La Grèce, ou est la surprise ?
14/05/2011 05:14:59
Salut Jipes et Lupo,
Pour ma part je n'ai jamais eu ni le courage ni la volonté et encore moins l'envie de quitter ma méditerranée.
Tu soulèves un problème de taille Jipes en parlant de l'europe comme tu le fais.
C'est la problématique actuelle, il n'est pas possible d'émettre ne serait ce qu'un doute au sujet de la conduite des affaires de l'europe, sans passer pour le négationniste de service.
Barroso n'est qu'un épouvantail, celui que l'on agite faute de mieux, il est la pour instiller la peur, élément nécessaire à la déculturation générale.
C'est la tactique de la terre brûlée.
Je renvois une fois de plus à l'article de Michel Gabrysiak sur la société Carrefour, qui simplement décrit la déstructuration d'un groupe par ailleurs prospère, au seul avantage de fonds de pensions qui n'ont d'autres but que d'en tirer un profit immédiat.
Il en va de même avec les états, les marchés financiers imposent leurs règles, il n'est pas permis de douter de la validité de ces dernières. La aussi, l'objectif est d'en tirer un profit financier immédiat en démantelant des pays et en asservissant leurs peuples.
Peut importe la Grèce et son passé, c'est l'exemple qu'il faut retenir, l'avant était critiquable mais assurait à tout le moins du travail et une vie relativement prospère. L'après est une abomination, une déculturation générale, le chaos social et toute la violence qui en résulte.
Sentant poindre les adeptes d'un modernisme à tout crins, je précise que mes propos ne sont pas animés de réminiscences nostalgiques, il s'agit de prendre en compte les éléments actuels et savoir en tirer toutes les conclusions objectives nécessaires.
Au jeu des comparaisons notre monde actuel est un échec sur le plan social, mais comment en serait-il autrement ?
Je suis usé d'entendre des hommes politiques - dont le relais est assuré par une presse morne et mécanique - fustiger tous ceux qui ne sont pas de leur avis. Pour arriver à leur fin, ils tentent de marginaliser toutes les opinions contraires à leur projet.
Est taxé d'antieuropéen, quasi raciste, irresponsable à n'en point douter celui qui n'adhère pas à l'europe telle qu'elle nous est proposée.
Pour ma part ce n'est pas demain la veille que je donnerai la moindre caution à une Europe qui tend à détruire plus qu'elle ne rassemble.
Souvenons nous du référendum sur le traité européen, 55% de non en France, la messe était dite ? sûrement pas, il fut imposé par voie parlementaire.
Une piqûre de rappel de la carte de France qui s'exprima sur ce référendum, pour dire si nous sommes entendus !
Pour ma part je n'ai jamais eu ni le courage ni la volonté et encore moins l'envie de quitter ma méditerranée.
Tu soulèves un problème de taille Jipes en parlant de l'europe comme tu le fais.
C'est la problématique actuelle, il n'est pas possible d'émettre ne serait ce qu'un doute au sujet de la conduite des affaires de l'europe, sans passer pour le négationniste de service.
Barroso n'est qu'un épouvantail, celui que l'on agite faute de mieux, il est la pour instiller la peur, élément nécessaire à la déculturation générale.
C'est la tactique de la terre brûlée.
Je renvois une fois de plus à l'article de Michel Gabrysiak sur la société Carrefour, qui simplement décrit la déstructuration d'un groupe par ailleurs prospère, au seul avantage de fonds de pensions qui n'ont d'autres but que d'en tirer un profit immédiat.
Il en va de même avec les états, les marchés financiers imposent leurs règles, il n'est pas permis de douter de la validité de ces dernières. La aussi, l'objectif est d'en tirer un profit financier immédiat en démantelant des pays et en asservissant leurs peuples.
Peut importe la Grèce et son passé, c'est l'exemple qu'il faut retenir, l'avant était critiquable mais assurait à tout le moins du travail et une vie relativement prospère. L'après est une abomination, une déculturation générale, le chaos social et toute la violence qui en résulte.
Sentant poindre les adeptes d'un modernisme à tout crins, je précise que mes propos ne sont pas animés de réminiscences nostalgiques, il s'agit de prendre en compte les éléments actuels et savoir en tirer toutes les conclusions objectives nécessaires.
Au jeu des comparaisons notre monde actuel est un échec sur le plan social, mais comment en serait-il autrement ?
Je suis usé d'entendre des hommes politiques - dont le relais est assuré par une presse morne et mécanique - fustiger tous ceux qui ne sont pas de leur avis. Pour arriver à leur fin, ils tentent de marginaliser toutes les opinions contraires à leur projet.
Est taxé d'antieuropéen, quasi raciste, irresponsable à n'en point douter celui qui n'adhère pas à l'europe telle qu'elle nous est proposée.
Pour ma part ce n'est pas demain la veille que je donnerai la moindre caution à une Europe qui tend à détruire plus qu'elle ne rassemble.
Souvenons nous du référendum sur le traité européen, 55% de non en France, la messe était dite ? sûrement pas, il fut imposé par voie parlementaire.
Une piqûre de rappel de la carte de France qui s'exprima sur ce référendum, pour dire si nous sommes entendus !
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13/05/2011 08:06:08
Salut Napo,
Méfies-toi quand même,
"Celui qui dit la vérité, il doit être éxécuté" (vieil air connu)
J'en connais ici qui vont te tirer dessus, mais je sais que tu aimes çà.
A un de ces jours, ma retraite approche et je vais avoir un peu de temps pour moi.
Méfies-toi quand même,
"Celui qui dit la vérité, il doit être éxécuté" (vieil air connu)
J'en connais ici qui vont te tirer dessus, mais je sais que tu aimes çà.
A un de ces jours, ma retraite approche et je vais avoir un peu de temps pour moi.
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13/05/2011 03:18:21
La Grèce est l'exemple parfait de l'impossible adéquation d'une Europe non fédérale.
C'était difficile à prévoir ? : lien proposé par l'utilisateur tout comme la socialisation des dettes du privé annoncée dès 2007 (je n'ai plus le lien).
Que reproche t'on à la Grèce que nous ne puissions nous reprocher à nous même ? un état dispendieux, irréformable de part la complexité de ses structures administratives et de la puissance électorale de ce corps administratif épart ?
En France :
- aucun gouvernement n'a jamais su le nombre exact de fonctionnaires oeuvrant ou dépendant de Bercy
- l'éducation nationale, ce mammouth indégraissable, 6ème employeur mondial, qui ne sert plus à rien, sauf à être considéré comme une garderie géante pour enfants de plus en plus attardés
- une stratification de l'administration dont une enquête récente a révélée qu'un simple dossier administratif était traité 5 fois à minima
- un coût des traitements administratifs effarant, une commune moyenne lorsqu'elle commande un simple stylo le paye au prix de monsieur tout le monde certes, mais le traitement de la commande est de 85€ en moyenne !
- un endettement écrasant
- un système social qui ne ravi plus que les benêts, onéreux tout autant qu'inaccessible pour une majorité de citoyens qui ne peuvent s'offrir une couverture complémentaire privée (mutuelle)
- un entêtement à s'isoler dans des productions industrielles militaires, le Rafale étant l'étendard de cette gabegie, qui ne sert qu'à alimenter le besoin financier des partis politiques en quémande de moyens
- un empilement des administrations locales : mairies, canca, agglomérations de communes, conseils généraux, conseils régionaux, et toute une série de nébuleuses qui gravitent autour de ces trous noirs administratifs
- un taux d'imposition qui nous place dans le peloton de tête des plus ponctionnés
- une surtaxation des entreprises avec un cortège de prélèvements qui s'apparente clairement à un racket organisé
- une corruption à tous les étages
- une justice étouffée par l'appareil politique et dont personne ne sait plus à quoi elle sert réellement, tellement la vétusté des lois et le manque de moyens sclérose l'appareil judiciaire
- une police répressive, omniprésente sur les routes, machine à encaisser du fric, sans résultats aucun, mais absente partout ailleurs ou nous en avons besoin
- un appareil syndical corrompu et d'une rare médiocrité
Je vous laisse le soin de prolonger la liste.
L'europe, si l'on exclu l'Allemagne, la France, l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne (ça baisse très vite !) que viennent apporter les autres pays de l'UE ?
Qu'attendre de l'adhésion à l'Europe d'un pays comme la Grèce ? sinon à les obliger au même schéma qu'on étés obligés de suivre tous les états de la planète : délocalisations, surendettement, fuite en avant.
Le seul défaut réel de la Grèce étant dans la limite de ses moyens, dans ses réels possibles.
Les marchés servis par des agences de notations qui imposent leurs règles à l'entier du monde sont de beaux hypocrites.
Ils prêtent à la Grèce, mais sans rire, ils comptaient vraiment être remboursés un jour ou bien avaient-ils fait le pari que les citoyens assumeraient les inévitables défaillances ?
Doit-on s'interroger tant la réponse est évidente…
Finalement j'ai pris le parti d'en rire, surtout en lisant des articles ça et la, véritables pensum sur le comment du pourquoi de la situation actuelle.
Comme si tous ces pseudos journalistes ou économistes découvraient avec stupeur la réalité de ce monde, qui continuent de se perdre dans des analyses d'une rare indigence, salauds aux ordres ou véritables cons ? Certainement les deux mon colonel !
La Grèce va mal car le monde va mal, car nous avons cédé une place incroyable à la finance, les années 80 marquant le début de la transformation des états en entreprises.
Quand un état a-t-il été rentable aussi loin que l'on puisse regarder ?
C'était difficile à prévoir ? : lien proposé par l'utilisateur tout comme la socialisation des dettes du privé annoncée dès 2007 (je n'ai plus le lien).
Que reproche t'on à la Grèce que nous ne puissions nous reprocher à nous même ? un état dispendieux, irréformable de part la complexité de ses structures administratives et de la puissance électorale de ce corps administratif épart ?
En France :
- aucun gouvernement n'a jamais su le nombre exact de fonctionnaires oeuvrant ou dépendant de Bercy
- l'éducation nationale, ce mammouth indégraissable, 6ème employeur mondial, qui ne sert plus à rien, sauf à être considéré comme une garderie géante pour enfants de plus en plus attardés
- une stratification de l'administration dont une enquête récente a révélée qu'un simple dossier administratif était traité 5 fois à minima
- un coût des traitements administratifs effarant, une commune moyenne lorsqu'elle commande un simple stylo le paye au prix de monsieur tout le monde certes, mais le traitement de la commande est de 85€ en moyenne !
- un endettement écrasant
- un système social qui ne ravi plus que les benêts, onéreux tout autant qu'inaccessible pour une majorité de citoyens qui ne peuvent s'offrir une couverture complémentaire privée (mutuelle)
- un entêtement à s'isoler dans des productions industrielles militaires, le Rafale étant l'étendard de cette gabegie, qui ne sert qu'à alimenter le besoin financier des partis politiques en quémande de moyens
- un empilement des administrations locales : mairies, canca, agglomérations de communes, conseils généraux, conseils régionaux, et toute une série de nébuleuses qui gravitent autour de ces trous noirs administratifs
- un taux d'imposition qui nous place dans le peloton de tête des plus ponctionnés
- une surtaxation des entreprises avec un cortège de prélèvements qui s'apparente clairement à un racket organisé
- une corruption à tous les étages
- une justice étouffée par l'appareil politique et dont personne ne sait plus à quoi elle sert réellement, tellement la vétusté des lois et le manque de moyens sclérose l'appareil judiciaire
- une police répressive, omniprésente sur les routes, machine à encaisser du fric, sans résultats aucun, mais absente partout ailleurs ou nous en avons besoin
- un appareil syndical corrompu et d'une rare médiocrité
Je vous laisse le soin de prolonger la liste.
L'europe, si l'on exclu l'Allemagne, la France, l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne (ça baisse très vite !) que viennent apporter les autres pays de l'UE ?
Qu'attendre de l'adhésion à l'Europe d'un pays comme la Grèce ? sinon à les obliger au même schéma qu'on étés obligés de suivre tous les états de la planète : délocalisations, surendettement, fuite en avant.
Le seul défaut réel de la Grèce étant dans la limite de ses moyens, dans ses réels possibles.
Les marchés servis par des agences de notations qui imposent leurs règles à l'entier du monde sont de beaux hypocrites.
Ils prêtent à la Grèce, mais sans rire, ils comptaient vraiment être remboursés un jour ou bien avaient-ils fait le pari que les citoyens assumeraient les inévitables défaillances ?
Doit-on s'interroger tant la réponse est évidente…
Finalement j'ai pris le parti d'en rire, surtout en lisant des articles ça et la, véritables pensum sur le comment du pourquoi de la situation actuelle.
Comme si tous ces pseudos journalistes ou économistes découvraient avec stupeur la réalité de ce monde, qui continuent de se perdre dans des analyses d'une rare indigence, salauds aux ordres ou véritables cons ? Certainement les deux mon colonel !
La Grèce va mal car le monde va mal, car nous avons cédé une place incroyable à la finance, les années 80 marquant le début de la transformation des états en entreprises.
Quand un état a-t-il été rentable aussi loin que l'on puisse regarder ?
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