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Ethereum, les cyberattaques continuent


Actualité publiée le 04/09/17 16:14
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Depuis 2009 et la création du Bitcoin, de nombreuses crypto-devises se sont développées dont l’Ether qui est maintenant la 2e plus importante devise virtuelle échangée dans le monde derrière le Bitcoin. Ces crypto-monnaies attirent de plus en plus d’investisseurs et l’intérêt croissant pour le trading de ces devises rend leur cours de plus en plus volatils. Cette année, le Bitcoin est passé de près de 1 000 $ à plus de 4 300 $ et l’Ethereum de près de 100 $ à plus de 410 $. Les récentes cyberattaques influencent la réputation et l’image de l’Ether et montrent la vulnérabilité de ces nouvelles crypto-devises.

Ces monnaies virtuelles sont décentralisées ce qui signifient que personne ne les contrôlent réellement : pas de banques central ni de gouvernements. C’est ce qui entraîne un manque de transparence et de régulation qui permet à de nombreux cyber-pirates de dérober des milliers de devises virtuelles (l’équivalent de millions de dollars) en exploitant des failles de sécurité.

Deux cyberattaques importantes ont eu lieu la semaine dernière sur le marché de l’Ether

Lundi 17 juillet 2017, lors de la levée de fonds de la plateforme Coin Dash (ICO ou Initial Coin Offering), des pirates ont dérobé l’équivalent de plus de 7 millions d’euros en quelques minutes. En échange de l’argent envoyé par les clients/les actionnaires, l’entreprise devait envoyer le nombre de jetons correspondant aux actions que les participants voulaient obtenir. Seulement, les pirates ont réussi à changer l’adresse du portefeuille Ethereum de l’entreprise qui recevait les fonds pour mettre la leur. Chaque nouvel investisseur a donc envoyé de l’argent directement au pirate en pensant investir dans la société jusqu’à ce que Coin Dash réalise le vol et prévienne tout le monde.

Mercredi 19 juillet, la société Parity Technologies se dit avoir été victime d’un vol équivalent à 32 millions de dollars sur sa plateforme Parity. Dans ce cas, une faille dans certaines versions de ses porte-monnaies (portefeuilles Ethereum multi signatures) a été utilisée par les cyber pirates pour dérober cette importante somme. 3 portefeuilles particulièrement exposés à cette faille ont été touchés : ceux de 3 entreprises évoluant dans la sphère de l’Ethereum : Æternity, Swarm City et Edgeless. Parity explique que la faille de sécurité ne se situe pas dans le portefeuille mais dans le contrat qui permet de pouvoir gérer les portefeuilles multisignature.

Ces piratages massifs soulignent les risques et les vulnérabilités liés à l’utilisation des crypto-monnaies mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas tirer profit de ces opportunités. Ethereum Alliance se développe pour « apprendre et tirer parti du seul contrat intelligent soutenant la chaîne de blocs actuellement en cours dans la production du monde réel - Ethereum - pour définir un logiciel de qualité professionnelle capable de gérer les applications les plus complexes et les plus exigeantes à la vitesse des affaires ».

Plus de régulations voulues de la part de certains gouvernements

Plusieurs gouvernements cherchent à réguler le cadre complexe des crypto-devises et certains ont même décidé de faire des Bitcoins une monnaie légale. Ce n’est qu’une question de temps avant que d’autres crypto-devises soient légalisées.

C’est le cas du Japon qui reconnaît depuis le 1e avril 2017 cette devise virtuelle comme moyen de paiement légal. Les investisseurs japonais profitent de cette opportunité pour fortement investir dans les Bitcoins qui rapportent plus que d’investir dans leur propre devise. En effet, la politique monétaire ultra-accommodante de la Banque du Japon et sa planche à billets ont tendance à pousser la valeur de la devise nippone vers le bas.

La Russie fait également évoluer sa position sur le Bitcoin. En avril dernier, le ministre russe des Finances, Aleksey Moiseev, a déclaré que les crypto-devises pourraient être reconnues d'ici 2018. La banque centrale russe et le gouvernement semblent vouloir élaborer des règles et un cadre plus sérieux contre les transferts illégaux (financement du terrorisme et blanchiment d’argent). La Russie n’a pas encore légalisée le Bitcoin mais les parlementaires soulignent le fait qu’ « il est temps de penser à cette question ». 

© www.abcbourse.com

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