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Irlande & Portugal



agathe11
05/06/2012 15:53:36
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60% de 50% qui votent ..........30% pour le oui
  
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moisankarl
05/06/2012 12:00:21
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Le jeudi 31 mai, les Irlandais ont voté à 60% pour le pacte budgétaire européen. Pourtant, il ne faut pas y voir une approbation éclatante de l'Union mais plutôt le choix d'un pays désenchanté, selon un éditorial du Irish Independent.

Nos suzerains européens et nos administrateurs dublinois ne devraient pas se réjouir trop vite de cet acte d’allégeance dicté par la peur ratifié jeudi dernier. Loin d’être un vote de confiance à l’égard de l'Europe, ou même du gouvernement, ce oui maussade obtenu des électeurs à leur corps défendant était davantage un acte de désespoir.

Et c’est d’un pas pesant que l’électorat a donné “son consentement formel” à la ratification du pacte budgétaire européen. Pour autant, il serait présomptueux de croire qu’un peuple menacé d’une austérité “immédiate et terrible” ait donné son consentement “en toute liberté”.

Rétrospectivement il était sans doute un peu naïf de rêver que la souris allait se transformer en lion et tailler en pièce les politiques ratées d’austérité. Les initiés des marchés d'obligations avaient déjà parié que l’Irlande, gentil toutou fidèle de l’UE qu’on rassure d’un sourire ou d’une petite blague sur la feta, ferait ce qu’on lui dirait et cette coterie a malheureusement toujours raison.

Enda Kenny, Premier ministre fossoyeur
Nous avons beau nous targuer d’être un pays rebelle, quand le cœur et la raison entrent en conflit nous avons tendance à ronger notre frein et écouter notre tête, et ce depuis 1913, ce qui avait inspiré à notre poète national W. B. Yeats ce cri de désespoir : “L'Irlande romantique est morte et enterrée”.

En d’autres temps plus conservateurs, un personnage récurrent de la société irlandaise était la “pauvre fille-mère” qui avait “fauté”, victime d’une passion excessive, et qui disparaissait mystérieusement pendant quelques mois pour revenir et subir le reste de sa vie les regards moqueurs et désapprobateurs. Sans que bien entendu personne ne songe à incriminer l’auteur très respectable de cette situation, qui continuait à assister en bonne place à la messe du dimanche.

C’est ainsi qu’après “sa faute”, l’Irlande a repris sa place (pour l’instant) au sein morose de la bonne société européenne, qui a apparemment oublié que sa prudente banquière en costume bleu a joué un rôle non négligeable dans le “péché” budgétaire de l’Irlande.

Il est triste de constater que, malgré que le “respect et l’estime” que nous voue avec condescendance Mme Merkel, le vote de jeudi dernier n’a servi qu’à confirmer que, plus encore que l’Irlande romantique, l’Irlande indépendante était définitivement “morte et enterrée”. Et son fossoyeur, le Premier ministre Enda Kenny se tient désormais debout devant sa tombe, la pelle à la main, au cas où l’on chercherait à échapper à cette nouvelle éthique nationale qui consiste à “prier et économiser”.

Mais si le gouvernement est sorti indemne de ce référendum, l’avenir ne sera pas facile. Peu après son triomphe électoral, M. Kenny avait eu cette phrase mémorable à propos du peuple irlandais qui selon lui n’était pas du genre à s’en laisser conter.

Or ce que notre gouvernement a fait avaler à un Paddy [l'Irlandais moyen] dubitatif la semaine dernière c’est que le oui ferait revenir les investisseurs, la stabilité et la croissance et remettrait le pays au travail. Mais si cette fois le peuple irlandais a bien voulu écouter, et non gober, l’histoire racontée par Enda, M. Kenny et l’Europe ont intérêt à tenir leur promesses ou, la prochaine fois, Paddy risque de ne pas être aussi réceptif.
  
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moisankarl
04/06/2012 20:08:23
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Portugal: la troïka ouvre la voie au déblocage de fonds supplémentaires
Les créanciers internationaux du Portugal ont salué les progrès accomplis par Lisbonne dans la mise en oeuvre de son programme de sauvetage, ouvrant la voie au déblocage de nouveaux financements pour le pays.

La troïka composée du Fonds monétaire international (FMI), de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré dans un communiqué lundi que le programme de réformes du Portugal restait en bonne voie malgré des défis persistants.

Le communiqué, publié sur le site Internet de la BCE, autorise Lisbonne à recevoir 4,1 milliards d'euros de financements supplémentaires de la part des trois institutions internationales, qui ont effectué cette annonce à l'issue d'une visite au Portugal du 22 mai au 4 juin.

Le Portugal doit en principe recevoir une aide totale de 78 milliards d'euros, conformément à l'accord conclu en 2011.

Les autorités portugaises mettent globalement en oeuvre les réformes comme escompté et l'ajustement extérieur se fait plus rapidement que prévu, a expliqué la troïka, avertissant toutefois que la montée du chômage devenait une préoccupation urgente.

La troïka a également indiqué que le produit intérieur brut (PIB) du pays pourrait se révéler meilleur que prévu en 2012.

Le rééquilibrage de l'économie s'est poursuivi, la croissance plus forte qu'escompté des exportations compensant largement la faiblesse de la demande intérieure, a-t-elle noté.

La troïka prévoit que le PIB du Portugal se contracte de 3% cette année, alors que l'estimation précédente était une diminution de 3,25%. L'économie devrait renouer avec la croissance, quoique modestement, en 2013, a ajouté la troïka.
  
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moisankarl
01/06/2012 17:38:00
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L'Irlande approuve à 60,3% le pacte budgétaire européen
Les Irlandais ont voté à 60,3% en faveur du pacte budgétaire européen lors du référendum organisé jeudi dans le pays, selon les résultats officiels des 43 circonscriptions publiés vendredi.

Au Total, 1.584.179 bulletins de vote valides ont été recensés, dont 955.091 pour le pacte budgétaire et 629.088 contre.
  
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moisankarl
01/06/2012 13:37:02
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C'est officiel

Référendum : le oui l'emporterait
01.06.2012 | The Irish Times

"Le camp du oui confiant dans la victoire malgré la faible participation", annonce le quotidien au lendemain du vote sur le pacte budgétaire européen. Les partisans de l'adoption du pacte prédisent une victoire de l'ordre de 60 % contre 40 % au non, des chiffres conformes aux sondages réalisés au cours de la campagne. Cet optimisme vient notamment de la plus forte participation des classes moyennes, notamment à Dublin. Un oui de l'Irlande, seul pays de la zone euro à organiser un référendum, serait "la première bonne nouvelle depuis longtemps", commente le journal.

Message complété le 01/06/2012 13:39:41 par son auteur.

Le Danemark ratifie le pacte budgétaire européen

31/05 | 18:19

Le Parlement du Danemark a ratifié jeudi le pacte budgétaire européen, qui prévoit des sanctions en cas de dérapage des finances publiques.
Les députés danois ont ratifié le pacte par 80 voix contre 27, a annoncé le Parlement.
Le royaume scandinave est membre de l'Union européenne mais ne fait pas partie de la zone euro.
Le pacte, approuvé en mars par les dirigeants de tous les pays de l'UE à l'exception du Royaume-Uni et de la République tchèque, prévoit de respecter des "règles d'or" sur l'équilibre des comptes, sous peine de sanctions.
Les Irlandais votent aujourd'hui sur le pacte budgétaire européen, qui entrera en vigueur dès que 12 pays de la zone euro l'auront ratifié. Un "non" irlandais ne compromettrait donc pas la mise en oeuvre du traité mais il priverait l'Irlande d'accès au Mécanisme européen de stabilité (MES) et enverrait un signal négatif au moment où la zone euro s'enfonce dans la crise.
Par ailleurs, la Suède a adopté tard mercredi le MES. 276 élus se sont prononcés pour, 19 contre, 19 se sont abstenus et 35 étaient absents.
Le MES, destiné à soutenir les pays de la zone euro en difficulté financière, devrait entrer en vigueur en juillet, un an avant la date initialement prévue, et avoir une capacité de prêt initiale de 500 milliards d'euros.

  
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Lupo
01/06/2012 10:57:14
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YES si cela se confirme cac pourrait redevenir GREEN
  
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moisankarl
01/06/2012 10:53:11
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OUI, OUI, OUI, Ils aurait dit OUI.
Attention se sont les premières estimations.
1 électeurs sur deux se serait déplacé.
  
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moisankarl
31/05/2012 21:05:03
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Le dépouillement des votes commence à 9h demain.
  
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moisankarl
31/05/2012 18:34:32
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Les bureaux de vote doivent fermer à 21H00 GMT et le résultat est attendu vendredi.
Les derniers sondages donnaient tous le "oui" largement en tête, mais environ un tiers des électeurs se disaient encore indécis et une faible participation pourrait faire basculer le vote.

Message complété le 31/05/2012 21:05:19 par son auteur.

22h pardon

  
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moisankarl
31/05/2012 09:32:52
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Référendum en Irlande sur le pacte budgétaire européen
Les Irlandais sont appelés à se prononcer jeudi par référendum sur le pacte budgétaire européen, un scrutin suivi de près par Bruxelles mais où le "oui" est donné gagnant.

L'Irlande est jusqu'à présent le seul pays de l'Union européenne à soumettre à référendum ce traité qui vise à renforcer la discipline au sein de l'Union à la suite de la crise de la dette. Le pacte, approuvé par les dirigeants de tous les pays de l'UE, sauf le Royaume-Uni et la République tchèque, prévoit de respecter des "règles d'or" sur l'équilibre des comptes, sous peine de sanctions.

Selon les derniers sondages, le "oui" est largement en tête en Irlande, mais environ un tiers des électeurs se disaient encore indécis avant le scrutin.

Le Premier ministre irlandais, le centriste Enda Kenny, a fait campagne pour le "oui", qui sera, selon lui, synonyme de "stabilité".

A l'inverse, Gerry Adams, leader du Sinn Fein, parti nationaliste de gauche, a estimé que le pacte signifierait encore plus d'austérité. "Nous savons que l'austérité ne fonctionne pas, et c'est ce que de plus en plus de gens disent en Europe", a-t-il répété à la veille du scrutin.

L'Irlande se trouve dans une situation particulière dans l'UE, puisque l'ancien "Tigre celtique" bénéficie depuis la fin 2010 d'un plan de sauvetage de 85 milliards d'euros que lui ont octroyé l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) en contrepartie d'engagements contraignants en matière budgétaire.

Un éventuel rejet du pacte européen n'aurait pas immédiatement d'incidence sur ce plan de sauvetage, mais il priverait l'Irlande d'accès au Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à soutenir les pays de la Zone Euro en difficulté financière, qui entrera en vigueur en juillet.

Un référendum est un exercice risqué en Irlande: le pays a rejeté à deux reprises des traités européens (Nice en 2001 et Lisbonne en 2008), avant de se raviser lors de scrutins de rattrapage, mais au prix de concessions.

Une victoire du "non" jeudi ne bloquerait pas non plus l'application du pacte, puisqu'il entrera en vigueur après ratification de seulement 12 Etats. Toutefois, elle lancerait un signal très négatif au moment où la zone euro s'enfonce dans la crise et pourrait remettre encore un peu plus en cause la politique d'austérité.

Les bureaux de vote ouvrent jeudi à 07h00 et fermeront à 22h00. Les résultats du scrutin sont attendus vendredi.
  
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moisankarl
31/05/2012 09:14:58
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A la veille du référendum sur le pacte budgétaire, le 31 mai, The Irish Times invite les électeurs irlandais à se focaliser sur le traité lui-même et non sur d’autres considérations sans rapport avec la question.

Demain, au terme d’une campagne tapageuse et souvent peu éclairante sur le pacte budgétaire, nous allons voter. Non pas sur le bilan du gouvernement. Ni sur le prix de l’eau ou les charges pesant sur les ménages. Ni même sur l’"austérité". Nous votons pour savoir si nous autorisons ou non le gouvernement à ratifier le pacte budgétaire et à amender notre constitution en conséquence.

C’est en Europe un droit démocratique peu courant et un droit important, auquel nous tenons à juste titre, mais ce droit s’accompagne aussi d’une responsabilité démocratique : l’obligation pour les électeurs de ne se prononcer que sur le sujet concerné. Ce qui est peut-être trop demander…

Comme ce fut le cas lors de chacun des sept référendums sur la construction de la CEE/ CE/ UE qui ont été soumis au peuple irlandais, The Irish Times recommande une nouvelle fois de voter "oui" au traité. Cette recommandation ne découle pas d’une europhilie forcenée ne laissant pas de place au sens critique, mais d’une évaluation pragmatique des intérêts vitaux de l’Irlande – c’était le cas à l’époque et ça l’est encore aujourd’hui – et surtout du sentiment qu’il est des choses que nous faisons mieux ou qu’il nous faut nécessairement faire ensemble, collectivement, avec nos partenaires européens.

La construction de l’union monétaire et de la monnaie commune en est une très bonne illustration. C’est ce projet, à ce jour inachevé – ce canard boiteux – qui est au cœur du scrutin de demain, dont l’objectif est de doter l’Europe de bases budgétaires solides nécessaires à des finances saines, et qui permettront aux Etats membres de la zone euro, grâce à leur solidarité, d’emprunter collectivement à des taux stables. Ce n’est pas juste une idée saugrenue venue d’Allemagne, mais une réalité économique.

Un traité contre les caprices des spéculateurs
Nulle part, on ne rase gratis. L’argent bon marché a un prix dont tous les Etats membres doivent s’acquitter – la discipline budgétaire, une gestion saine de l’économie, et des méthodes communes d’application des règles. Et quelques décisions douloureuses, aussi. Tel est le raisonnement qu’il nous faut appliquer à la fois au traité que l’on nous demande de soutenir et aux conditions régissant l’accès aux financements du Mécanisme de stabilité européen (MSE) dont nous pourrions avoir à nouveau besoin à l’avenir.

Il ne s’agit pas, comme le soutiennent les militants du "non", d’un "traité de banquiers" ou d’un "traité de spéculateurs", mais d’un traité qui, concrètement, permettra aux Etats européens de se liguer contre les caprices des spéculateurs en se dotant d’une monnaie suffisamment solide et stable pour la rendre insensible aux attaques.

Le coût de l’argent – les taux d’intérêt – permet avant tout de mesurer le risque perçu et l’incertitude. Que le "oui" ou "non" l’emporte, le retour de l’Irlande sur les marchés obligataires l’année prochaine signera inévitablement le retour de l’incertitude, s’accompagnera peut-être d’une flambée des taux, par rapport au havre relatif que constituaient les "taux de sauvetage" de la zone euro. Pourquoi, au nom du bon sens, nous en priverions-nous délibérément ?

Optant pour une posture défensive, les tenants du "oui" ont axé leur campagne référendaire sur le "non" et ses conséquences pernicieuses. Or, l’argument en faveur du "oui" selon lequel ce traité constitue une pierre angulaire de la construction de notre monnaie commune mérite d’être entendu.

Mais surtout, allez voter ! C’est votre constitution, votre monnaie, votre avenir. Ne laissez pas les autres prendre la décision à votre place.

Message complété le 31/05/2012 09:17:38 par son auteur.

30 mai 2012 THE IRISH TIMES DUBLIN

  
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moisankarl
31/05/2012 09:13:51
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Pourquoi les Irlandais devraient-ils voter “oui” au pacte budgétaire — un ensemble de sanctions pour les pays contrevenants — lors du référendum du 31 mai, alors que la crise économique bat son plein et évolue chaque jour ? Il vaudrait mieux repasser plus tard, suggère l’éditorialiste Fintan O’Toole.

Fintan O'Toole
Imaginons que vous receviez un coup de fil d’une avocate – appelons-la Angela. Elle vous convoque dans son bureau pour vous montrer la clause pénale d’un contrat, cette clause qui précise les pénalités que vous aurez à payer en cas de manquement à vos obligations. Elle vous demande de signer immédiatement ce contrat sous peine de gros ennuis. Mais quand vous demandez à voir le reste du contrat, elle vous rétorque : "Nous sommes en train d’y travailler. Cela ne vous regarde pas. Signez ici et n’en parlons plus".

Cette situation absurde est exactement ce que nous sommes en train de vivre avec le pacte budgétaire européen. Ce traité, et tout le monde ou presque le reconnaît, n’a rien à voir avec le contrat politique dont sera dotée l’UE si elle réussit à sortir de cette crise potentiellement létale. Il s’agit simplement de la clause concernant les pénalités. Et tant que nous ne saurons pas de quoi il retourne, il serait absurde de se prononcer. Nous demander de signer un contrat sans porter son contenu à notre connaissance est profondément méprisant.

L'art du subterfuge
Face à un tel mépris, la seule solution rationnelle pour le peuple irlandais est d’avoir recours à l’art du subterfuge, des faux-fuyants et des atermoiements. L’heure de montrer l’étendue de notre talent en ce domaine est enfin venue. Dans 1066 And All That, grand classique de l’humour historique, les auteurs constatent qu’à chaque fois que les Anglais pensaient avoir trouvé la réponse à la "question irlandaise", les Irlandais changeaient la question. Dans le contexte des relations anglo-irlandaises, c’est plutôt drôle.

Mais en matière d’Europe, changer la question constitue de fait une quasi-tradition irlandaise. Nous l’avons déjà fait deux fois, avec le traité de Nice en 2001-2002, puis avec le traité de Lisbonne en 2008-2009. Alors que nous avions le choix entre "oui" et "non", nous avons choisi de répondre "non, mais oui" : allez donc faire un tour, et puis revenez nous voir, posez-nous une autre question, et nous vous répondrons oui.

Ces épisodes ne comptent pas parmi les plus glorieux de la démocratie irlandaise. Ils illustrent parfaitement le côté glissant de notre culture politique. Mais peut-être le temps est-il venu d’assumer pleinement ce côté "glissant". Peut-être un "non, mais oui" est-il au fond une réponse plus honnête et plus éloquente que toutes celles qui nous sont proposées, face à cette situation absurde et insultante dans laquelle on nous place.

Dilemme
La réaction la plus évidente, de la part de notre gouvernement, aurait été de repousser ce référendum dont la crise européenne rend la signification extrêmement mouvante. Ça aurait même été particulièrement courageux. Non seulement la France refuse de signer le traité "en l’état", mais l’Allemagne elle-même a dû en différer la ratification. Notre gouvernement, en revanche, est si terrifié à l’idée de s’écarter d’un pouce de ce qu’il pense être le droit chemin qu’il met un pied devant l’autre comme un vrai robot.

Voilà qui laisse l’électorat irlandais en plein dilemme. Ni le oui ni le non n’exprime, loin s’en faut, le sentiment de l’opinion publique. A mon avis, la majorité des électeurs se trouve dans l’un de ces deux camps : (a) oui, parce qu'on n'a pas le choix ; (b) non, mais redemandez-nous quand vous aurez défini une stratégie de croissance.

En fait, la première des deux options – nous devons le faire – n'est pas une raison de voter oui, c'est une raison de voter en pure perte. Si nous n'avons pas le choix, le référendum est une comédie, une parodie de démocratie. La seule manière de préserver un minimum de dignité civique serait de voter massivement en pure perte.

La deuxième option est le "non, mais…". Ce qui revient à reconnaître qu'il y a peut-être un contexte où finalement le pacte budgétaire a une raison d'être. Si, par exemple, l'Europe s'engageait à investir durablement dans la croissance, l'arithmétique budgétaire irlandaise en serait changée du tout au tout.

Changement d’orientation
Une résolution bancaire européenne qui enlèverait du dos des citoyens le fardeau du sauvetage des banques irait dans le même sens. Une recrudescence de la crise obligera-t-elle à un changement de stratégie aussi radical, et si oui, dans quelle mesure ? Cela, nous l'ignorons parfaitement.

Voter pour le non en invitant implicitement l'UE à revenir lorsqu'elle aura une meilleure vue d'ensemble, telle serait peut-être l'option la plus honnête, dans la mesure où on attend de nous que nous prenions une décision sans avoir toutes les cartes en main. Ce serait aussi un acte de citoyenneté européenne responsable, encourageant un changement d'orientation sans lequel l'UE court à sa perte.

Changer les questions est une spécialité irlandaise qui apparaît désormais comme une nécessité vitale pour l'Europe.
  
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moisankarl
30/05/2012 10:36:20
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Irlande: les banques auront besoin de 3 à 4 mds d'euros de plus - Elderfield
Les banques irlandaises vont avoir besoin de fonds supplémentaires dans les années à venir pour atteindre les objectifs internationaux de fonds propres, a déclaré mercredi Matthew Elderfield, le vice-président de la banque centrale d'Irlande.

"Dans les cinq à six ans à venir, les banques irlandaises devraient avoir besoin de 3 à 4 milliards d'euros de plus", a-t-il déclaré lors d'un entretien accordé au Börsen Zeitung.

Selon le dirigeant, les banques irlandaises restent très dépendantes de l'aide européenne, même si cette dépendance tend à se réduire.
  
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