important et comme en 1976, on a d'abord des températures trop hautes en avril, puis un puissant retour de bâton avec des gelées...

On suivra avec intérêt la suite des signaux du programme météo de 1976...

Je me souviens parfaitement des images catastrophiques agricole, c'était de mon entrée en 6ème...

L'année méteo 1976...
http://www.prevision-meteo.ch/almanach/1976
CRI74


23/04/17 14:04
Effectivement , pas gâtés dans le chablis et les pays de Loire , deux années de suite .
Rotschild a eu très chaud également avec l'incendie dans le Médoc , à quelques encablures ds son vignoble réputé
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