La croissance française a été légèrement plus forte que prévu en 2018
OK
Accueil  > Marchés  > Cotation Cac 40  > Actus Cac 40

La croissance française a été légèrement plus forte que prévu en 2018


Actualité publiée le 16/05/19 21:50
degiro Découvrez combien vous pouvez économiser sur vos frais de courtage
Investissez avec des tarifs de courtage jamais vus auparavant sur plus de 50 places boursières internationales. Ouverture de compte en ligne. Aucun minimum de dépôt. Investir comporte des risques de perte.
Cac 40
5 316,51  0,67%



Croissance française (AFP/AFP)

La croissance économique a été légèrement plus forte que prévu l'an dernier en France, malgré la grève à la SNCF et le mouvement des "gilets jaunes". Une bonne nouvelle pour le gouvernement, même si l'activité devrait ralentir cette année.

Selon des chiffres définitifs publiés jeudi soir par l'Insee, la progression du produit intérieur brut (PIB) a atteint 1,7% en 2018, soit 0,1 point de plus que ce qui avait été jusque-là annoncé.

Il s'agit de la deuxième révision à la hausse de la croissance française par l'organisme public, qui avait évalué la progression du PIB 2018 à 1,5% dans une première estimation publiée fin janvier.

A l'origine de cette nouvelle correction: le niveau plus élevé que prévu de la consommation des ménages. Elle a progressé de 0,9% au lieu de 0,8%, en raison d'une progression notable du pouvoir d'achat (+1,4%).

Autre élément favorable: l'évolution des exportations, qui ont augmenté de 3,5% au lieu de 3,3%, permettant à la balance commerciale de peser positivement sur l'activité (+0,7 point au lieu de 0,6 point).

"0,7 point de contribution du commerce extérieur à la croissance, on n'avait pas vu ça depuis très longtemps", assure à l'AFP Denis Ferrand, directeur de l'institut de recherche Rexecode.

L'investissement des entreprises, de son côté, est resté solide, mais néanmoins plus faible qu'attendu: selon l'Insee, il a progressé de 2,8% l'an dernier, au lieu de 2,9%.

- "Miroir inversé" -

La révision à la hausse de la croissance de 2018 "est une bonne nouvelle pour les Français", a réagi l'entourage du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, mettant en avant la "sincérité" des prévisions budgétaires de Bercy.

Dans son programme de stabilité budgétaire, le ministère de l'Economie avait fixé son objectif de croissance à 1,7% pour 2018, après avoir un temps envisagé une progression du PIB de 2%.

Les chiffres définitifs de 2018 ainsi que "les chiffres récents sur le chômage et les investissements étrangers montrent l'efficacité de notre politique économique", a assuré l'entourage de M. Le Maire.

Selon l'Insee, le taux de chômage a reculé de 0,1 point au premier trimestre, à 8,7% de la population active en France entière (hors Mayotte), soit son plus bas niveau depuis début 2009.

La France a par ailleurs fait cette année son entrée dans le "top 5" des pays les plus attractifs pour les investissements internationaux, selon le classement annuel du cabinet A.T. Kearney publié lundi.

Le nouveau chiffre de croissance, qui ne modifie pas le niveau du déficit public pour 2018 (2,5%), reste cependant inférieur à la moyenne de l'Union européenne (1,9%) ainsi qu'à la moyenne de la zone euro (1,8%).

Il s'affiche par ailleurs en repli par rapport à 2017, où la croissance a atteint selon l'Insee 2,3% en données brutes (2,4% en données corrigées des jours ouvrés), soit 0,1 point de plus qu'annoncé.

Un ralentissement notable, qui devrait se poursuivre cette année. La croissance devrait retomber à 1,4% selon la Banque de France. Et même à 1,3% d'après l'OCDE, en raison du ralentissement de l'activité mondiale.

"Le contexte international n'est pas très porteur", souligne Denis Ferrand, qui dit s'attendre pour 2019 à une croissance "en miroir inversé" par rapport à 2018.

"L'an dernier, on a eu une consommation poussive, mais des exportations dynamiques. Cette année, la consommation devrait accélérer, grâce aux mesures mises en place pour stimuler le pouvoir d'achat. Mais les perspectives pour les exportations ne sont pas très bonnes", en raison des "tensions sur le commerce mondial", détaille l'économiste.

© 2019 AFP

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook Linkedin email

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.