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VTC: Uber France veut se réconcilier avec ses chauffeurs


Actualité publiée le 19/06/17 19:11
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Fabian Tosolini (à droite sur la photo), de la CFDT-Transports, ici le 9 janvier 2014 lors d'une conférence de presse (AFP/Archives/MARTIN BUREAU)

La compagnie de VTC Uber, en conflit depuis plusieurs mois avec ses chauffeurs en France notamment autour des tarifs, a annoncé lundi un "changement stratégique", qui doit permettre d'améliorer les relations.

Uber France "se donne les moyens aujourd'hui de faire ce qui est nécessaire pour rétablir la confiance avec les chauffeurs", a assuré le directeur France d'Uber, Steve Salom, lors d'une conférence de presse, en évoquant l'objectif de recherche d'une "croissance pérenne".

Pour la compagnie, l'enjeu est de taille, tant en termes d'image auprès des clients, que de départs de ses chauffeurs qui privilégient d'autres plates-formes VTC pour trouver des courses.

Les effectifs des centres d'accueil ont ainsi été doublés et une équipe dédiée aux relations avec les chauffeurs a été créée. "La priorité pour l'équipe, c'est de restaurer la confiance avec les chauffeurs", a indiqué Julie Touyarot, qui la dirige.

La grogne était montée chez les chauffeurs en décembre dernier, lorsqu'Uber avait annoncé la hausse de sa commission. Une médiation gouvernementale avait abouti en février à ce qu'Uber propose une aide financière aux chauffeurs en difficulté, et au lancement de négociations avec les syndicats et associations de chauffeurs, au point mort.

L'enveloppe financière de deux millions d'euros a été transformée en un "dispositif sans plafond financier" et quelque "1,8 million d'euros ont été investis déjà", a indiqué le directeur France d'Uber.

Cette somme a servi à financer l'accompagnement par un prestataire extérieur de "plusieurs centaines de chauffeurs" qui rencontraient des difficultés financières.

Mais selon Sayah Baaroun (Unsa SCP-VTC), interrogé par l'AFP, l'aide est subordonnée à des "conditions piège", comme souscrire aux services de "prestataires" choisis par la plateforme. Pour le représentant syndical, "tant qu'Uber n'acceptera pas de discuter des tarifs, le reste est de la communication, on discute de la pluie et du beau temps".

Sur les principaux sujets (tarification minimum imposée aux plateformes, règles de désactivations disciplinaires, etc.), Uber a opposé "des fins de non-recevoir", assure pour sa part Fabian Tosolini, de la CFDT-Transports.

Il dénonce "une guerre de com'" d'Uber, confrontée à "une problématique majeure: elle ne trouve pas de chauffeur pérenne, il y a un turn-over considérable".

Depuis l'échec en mars des discussions avec Uber, l'appel au boycott lancé par l'intersyndicale (CFDT, Actif et UDCF) "fonctionne", selon le syndicaliste, et de plus en plus de clients "se déportent sur les autres plateformes".

A propos des désactivations de comptes de chauffeurs par Uber, jugées opaques, une procédure d'appel a été instaurée, à laquelle participe un panel de cinq chauffeurs. Sur neuf cas étudiés, huit ont été modifiés, assure la plateforme.

Par ailleurs, la compagnie s'est engagée à financer une partie de la formation des chauffeurs Loti (transport collectif à la demande), qui devront à partir du 1er janvier 2018 être titulaires de l'examen VTC pour exercer. A hauteur de 200 euros par chauffeur, soit jusqu'à 3 millions pour les 15.000 chauffeurs Loti que compte l'Hexagone.

© 2017 AFP

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