Bosch doit remplir sa part du contrat sur son site de Rodez selon le gouvernement
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Bosch doit remplir sa "part du contrat" sur son site de Rodez selon le gouvernement


Actualité publiée le 25/06/19 18:13

La secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher le 7 mai 2019 à l'Assemblée Nationale (AFP/Archives/Philippe LOPEZ)

La secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a demandé mardi à Bosch de remplir "sa part du contrat" concernant ses engagements sur son site de Rodez (Aveyron) en difficulté, regrettant que le groupe industriel n'ait pas trouvé de substitut pour la totalité des emplois sur la sellette.

"Nous avons une feuille de route que nous avons signée ensemble. Les organisations syndicales et les salariés ont fait des efforts avec un accord de compétitivité, l'Etat a fait un effort en accompagnant notamment au chômage partiel" les salariés de Bosch "et nous attendons de Bosch de faire sa part du contrat", a déclaré Mme Pannier-Runacher, lors d'un point de presse, après avoir reçu à Bercy des représentants du groupe, élus et syndicats.

"Je reste strictement attachée à cette feuille de route et aujourd'hui, le compte n'y est pas. Car nous avons 300 emplois à trouver, et nous avons seulement 100 équivalents emplois qui sont communiqués par le groupe Bosch. Donc il y a seulement un tiers de cette feuille de route qui est faite pour fin 2021", a regretté la secrétaire d'Etat.

Le déclin des moteurs diesel est notamment à l'origine des difficultés de l'usine de Rodez du groupe, spécialisé dans la production de bougies et systèmes d'injection à destination de véhicules diesel.

Le marché du diesel qui représentait en 2012 près des trois quarts du marché automobile français est tombé en 2018 à 39%.

En 2018, le groupe industriel avait estimé que 600 emplois étaient potentiellement menacés sur ce site. Sur ce nombre, 300 postes ont été maintenus sur une ligne de fabrication d'injecteurs de dernière génération, avec à la clé un investissement de 14 millions d'euros.

Les 300 autres doivent être préservés par la diversification des activités, notamment dans l'aéronautique et l'horlogerie, et la réaffectation à Rodez de la fabrication de barres de torsion.

"J'ai demandé très fermement au patron de Bosch France (....) de préciser dans le mois, où sont les 300 emplois, pour quel type de diversification d'activités (...) et pour quelle type de compétence", a-t-elle fait savoir.

"Nous demandons à Bosch de faire cet effort, de spécifier très exactement les 200 emplois manquants et nous sommes prêts à les accompagner comme nous l'avons toujours fait avec toutes les entreprises qui étaient en phase de transition, à la fois en termes de chômage partiel, mais également dans les contacts qu'ils peuvent avoir et dans la prise de commandes", a conclu la secrétaire d'Etat.

La secrétaire d'Etat a également annoncé le lancement d'une étude pour déterminer "où en sont les nouvelles motorisations", qu'elles soient diesel ou essence, et "comment elles se comparent à des véhicules qui aujourd'hui circulent" avec la vignette Crit'Air 1, réservée aux véhicules les moins polluants.

"Si ces motorisations sont plus propres que ces véhicules qui circulent en Crit'Air 1, alors ces moteurs doivent être reconnus comme tels et circuler en Crit'Air 1". Mais "s'ils sont toujours plus dangereux que des véhicules" dotés de cette vignette, alors il ne faut pas la leur "donner", a-t-elle dit un peu plus tôt sur le plateau de Public Sénat.

Des élus et des représentants syndicaux de Bosch avaient manifesté à la mi-avril, réclamant notamment aux pouvoirs publics "que les diesels modernes soient dotés de la vignette crit'Air 1 qui reconnaîtrait leur caractère peu polluant".

Bosch emploie en France plus de 7.300 personnes sur 29 sites, dont 10 centres de R et D (recherche et développement).

© 2019 AFP

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