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Routiers: CGT et FO maintiennent la grève en attendant un "engagement écrit" du patronat


Actualité publiée le 06/12/18 12:57
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La ministre des Transports Elisabeth Borne le 6 décembre 2018 à Paris (AFP/FRANCOIS GUILLOT)

Les syndicats CGT et FO du transport routier, reçus jeudi au ministère des Transports, ont maintenu leur appel à la grève à partir de dimanche soir mais ils le lèveront s'ils obtiennent un "engagement écrit" du patronat sur les heures supplémentaires.

"Pour le moment, il y aura grève à partir de dimanche soir 22H00. Il manque un engagement formel de la part des employeurs (...), une garantie écrite" sur le maintien des taux de majoration des heures supplémentaires des chauffeurs routiers, a déclaré Patrice Clos, secrétaire général de FO-Transports, à la presse à l'issue de la réunion.

"Nous exigeons que les patrons s'engagent par un accord que l'on peut faire ce soir, demain matin...", a indiqué Jean-Marc Lambert de la CGT-Transports. S'il y a "un accord dans ce sens-là, nous lèverons la grève", a-t-il ajouté.

"Les organisations syndicales attendent un message. Je n'ai pas de doute que les organisations patronales vont donner ce message", a déclaré de son côté aux journalistes la ministre des Transports Élisabeth Borne.

La CGT et FO dénoncent une récente décision du Conseil d'État qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers. Le Conseil d'État avait été saisi par deux organisations patronales du secteur, la FNTR et TLF.

La CGT et FO, deuxième et troisième syndicats du transport routier, estiment que cette décision remet en cause la majoration des heures supplémentaires, malgré les déclarations répétées depuis lundi de Mme Borne et du patronat, assurant que l'annulation de ce décret était sans conséquences et que l'accord de branche continuait de s'appliquer.

- "Maintien de nos acquis" -

La ministre a dit jeudi avoir "rassuré" les syndicats "sur le fait que les taux continuent de s'appliquer et que toute entreprise qui ne les appliquerait pas serait dans l'illégalité".

Mme Borne "va demander aux organisations patronales de s'engager pour rassurer", a indiqué Stéphane Bourgeon de la CFDT.

M. Clos a précisé que l'appel pour dimanche soir portait à la fois sur des arrêts de travail et des blocages. "Les salariés du transport routier qui sont en grève seront là où ils travaillent, sur les routes" et "si les salariés sont sur le bitume, les poids lourds ne passeront pas", a relevé M. Lambert. "On ne demande rien de plus que le maintien de nos acquis", a-t-il ajouté.


Le responsable CGT Transport Jean-Marc Lambert le 6 décembre 2018 (AFP/FRANCOIS GUILLOT)

L'"engagement écrit" réclamé devra être inscrit "dans la convention collective nationale" du transport routier, a expliqué M. Clos à l'AFP.

Dans un communiqué, Mme Borne a appelé "chacun à la responsabilité dans un esprit d'apaisement dont le pays a besoin".

La décision du Conseil d'État, datée du 28 novembre et annulant un décret du 17 novembre 2016, "était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement", selon le ministère.

L'article 42 du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM), "qui vient d'être présenté en Conseil des ministres, prévoit de sécuriser le fait que l'accord de branche continuera de prévaloir pour les taux de majoration des heures supplémentaires. L'annulation de ce décret prenant effet dans neuf mois, cela laisse pleinement le temps au projet de loi d'être adopté", a souligné le ministère.

© 2018 AFP

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