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Les "cars Macron" ravis par la grève des transports


Actualité publiée le 03/12/19 11:20

Un bus de la compagnie low-cost Blablabus en juin 2019 à Lyon (AFP/Archives/PHILIPPE DESMAZES)

La grève des transports est une aubaine pour les deux compagnies de "cars Macron" qui vont organiser des rotations supplémentaires pour tenter de remplacer les trains supprimés, jurant qu'ils n'en profiteront pas pour augmenter les prix.

Il ne reste plus que deux compagnies sur le marché --toujours déficitaire-- des autocars interurbains, libéralisé à l'été 2015 par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie: l'allemand FlixBus a racheté Isilines et Eurolines (filiales de Transdev) tandis que BlaBlaCar a racheté Ouibus (filiale de la SNCF) pour le transformer en BlaBlaBus.

Pour les deux, le conflit social qui se prépare à partir de jeudi 5 décembre est du pain bénit. "La demande a doublé!", se réjouit-on déjà tant chez FlixBus que chez BlaBlaCar.

Les deux compagnies se sont donc employées à faire circuler davantage d'autocars. Mais elles ont repoussé les appels du pied du gouvernement qui leur demandait de déployer des cars en Ile-de-France, se concentrant sur les liaisons interurbaines.

FlixBus, par exemple, va augmenter sa capacité d'environ 10% du 5 au 8 décembre --et aussi le week-end suivant (12 au 15 décembre).

"On fait dans la mesure de nos capacités, ce n'est pas non plus simplissime pour nous de mettre de l'offre supplémentaire sur les routes", expose Yvan Lefranc-Morin, directeur général pour la France de la société allemande.

Il lui faut en effet "mobiliser" les sous-traitants pour qu'ils trouvent des véhicules et des chauffeurs, et aussi obtenir de la place dans les gares routières, entre autres contraintes administratives.


Un bus Flixbus en mai 2015 à Paris (AFP/Archives/THOMAS SAMSON)

"En aucun cas on ne serait capable de doubler notre capacité du jour au lendemain ou même d'une semaine sur l'autre, ça demande beaucoup de préparation", insiste-t-il, notant que les cars supplémentaires seront concentrés sur les plus gros axes.

Parmi les destinations les plus prisées: la Normandie, le Grand Ouest, et surtout, pour le week-end, Lyon pour la fête des lumières et Strasbourg pour son marché de Noël.

"Cette période est traditionnellement une période très faible" à part ces deux événements, relativise le responsable.

- "Au même prix" -

"Il y a aussi toute une demande qui disparaît" car de nombreux Français ont choisi de différer leurs voyages, ajoute le directeur général de BlaBlaCar, Nicolas Brusson.

"Maintenant, si la grève dure et que ça commence à toucher le week-end d'après et celui d'encore après, ça sera différent", ajoute-t-il. "Et quand on se rapproche de Noël, le niveau d'anxiété augmente beaucoup."


Le directeur général de BlaBlaCar, Nicolas Brusson, le 14 novembre 2018 à Paris (AFP/Archives/ERIC PIERMONT)

Certains usagers parient d'ailleurs sur une grève longue, car les autocars commencent déjà à se remplir.

Plus généralement, "le (car) n'est pas une solution pour absorber des pics de demande comme ça", juge Nicolas Brusson. "Il joue à la marge."

Logiquement, le patron de BlaBlaCar croit plus au covoiturage et au "réflexe" des automobilistes pour proposer des sièges en cas de besoin, qui est "de loin le plus efficace pour absorber la demande".

En outre, son prix n'augmente pas pour les passagers, souligne-t-il.

A cet égard, ceux des "cars Macron" risque de payer plus. Mais c'est parce que les autocars seront très remplis, explique-t-on tant chez FlixBus que chez BlaBlaCar.

"Les grilles tarifaires ne bougent pas, les sièges sont vendus au même prix, ce n'est pas plus cher", insiste Nicolas Brusson.

Mais "si cette année, vous achetez quelques jours à l'avance pour un billet le 5 décembre, il y a de fortes chances que vous achetiez un des derniers sièges disponibles dans le car", ajoute Yvan Lefranc-Morin. "C'est uniquement dû à ce phénomène: on vend des places par catégories de prix, et à chaque fois qu'une catégorie s'épuise, on passe à la case d'après."

Du coup, la majorité des passagers n'auront pas payé très cher, insistent les deux compagnies.

Quant aux encombrements de circulation à prévoir, "les gens vont être compréhensifs si les cars ont du retard", estime M. Lefranc-Morin. "En période de grève, les gens seront déjà suffisamment contents de pouvoir se déplacer!"

© 2019 AFP

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7 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

avis1


03/12/19 11:33
en plus ils ne craignent pas les tremblements de terre se détournent rapidement ne necssitent pas milles personnes au km
CRI74


03/12/19 11:44

Merveilleux ces cars qui tournent à vide , polluent un max et ne tournent que pendant quelques jours par an .

80% de compagnies en faillite , les autres regroupées depuis leur instauration , un vrai succès !

Et hop , une ânerie de plus pour Avis

ACCART


03/12/19 11:49

Ce que je ne comprends pas c'est 1000 personnes au kilomètre ?

30000 KMS de ligne réseau et 140000 salariés ca fait quoi, 5, non ?

waine70


03/12/19 12:01

Les cars Macron ?


ça tourne pas plus à vide que les trains, ou alors ça a bien changé (les trains ...), ça pollue moins que le train qui a besoin d'électricité nucléaire ( sans compter les 38 t de glypho par ans sur les voies ...) et un billet de train est subventionné à 80 % ( sans compter la dette pharaonique entre rff et sncf , plusieurs dizaines de milliards !)

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