Les prix de l'or noir s'enflamment après les attaques contre le pétrole saoudien
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Les prix de l'or noir s'enflamment après les attaques contre le pétrole saoudien


Actualité publiée le 16/09/19 20:22

Deux attaques d'envergure ont été menées contre l'usine d'Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais (PLANET LABS INC./AFP/HO)

De Moscou à Washington, les autorités ont tenté de rassurer les marchés lundi en affirmant que les attaques contre des installations pétrolières saoudiennes n'allaient pas conduire à une pénurie d'or noir dans le monde mais n'ont pu empêcher une flambée des cours.

Le baril de référence sur le marché mondial, le Brent de la mer du Nord coté à Londres, bondissait vers 17H45 GMT de 15,2% à 69,37 dollars. Il s'est temporairement envolé de près de 20% à l'ouverture, le plus fort mouvement en cours de séance depuis 1991 et la guerre du Golfe.

Le baril de WTI, la référence du brut à New York, montait pour sa part de 14,9% à 63,06 dollars après avoir pris jusqu'à 15,5%.


Le ministre américain de l'Energie, Rick Perry a tenté de freiner la flambée des prix du pétrole lundi en mettant en avant la "quantité substantielle de pétrole disponible" (AFP/Archives/MANDEL NGAN)

Cette hausse soudaine est la conséquence directe de deux attaques d'envergure menées contre l'usine d'Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais. Elles ont entraîné une chute de moitié de la production saoudienne, à hauteur de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial.

Outre la brutale réduction de l'approvisionnement du monde en or noir, ces attaques ont réveillé la crainte d'une escalade militaire entre Washington et Téhéran.

- Bourse -

Dans ce contexte tendu, les autorités saoudiennes étudient d'ailleurs la possibilité de reporter l'entrée en Bourse très attendue du géant pétrolier Aramco, ont indiqué lundi à l'AFP des sources proches du dossier. L'entreprise, dont la valeur boursière doit dépasser les 1.000 milliards de dollars, prévoyait jusqu'ici de s'introduire en novembre sur son marché local et en 2020 sur une Bourse internationale.


Le président américain Donald Trump (AFP/Archives/SAUL LOEB)

Le ministre américain de l'Energie, Rick Perry a bien tenté de freiner la flambée des prix du pétrole lundi en mettant en avant la "quantité substantielle de pétrole disponible".

"Oui, il va y avoir des perturbations pendant un certain temps. Oui, il va y avoir une flambée (des prix), mais pas de l'ampleur dévastatrice que cela aurait eu il y a encore cinq ans", a assuré le responsable américain interrogé depuis Vienne, par la chaîne CNBC.

Il y a "plein de pétrole!", avait déjà tweeté la veille le président américain Donald Trump.

"Pour le moment, les marchés sont bien approvisionnés avec de nombreuses réserves commerciales", a aussi affirmé lundi matin l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

- Amortir le choc -

Grâce aux réserves mondiales, "il n'y a pas besoin de prendre en urgence des mesures supplémentaires", a également déclaré le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak qui devait s'entretenir avec son homologue saoudien dans la journée.

Le royaume saoudien a déjà promis de mobiliser ses vastes réserves pour amortir le choc.

"Selon les données du cabinet JODI, l'Arabie saoudite a environ 188 millions de barils de pétrole en réserve, ce qui au rythme de 5,7 millions de barils par jour couvre environ 33 jours", calculent dans une note les analystes de Morgan Stanley.

"De plus, Aramco avait la capacité d'augmenter sa production pétrolière d'environ 2 millions de barils par jour avant les attaques, et une partie pourrait très bien encore être intacte", ajoutent-ils.


Exportations de pétrole de l'Arabie saoudite (AFP/Gillian HANDYSIDE)

Toutefois, nuancent les analystes de TD Securities, "s'il y a suffisamment de capacités pour compenser (les perturbations) à court terme, ce sont des infrastructures clés qui ont été touchées, suggérant qu'au moins une partie d'entre elles pourraient rester hors service pendant plus d'un mois."

Les marchés manifestaient aussi lundi par leur coup de sang la crainte d'une escalade des tensions dans la région.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par Téhéran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué les attaques.

Mais l'Arabie saoudite a affirmé lundi que les armes utilisées ont été fabriquées en Iran alors que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait déjà accusé samedi l'Iran d'être à l'origine de l'attaque.

Téhéran a jugé ces accusations "insensées" et "incompréhensibles", par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a laissé entendre qu'elles avaient pour but de justifier "des actions futures" contre l'Iran.

© 2019 AFP

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3 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

papygaga


17/09/19 09:11
Tous les scénarios restent sur la table :

1) l'Iran est derrière tout ça, possible mais incompréhensible car cela n'est pas dans son intérêt et elle le sait;

2) une dissidence des diverses factions iraniennes qui chercherait à déstabiliser le régime modéré actuel.

3) les rebelles yéménites qui auraient été commandités ou non, problème ils n'ont pas accès à la technologie des drones;

4) l'Arabie Saoudite elle-même qui chercherait un prétexte pour pulvériser l'Iran, possible mais la déstabilisation sociale et économique serait dangereuse pour la caste féodale dirigeante de ce pays;

5) les ricains eux-mêmes, soi par commandite interposée, soit directement. Ce n'est pas l'intérêt immédiat de Donald Terminator, mais il y a des dissensions au sein de l'équipe de Trump, il est donc possible que certaines factions américaines soient à la manoeuvre.

5)Dernière possibilité, et non la moindre, Israel pourrait bien être l'instigateur de l'opération, c'est bien elle qui a founir le rapport totalement bidonné à Trump, source du retrait américain de l'accord alors que la CIA avait bien confirmé que les termes de l'accord étaient suivis par l'Iran. c'est aussi Israel qui a menacé l'Iran d'une frappe nucléaire limitée s'il continuait à enrichir de l'uranium. Enfin Israel est bien un des très rares pays au monde à maitrisé la technologie des drones et son intérêt est évident.

il apparaît tout de même curieux qu'aucune photo ou film de satellite n'ait été fourni car on peut penser que ces données devaient être disponible sur le bureau des autorités américaines dans la demi-heure suivant...

Reste à savoir ce que ça cache.

il conviendrait que les "preuves" fourni par l'oncle Sam soient de vraies preuves, car les photos de Silos agricoles présentés comme des rampes de lancement d"armes de destruction massives" en Irak est toujours en mémoire.

menteur un jour, menteur toujours.
syjo


17/09/19 11:00

Les réserves de pétroles étant évidement finies ,et la démographie galopante,si on ne trouve rien pour le remplacer,la guerre pour s'en procurer sera rude.Ce n'est juste qu'une question de temps, mais ce qui est sûr c'est que les gros bras vont écraser les petits dans un premier temps,mais ce ne sera juste qu'un sursaut,ils tomberont quand même,quand il n'y aura plus de jus,il n'y aura plus de jus !

Momo2002


17/09/19 11:27

Il n'a des élections en Judée ,il faut faire peur aux électeurs pour que bibi soit réélu, et en plus ça rend lle pétrole de chiste.

rentable (us)

Quand aux réserves les nouvelles découvertes en Mer du Nord, au large de Chypre, les côtes turque, Nigeria......... C c'est pas encore la pénurie.

De toute façon pour faire la guerre des prétextes c est pas ce qui manque ... Civilisation des lumières.

😑

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