Une dirigeante de Huawei demande au Canada de ne pas l'extrader aux Etats-Unis
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Une dirigeante de Huawei demande au Canada de ne pas l'extrader aux Etats-Unis


Actualité publiée le 24/06/19 22:00

Meng Wanzhou, le 8 mai 2019 à Vancouver, au Canada (AFP/Don MacKinnon)

Les avocats de la dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, arrêtée à Vancouver en décembre, ont écrit lundi au ministre canadien de la Justice pour lui demander d'abandonner la procédure d'extradition vers les Etats-Unis.

Mme Meng a été arrêtée au Canada à la demande de la justice américaine, qui l'accuse d'avoir contourné les sanctions américaines contre l'Iran mais aussi, via deux filiales, d'avoir volé des secrets industriels du groupe de télécoms américain T-Mobile. Des accusations contestées par ses avocats.

La directrice financière de Huawei avait été remise en liberté quelques jours plus tard, moyennant le dépôt d'une caution de 10 millions de dollars canadiens (6,6 millions d'euros), le port d'un bracelet électronique et la remise de ses passeports.

Les audiences sur la demande d'extradition des Etats-Unis doivent débuter le 20 janvier 2020.

Le courrier envoyé lundi au ministre canadien de la Justice David Lametti par les avocats de la Chinoise n'a pas été rendu public.

Mais ces derniers ont indiqué dans un communiqué avoir demandé au ministre d'abandonner une procédure d'extradition jugée "sans fondement", et qu'il en irait mieux ainsi pour les "intérêts nationaux canadiens".

L'arrestation de Mme Meng a provoqué une crise diplomatique sans précédent entre Ottawa et Pékin.

La Chine a arrêté depuis l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et son compatriote consultant Michael Spavor, qu'elle soupçonne d'espionnage, et condamné à mort deux autres Canadiens reconnus coupables de trafic de drogue.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a récemment écarté l'idée d'une annulation pure et simple de la procédure d'extradition de Meng Wanzhou, comme l'aurait suggéré l'ancien Premier ministre canadien Jean Chrétien.

"Soit on est un Etat de droit, soit on ne l'est pas", a-t-elle déclaré. "Cela créerait un précédent très dangereux si le Canada changeait de position concernant le respect d'un traité d'extradition (avec les Etats-Unis) en réponse à des pressions extérieures".

Le ministre de la Justice David Lametti a refusé de commenter la demande des avocats de Mme Meng.

© 2019 AFP

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