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Mohammed VI place la relance économique au cœur de sa stratégie de lutte contre la pandémie


Actualité publiée le 12/10/20 14:45

S’adressant aux parlementaires le 9 octobre dernier, à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, le roi du Maroc Mohammed VI a appelé les élus à faire preuve de «d’engagement » et « d’efforts redoublés», pour faire face aux conséquences du Covid-19. En tête des priorités de l’étape actuelle, le souverain chérifien a insisté sur le rôle stratégique du plan de relance économique lancé dans le royaume, en vue de rehausser la capacité d’investissement des petites et moyennes entreprises, de créer des emplois et préserver les sources de revenu. Détails de la stratégie marocaine de relance post-covid.

Annoncé le 30 juillet dernier, le plan de relance mis en place dans le royaume, le plaçait déjà parmi les plus audacieux au monde en injectant 11% du PIB national pour soutenir l’économie avec une enveloppe de 120 milliards de Dirhams (environ 11 milliards d’euros). Ce plan de relance prend désormais une nouvelle dimension centrée sur l’investissement, à travers un fonds stratégique supplémentaire qui vient soutenir le dispositif de prêts garantis par l’Etat en faveur du tissu productif. Deuxième mesure phare du plan de sauvetage marocain.

15 milliards de Dirhams dédiés à l’investissement

Baptisée « Fonds Mohammed VI pour l’Investissement », cette nouvelle enveloppe de 15 milliards de Dirhams (environ 1,5 milliard d’euros), provenant du budget de l’État, a pour vocation d’intervenir dans la « promotion de l’investissement et le relèvement des capacités de l’économie nationale ».

Doté de la personnalité morale, ce fonds devrait jouer un rôle déterminant aussi bien, pour soutenir les secteurs productifs du royaume à surmonter les effets de la crise, que pour le financement et l’accompagnement des grands projets à venir.

Depuis le début de la riposte marocaine, ce sont plus de 20 000 entreprises qui ont pu bénéficier de prêts garantis pas l’Etat, pour un total de plus de 26 milliards de Dirhams (environ 2,5 milliards d’euros), ce qui a permis d’atténuer les répercussions de la crise en préservant des milliers d’emplois.

Dans ce contexte, le monarque de 57 ans, a appelé à poursuivre les efforts « tant de la part du secteur bancaire et de la Caisse Centrale de Garantie que du côté des entreprises et des associations professionnelles ».

Impliquant aussi bien l’État que les principaux acteurs économiques et sociaux du royaume, ce nouvel outil s’appuiera sur un ensemble de fonds sectoriels spécialisés qui lui sont rattachés. Parmi les domaines prioritaires de la vision royale, on retrouve notamment la restructuration industrielle, l’innovation ainsi que les petites et moyennes entreprises, les infrastructures et le tourisme avec une importance particulière accordée à l’agriculture et au développement rural.

L’agriculture comme levier essentiel de la relance économique

Pour redresser son économie, le Maroc mise sur son agriculture. En effet, le souverain Alaouite a appelé à « soutenir la résilience de ce secteur-clé et d’accélérer la mise en œuvre de tous les projets agricoles ».

L’un des leviers essentiels de la stratégie portée par Mohammed VI est l’opération de mobilisation d’un million d’hectares de terres agricoles collectives, au profit des investisseurs et des ayants droit et un volume d’investissements attendus estimé à environ 38 milliards de dirhams à moyen terme (un peu moins de 3,8 milliards d’euros).

Avec comme double objectif, la dynamisation de l’investissement et de l’emploi, adossé à la nouvelle stratégie agricole, cette mesure devrait contribuer à la valorisation de la production agricole nationale et faciliter l’insertion professionnelle en milieu rural. Pour y parvenir le royaume chérifien entend notamment créer un environnement incitatif à destination des jeunes du monde rural, « par la création d’entreprises et l’appui à la formation ».

A travers cette démarche le Maroc entend générer une valeur ajoutée supplémentaire représentant annuellement l’équivalent d’environ deux points de PIB.

© www.abcbourse.com

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