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Les bonnes pratiques à adopter au moment d'investir en bourse


Actualité publiée le 24/03/21 18:01

Depuis quelque temps, l’investissement en actions regagne en popularité auprès des épargnants individuels. En particulier chez les jeunes actifs qui ont été nombreux à se piquer d’attention pour la bourse lors des périodes de fortes volatilités dans le courant de l’année dernière. En effet, les nouveaux entrants ont profité de l’occasion pour réaliser des achats à bon compte. Mais investir en actions ne s'improvise pas, il existe plusieurs règles à suivre pour optimiser la performance de ses placements. Cet article présente plusieurs recommandations pour bien investir en bourse, avec en premier lieu la question de la fiscalité.

Optimiser la fiscalité de ses investissements en actions

Au moment de se lancer, un certain nombre d’épargnants opte pour un compte-titres pour investir en bourse. Malheureusement, si ce compte par défaut est l’outil offrant le plus de liberté en termes de supports d’investissement accessibles, c’est aussi celui dont la fiscalité est la plus pénalisante.

Le compte-titres ordinaire (CTO) permet d’investir sans restriction sur toutes les places boursières dans le monde, sur tout type d’actions ainsi que des produits dérivés (warrants, turbos, actions cotées sur des places étrangères, etc.) En termes de fiscalité, les dividendes et les plus-values réalisées sur le CTO sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (à noter que les personnes ne payant pas l’impôt sur le revenu pourront opter pour une imposition au barème de l’impôt sur le revenu et ne payeront ainsi que les prélèvements sociaux de 17,2 %).

Dans une optique de valorisation patrimoniale sur le long terme, de nombreux épargnants font le choix de réinvestir leurs dividendes. Il peut donc être judicieux de privilégier les fonds d’investissement capitalisant les dividendes. Cela signifie que les dividendes sont réinvestis au sein du fonds plutôt que d’être distribués aux actionnaires. Ainsi, l’avantage de ce type de fonds est qu’il permet d’éviter de payer l’impôt sur les dividendes, puisqu’ils ne sont pas directement perçus par l’épargnant. Cette stratégie a ses limites, les épargnants souhaitant investir en direct dans des actions auront intérêt à privilégier le PEA.

Le plan d’épargne en actions (PEA) est un dispositif permettant d’investir en bourse dans un cadre fiscal privilégié. En effet, contrairement au CTO, les dividendes et les plus-values réalisées ne sont pas imposés tant que l’argent reste au sein de l’enveloppe. L’investisseur peut donc pleinement réinvestir ses gains sans frottement fiscal. À partir du moment où le PEA atteint 5 ans, l’épargnant peut réaliser des retraits sur le PEA en profitant d’une fiscalité attrayante : les gains sont seulement imposés à hauteur des prélèvements sociaux, soit 17,2 %. Ce qui est sensiblement plus faible que le prélèvement forfaitaire unique de 30 % applicable sur les gains réalisés via un CTO.

Les épargnants peuvent ouvrir un compte PEA chez un courtier en ligne ou bien dans l’établissement bancaire où ils détiennent leur compte courant . Les courtiers en ligne proposent généralement des tarifs plus attractifs, sans droits de garde ni frais d’inactivité.

Diversification

L’investissement en actions expose à un risque de perte en capital. Le cours des actions est directement lié à la santé économique des entreprises, lesquelles peuvent rencontrer des périodes de prospérité, mais également des revers et des difficultés. Il est donc conseillé de diversifier ses placements sur différentes entreprises. Pour aller plus loin encore, il est recommandé de diversifier les secteurs économiques et les zones géographiques des entreprises dans lesquelles on investit.

Les épargnants ne sachant pas dans quelles actions investir ont intérêt à se tourner vers les fonds d’investissement. Gérer un portefeuille d’actions ne s’improvise pas. En déléguant ce travail délicat à des professionnels, les épargnants ordinaires évitent bien des erreurs en termes de stratégie d’allocation. On distingue les fonds d’investissement traditionnels (actifs) et les fonds d’investissement indiciels (trackers et ETF).

Dans les fonds actifs, la stratégie d’allocation est définie par le gérant et repose sur une équipe d’analystes financiers ayant pour objectif de sélectionner les titres à inclure dans le portefeuille. Ces analyses reposent sur une approche micro-économique et/ou macroéconomique. Les décisions sont parfois complétées par des approches algorithmiques. Il existe une infinité de stratégies. Certains fonds cherchent par exemple à se soustraire aux aléas des marchés avec des approches “neutral markets”.

Les fonds d’investissement indiciels prennent le contre-pied des fonds actifs : ils ne cherchent pas à battre les marchés boursiers, mais simplement à en reproduire la performance. On trouve par exemple des fonds indiciels reproduisant la performance du S&P 500, l’indice de référence pour suivre la performance des 500 plus grosses entreprises américaines cotées. Ces fonds ont énormément gagné en popularité ces dernières années. Ils présentent deux avantages de poids. Tout d’abord, leurs frais de gestion sont très réduits, de l’ordre de 0,20-0,50 % contre 2 % par an pour les fonds traditionnels. Aussi, ces fonds indiciels sont cotés en continu sur les marchés, on parle alors d’ETF (Exchange-Traded Fund). Les investisseurs peuvent donc passer des ordres d’achat en direct. Au sujet des dividendes, on trouve des fonds indiciels distributifs et capitalisants. Il est intéressant d’opter pour des ETF capitalisants si l’investissement s’inscrit dans une optique de valorisation à long terme du capital et de réinvestissement des gains en actions.

Market timing et stratégie passive

En matière d’investissement en bourse, deux écoles s’affrontent : il y a ceux qui cherchent à anticiper l’évolution des cours des marchés actions (market timing) et ceux qui investissent de façon passive sans se soucier des niveaux de valorisation des marchés.

Dans le cadre d’une stratégie market timing, l’investisseur cherche les meilleurs points d’entrée pour passer des ordres. Cette stratégie n’est pas sans risque. En effet, l’investisseur s’expose au risque de passer à côté de la hausse du marché s’il n’a pas anticipé cette dernière et est resté à l’écart.

De l’autre côté du spectre, on trouve des investisseurs adoptant une stratégie passive : les investisseurs investissent à intervalle régulier une partie de leur épargne sur les marchés actions, sans se soucier des niveaux de cours actuels. De cette façon, les investisseurs s’assurent de lisser leurs cours d’achat dans le temps.

Ces 2 stratégies ont leurs avantages et leurs inconvénients. Les épargnants ordinaires auront plutôt intérêt à ne pas sur-réagir aux évolutions erratiques des cours des indices. En ce sens, la stratégie passive est une solution intéressante pour investir en bourse sans avoir à suivre de trop près les marchés actions et les actualités économiques et financières.

© www.abcbourse.com

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