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Parachute doré, 15 millions d'euros distribués depuis 2020


Actualité publiée le 29/11/21 09:15

Les parachutes dorés cristallisent les critiques, encore plus en période de crise économique et sociale. Retour sur plus de 15 millions d’euros versés depuis le 1er janvier 2020 et l’arrivée du Covid-19 dans nos vies.

Avec la pandémie, on aurait pu penser que la pratique des parachutes dorés, retraites chapeau et autres primes de départ allait disparaître, pour un temps au moins. D’autant plus après qu’Emmanuel Faber ait renoncé à toute forme de parachutes dorés après son départ de chez Danone, « dans un esprit de solidarité au regard de la crise sanitaire du Covid-19 ». Mais il n’en est rien, ci-dessous, sept dirigeants ayant bénéficié de « cadeau de départ » financiers depuis 2020.

Ronan Le Moal, ex-Crédit Mutuel Arkéa, 5 millions d’euros

L’ex-directeur général, qui formait avec le troisième de ce classement, Jean-Pierre Denis, le tandem à la tête d'Arkéa jusqu'à début 2020, est parti avec un total de 5 millions d’euros. Un montant qui n’avait alors pas manqué de choquer les syndicats de la banque, notamment parce que l’ex-directeur général n’avait pas été licencié, mais avait démissionné de son propre chef, officiellement pour poursuivre un « projet entrepreneurial ».  Officieusement, les révélations de Médiapart sur l’illégalité de certaines de ses rémunérations auraient fini de motiver son départ, parallèlement à la fin de son idylle avec son président.

Isabelle Kocher, ex-Engie, 3,3 millions d’euros

Partie le 24 février 2020, l’ancienne directrice d’Engie a quitté le groupe avec 3,3 millions d’euros. Elle avait vu son mandat ne pas être renouvelé par son conseil d’administration (CA). Officiellement, ce dernier invoquait « la nécessité d’un nouveau leadership ». Officieusement, à en croire les informations d’Eva Crouzet, cela pourrait être dû à la volonté du président du CA, Jean-Pierre Clamadieu, d’évincer une candidate à sa succession.

Jean-Pierre Denis, ex-Crédit Mutuel Arkéa, 2,5 millions d’euros

2,5 millions d’euros pour un projet d’indépendance avorté et une stratégie « Amazon de la banque » que s’est empressé de liquider son successeur, Julien Carmona, dès son arrivée. C’est le montant des indemnités de rupture que va toucher Jean-Pierre Denis, l’ex-président d’Arkéa, à la suite de sa  démission. À noter que l’ancien président - qui conserve malgré tout un poste dans l’une des filiales du groupe - a cependant renoncé à une partie de ses indemnités (5 millions d’euros supplémentaires).

François Riahi, ex-Natixis, 2,4 millions d’euros

Avec une deuxième perte consécutive pour la banque sous son mandat et « en raison de divergences stratégiques concernant les options du futur plan de Natixis », le CA de l’établissement bancaire « débarquait » en août 2020 François Riahi à la surprise générale. Depuis, fait rarissime dans les annales bancaires, début février 2021, le CA a demandé la restitution de l’indemnité de départ au motif qu’une disposition inscrite dans une note de bas de page du contrat du stratège avait entraîné une erreur de calcul.

Ni la banque ni le principal intéressé n’ont pour l’instant fait de communication supplémentaire sur le sujet.

Didier Quillot, ex-Ligue de football professionnel, 1,49 millions d’euros

En pleine crise financière, et alors que le football français subissait de plein fouet la crise économique liée à la pandémie de Covid-19 et l’arrêt des compétitions sportives, Didier Quillot quittait la LFP avec 1,49 millions d’euros d’indemnités de départ.

Si dans le milieu de football ce genre de montant s’apparente à un transfert de joueur de deuxième division, la clause du contrat octroyant la somme avait tout de même surpris plusieurs administrateurs de la Ligue qui l’avaient « découvert quand (ils s’étaient penchés) sur les modalités de son départ ».

Nicole Etchegoinberry, ex-BPCE, 900,000 euros

Le 26 août dernier, l’organisation syndicale SUD solidaires BPCE dénonçait «  le versement du parachute doré de Nicole Etchegoinberry, présidente du directoire de la Caisse d’épargne Loire-Centre, accordé gracieusement par le Conseil d’Orientation et de Surveillance (COS) en séance du 24 juin 2021 ».

Timing compliqué pour l’ex-présidente qui s’était fendue auparavant de déclarations militantes, que le syndicat n’a pas manqué d’exhumer : « il faut arrêter de penser profits, savoir donner avant de recevoir, cela remet les compteurs à zéro ».

Eric Pinatel, ex-Logirem, 300 000 euros

L’ancien directeur général, qui avait quitté l’entreprise avant d’y revenir quelques semaines dans le but d’être licencié avec, semble-t-il, l’aval du CA, touchera plus de 300 000 euros. Depuis le début de l’année, un élu du personnel avance que la facture pourrait s’élever en fait à 500 000 euros via plusieurs versements, sans que la direction ne lui apporte, pour l’instant, la contradiction.

Le parquet de Marseille s’est saisi de l’affaire et a ouvert une enquête préliminaire pour escroquerie.

© www.abcbourse.com

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