CAC40: dévaluation chinoise fait plonger actions et pétrole
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CAC40: dévaluation chinoise fait plonger actions et pétrole


Actualité publiée le 11/08/15 18:12
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Cac 40
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(CercleFinance.com) - Le CAC40 en termine symboliquement sous les 5.100Pts (-1,86% à 5.099Pts): l'indice accusait même jusqu'à -100Pts de repli par rapport à lundi soir (5.094Pts au plus bas alors qu'il flirtait la veille avec les 5.200Pts vers 17H).

Chez nos voisins, Francfort dévisse littéralement de -2,7% après la publication d'un mauvais indice ZEW... et la dévaluation chinoise qui va freiner les exportations allemandes.

Madrid et Milan limitent la casse avec -1,4 et -1,12% respectivement, l'Euro-Stoxx50 chute de -1,9% vers 3.625Pts.

Mais le plus sévère repli du jour, c'est pour le pétrole, qui s'effondre de -4% à New York, le baril cotant 43,15$, son second plus bas cours de l'année après le plancher des 42,5$ de la mi-mars.
Cela plombe le S&P500 à Wall Street (-1,15%), un titre comme Freeport Mc Moran plongeant de -13%, Chesapeake de -5%.

En Europe, la signature d'un accord entre la Grèce et ses créanciers est éclipsée par l'annonce de la dévaluation de -2% du yuan, perçue comme un aveu des difficultés économiques avec lesquelles l'Empire du Milieu est actuellement aux prises (c'est plus lourd écart de change à la baisse depuis 1994, Pékin avait au contraire réévalué le Yuan de 2,1% en juillet 2005 et ne l'avait jamais désarrimé du Dollar depuis 10 ans).

Alors que les marchés s'attendaient à un classique assouplissement monétaire de -25Pts, Pékin a donc dévalué brutalement de -1,9% le yuan ce mardi, après une série d'indicateurs macroéconomiques décevants.

'La Banque de Chine a annoncé qu'elle fixait le point médian de la bande de fluctuation quotidienne autorisée du yuan à 6,2298 pour un dollar, contre 6,1162 lundi', ont précisé ce matin les équipes d'Aurel BGC, selon lesquelles cette décision prouve que 'la situation économique du pays est grave et que l'objectif de croissance de 7% est loin d'être atteint'.

Les inquiétudes concernant la situation de la deuxième économie mondiale sont fondées, par-delà la dévaluation, entre les fortes turbulences qu'a récemment enregistré la Bourse de Shangai, le déficit de compétitivité des entreprises chinoises et les déceptions diverses à court terme inhérentes à l'ampleur ainsi qu'à la longueur des réformes structurelles en cours.

'Cette annonce pourrait peser sur la valorisation des entreprises américaines qui dépendent du marché chinois', a également averti Aurel BGC.

'La décision prise par le gouvernement chinois n'a rien de surprenant à un moment où la Chine essaie de regagner de la compétitivité face à d'autres pays émergents (dont les devises se sont significativement affaiblies face au dollar dernièrement) en soutenant ses exportations et sa croissance', résume pour sa part Exane BNP Paribas.

Dans le même temps, la Grèce a trouvé un accord pour le déblocage d'un troisième plan d'aide international. En échange d'une nouvelle créance de 82 milliards d'euros, le gouvernement d'Alexcis Tsipras s'est engagé à mettre en place dès à présent quelque 35 réformes allant d'un changement sur les taxes à la tonne pour les compagnies maritimes à la dérégulation du secteur énergétique, en passant par le renforcement de la lutte contre la délinquance financière.
La bourse d'Athènes apprécie (+2%) dans le sillage du secteur bancaire.

Du côté des indicateurs, l'indice ZEW du sentiment économique en Allemagne a enregistré une chute surprise de -4,7 points en séquentiel à 25 points ce mois-ci alors qu'il était attendu en hausse (à 31).

Outre Atlantique, l'estimation préliminaire de la productivité américaine au deuxième trimestre est ressortie à +1,3% (chiffre conforme au consensus), le chiffre des stocks de grossistes en juin a augmenté de 0,9% en juin, après une hausse de 0,6% le mois précédent selon le Département du Commerce.
A Wall Street, au lendemain d'une hausse collective de +1,25%, le Dow Jones recède ses gains de la veille (-1,33%), le Nasdaq reperd -1,27% (recul limité par la hausse de +4% de Google qui devient 'Alphabet').

Enfin, s'agissant de l'actualité microéconomique, les valeurs du luxe sont logiquement à la peine au regard de leur exposition à l'Empire du Milieu. La dévaluation du yen renchérit mécaniquement le prix des sacs à main et des montres haut de gamme des grands maisons françaises. LVMH abandonne -5,4%, Hermès -4%, Kering -3,9%, Pernod Ricard -2,8%.

Le secteur automobile, très exposé également à la Chine, avec des prévisions de croissance totalement obsolètes en 2015 (à revoir de toute urgence alors que les ventes chutent de -7,1% sur 1 an en Chine) subit de lourds dégagements: Valeo (-4,9%) est dans le même peloton que Renault et Plastic Omnium (-3,8%) ou Peugeot (-3,55%).
NB: plus aucune valeur du CAC40 ne figurait dans le vert en clôture, pas même Cap Gemini, recommandé à l'achat par Citigroup.



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4 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

tirelire19


11/08/15 19:36
La dévaluation chinoise fait plonger le pétrole archi faux , ce qui est la réalité est que tout va mal , qu' il y avait sur abondance de l' offre et que faute de croissance la demande chute le reste est du pipeau
tirelire19


11/08/15 19:49
Le pétrole plonge depuis plus d' 1 an donc dire que c' est la faute à la dévaluation chinoise est archi faux
Augustus


11/08/15 19:50
Comme d'habitude on nous raconte des balivernes 😄😎
pcottaz


11/08/15 20:16
Presque car ca fait monter le dollar
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