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CAC40: gain de +4% hebdo malgré chiffre de PIB 'horribles'


Actualité publiée le 30/04/20 18:32
bourse Cac 40

(CercleFinance.com) - Le CAC40 accélère rechute de -2,12% vers 4.572) dans un volume de 4,6MdsE qui démontre que cette dernière séance du mois d'avril a donné lieu à des ajustements de portefeuilles indiciels.

La séance avait commencé dans le prolongement du rally de +6% des 3 premières séances de la semaine : l'indice a culminé vers 4.720 vers 9H10 (malgré l'annonce d'un effondrement historique de -5,8% du PIB français au T1, le pire score observé depuis 70 ans).

Les allègements se sont accélérés après le communiqué de la BCE (l'E-Stoxx50 lâche -2,3% à 2.928), lequel ne comportait pas 'd'annonces' majeures relatives au niveau des taux, ou la taille (déjà 'no limit') des programmes d'achat (le PEPP de 7500MdsE pourrait être étendu à volonté, l'échéance des 'prêts d'urgence pandémiques' pouvant également rallongé au-delà du 31 décembre 2020).

Les prises de bénéfices viennent légèrement éroder les 6% de gains des 3 séances précédentes, ce qui peut se justifier avant un week-end prolongé avec la fermeture des marchés Euronext pour 3 jours à l'occasion de la Fête du Travail.

'Sans séance de temporisation, la tendance haussière reste fragile, les premiers objectifs haussiers de court terme sont limités à 4.705 et 4.760 points', notent les équipes de Kiplink.

Wall Street avait rouvert en net repli : le Dow Jones chutait de -1,8% et voit ses pertes s'établir à -1,6% à mi-séance. Le S&P500 affiche -1,5% et le Nasdaq recule de -0,5% après inscrit un nouveau zénith à 8.925, soit seulement -0,8% depuis le 1er janvier.
Le 'S&P' gagne +13% sur ce mois d'avril qui est bien parti pour être le plus époustouflant depuis janvier 1987, voir 1971, le Dow Jones affiche +11% et le Nasdaq-100 +15%.

Hier, la Fed avait réitéré sa promesse de faire tout son possible pour soutenir l'activité 'jusqu'à ce que l'économie soit sortie de la crise', ce qui avait permis à Wall Street de terminer sur des gains de plus de 2%.
En ce jeudi, la BCE a décidé, à l'issue de sa réunion, de maintenir son taux directeur à zéro, son taux de prises en pension à -0,50%.
Elle annonce en revanche réduire son taux d'intérêt sur les opérations TLTRO III à 50 points de base sous le taux moyen des principales opérations de refinancement de l'Eurosystème sur la période de juin 2020 à juin 2021: autrement dit, les banques peuvent emprunter à -1% pour prêter aux PME et PMI durant la période de crise.

De plus, une nouvelle série d'opérations PELTRO (achats 'd'urgence pandémie' non ciblés) sera conduite pour soutenir les conditions de liquidité dans le système financier de la zone euro et contribuer à préserver un fonctionnement souple des marchés monétaires.

La BCE s'attend à une recession comprise entre -5 et -12% cette année (-15% possible au T2, l'OFCE envisage jusqu'à -25%), le rythme de la reprise étant difficile à cerner... mais sera probablement lent indique Ch.Lagarde.

Un chiffre était très attendu ce jeudi outre-Atlantique : les dépenses des ménages américains ont chuté de 7,5% en rythme séquentiel le mois dernier, selon le Département du Commerce, là où les économistes n'anticipaient en moyenne qu'une contraction de l'ordre de 4%.

De leur côté, les revenus des ménages ont reculé de 2% en mars, alors que le consensus de marché n'en attendait qu'une diminution de 1,5%.
En février, les dépenses et revenus avaient augmenté de 0,2% et de 0,6% respectivement.
L'autre rendez-vous très attendu, hebdomadaire celui là, concerne le nombre nouveaux inscrits aux allocations chômage: le Département américain du Travail annonce ce jeudi avoir dénombré de 3.839.000 la semaine dernière, à comparer à 4.442.000 la semaine précédente (4.427.000 en estimation initiale).
C'est un peu plus que ce qui était attendu, le consensus visant plutôt 3,5 millions d'inscriptions.
La moyenne mobile sur quatre semaines a cette fois reculé, pour atteindre 5.033.250, en baisse de 757.000 en l'espace d'une semaine.
Sur 6 semaines, ce sont près de 30 millions d'emplois qui ont été détruits.
Le nombre de personnes percevant des indemnités régulières a atteint 18 millions à l'issue de la semaine du 18 au 25 avril.

Boeing de son côté annonce 16.000 licenciements (10% de ses effectifs) en regard d'une activité largement inférieure de 70% par rapport au rythme du T1 2019.

En Europe cette fois, le PIB a diminué de 3,8% dans la zone euro et de 3,5% dans l'UE par rapport au trimestre précédent, selon l'estimation rapide préliminaire d'Eurostat.
Il s'agit des reculs les plus importants depuis le début des séries temporelles en 1995.

Au cours du quatrième trimestre 2019, le PIB avait progressé de 0,1% dans la zone euro et de 0,2% dans l'UE.

En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB a enregistré une baisse de 3,3% dans la zone euro et de 2,7% dans l'UE au premier trimestre 2020 après avoir augmenté de +1,0% et de +1,3% respectivement au trimestre précédent.

Le PIB de la France a plongé de 5,8%, soit la baisse la plus forte sur l'historique de la série trimestrielle de l'Insee, depuis 1949, dans le contexte de la mise en place du confinement à partir de la mi-mars (la France se détache à la baisse, talonnée par l'Espagne où la contraction du PIB est de -5,2%).

Les prix à la consommation en France augmenteraient pour leur part de 0,4% en comparaison annuelle en avril 2020, après une hausse à un rythme de 0,7% le mois précédent, selon l'estimation provisoire réalisée par l'Insee en fin de mois.

Ce ralentissement de l'inflation résulterait d'un recul accentué des prix de l'énergie et d'un net ralentissement des prix des services. En revanche, les prix de l'alimentation seraient nettement plus dynamiques sur un an qu'en mars.

En mars 2020, les dépenses de consommation des ménages français en biens chutent de 17,9% en volume, soit la plus forte baisse jamais enregistrée sur un mois depuis le début de la série calculée par l'Insee, en 1980.

En avril 2020, un mois marqué par des mesures de confinement liées au Covid-19 dans tous les pays de la zone euro, le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 0,4%, contre 0,7% en mars, selon une estimation rapide d'Eurostat.

Enfin, le taux de chômage dans l'Eurozone s'est établi à 7,4%, en hausse par rapport au taux de 7,3% enregistré en février, d'après les données d'Eurostat. Dans l'UE, le taux de chômage s'est établi à 6,6% en mars 2020, en légère hausse par rapport au taux de février.

Dans l'actualité des valeurs, l'absence d'annonces spécifiques de la BCE en faveur des banques faut replonger Sté Générale de -8,6% (de mauvais résultats, avec une perte de 323MdsE, rajoutent à la lourdeur du titre, ), Crédit Agricole de -6%, BNP-Paribas de -6,6%.


Orange (-0,6%) affiche un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 2,1% à près de 10,4 milliards d'euros et de 1% à base comparable, tiré par une solide croissance de l'Afrique et Moyen-Orient et une progression du segment Entreprises, de la France et de l'Europe.

Lagardère annonce un chiffre d'affaires à 1,36 milliard d'euros au titre des trois premiers mois de 2020, en baisse de 10,4% en données consolidées et de 12,5% en données comparables dans le contexte généralisé de la crise sanitaire du Covid-19.

Le groupe TF1 (-4,4%) a annoncé hier soir un chiffre d'affaires, pour le premier trimestre, de 494 millions d'euros, en baisse de -10,8% par rapport à la même période en 2019.

Safran (-3,5%) a fait état hier soir d'un chiffre d'affaires ajusté du premier trimestre 2020 de 5,4 milliards d'euros, en baisse de -6,9% en données publiées, et de -8,8% en organique.



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