Trading à Haute Fréquence peut-il être contrôlé?
12/07/2013 11:26:49
non, mais je me dis que je vais finir par le commander^^
mais ceci mis de côté, le HFT, mis a part permettre au gros (tres gros) de truquer les cours, franchement, ca apporte quoi?
bas rien!
donc, puisqu'il est impossible de controller ce genre de truc, que c'est plus nuisible qu'autre chose, autant le limiter par le moyen qui marche: La Claque au Portefeuille!
ca reste autorisé, les petits porteurs ne sont pas touchés, et les gros auront le choix entres ne plus le pratiquer, ou diminuer considérablement les gains que ca leur rapporte (et ca fera du bien au finance de l'état, qui pourra du coup baisser les cotisations sur les VRAIS entrprises, et hop, on recupere le gain perdu sur le HFT via les gains sur les couts de prod, mais on elimine le risque de flashcrack et la manipulation de cours)
mais ceci mis de côté, le HFT, mis a part permettre au gros (tres gros) de truquer les cours, franchement, ca apporte quoi?
bas rien!
donc, puisqu'il est impossible de controller ce genre de truc, que c'est plus nuisible qu'autre chose, autant le limiter par le moyen qui marche: La Claque au Portefeuille!
ca reste autorisé, les petits porteurs ne sont pas touchés, et les gros auront le choix entres ne plus le pratiquer, ou diminuer considérablement les gains que ca leur rapporte (et ca fera du bien au finance de l'état, qui pourra du coup baisser les cotisations sur les VRAIS entrprises, et hop, on recupere le gain perdu sur le HFT via les gains sur les couts de prod, mais on elimine le risque de flashcrack et la manipulation de cours)
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12/07/2013 10:13:21
Personnellement, je suis sur ce blog pour échanger des idées sans vulgarité.
Les externalités négatives sont présentes dans de toutes activités économiques, y compris la finance. Il y a toujours un équilibre dynamique entre la liberté d'entreprendre et l'impact collectif. En conclusion, il n'y a pas une véritié d'encadrement d'une activité, comme celle du HFT, valable dans l'absolu et à tout moment.
Les externalités négatives sont présentes dans de toutes activités économiques, y compris la finance. Il y a toujours un équilibre dynamique entre la liberté d'entreprendre et l'impact collectif. En conclusion, il n'y a pas une véritié d'encadrement d'une activité, comme celle du HFT, valable dans l'absolu et à tout moment.
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11/07/2013 11:10:22
L’efficacité des réservations n’est pas non plus prouvée.
voir recherche comme
http://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1211/1211.3824.pdf
"Les auteurs montrent que les limites de prix n’améliorent pas l’asymétrie d’information et retardent l’arrivée d’information.....
Réservations et suspensions semblent donc être aujourd’hui, sur la plupart des places boursières, des freins à l’efficience informationnelle des marchés. Les autorités réglementaires ont-elles intérêt à maintenir ces mécanismes ?"
voir recherche comme
http://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1211/1211.3824.pdf
"Les auteurs montrent que les limites de prix n’améliorent pas l’asymétrie d’information et retardent l’arrivée d’information.....
Réservations et suspensions semblent donc être aujourd’hui, sur la plupart des places boursières, des freins à l’efficience informationnelle des marchés. Les autorités réglementaires ont-elles intérêt à maintenir ces mécanismes ?"
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03/07/2013 15:41:48
En l'espace d'une décennie, le Trading à Haute Fréquence (HFT) est devenu un driver incontournable des marchés financiers en exploitant au maximum les capacités des technologies de l'information et de la communication. Le HFT a considérablement réduit le temps des transactions financières ainsi que démultiplié leurs volumes. Partant de la milliseconde (1/1000) il y a moins de 10ans, le HFT tend actuellement vers un trading-temps de l'ordre de la nanoseconde (1/1000000). Au niveau des volumes, on est passé en Europe de 5.000 messages seconde en moyenne en 2007 à actuellement des crêtes de 80.000 messages seconde sur une plateforme européenne comme Chi-X.
Chi-X est une plateforme européenne alternative (aux bourses régulées) lancée en mars 2007 par Instinet (1). En 2009, elle dépasse la Deutsche Börse et devient, en 2011, la deuxième plateforme boursière européenne devant Euronext mais toujours derrière la bourse de Londres.
Sur le marché Europe/Middle East/Africa, Chi-X annonce sa présence dans 35 bourses et 15 "dark MTFs" (2) en utilisant plus de 125 stratégies algorithmiques différents avec plus de 35 brokers (sociétés de courtage). Sur le marché belge, Instinet propose plusieurs plateforme de trading, dont Chi-X Europe et Turquoise (3), mais également un "Dark MTF" (BlockMatch®) qui permet aux clients de matcher, en toute discrétion, leurs offres (au prix d'achat, vente ou médian) en fournissant une référence européenne (le EBBO = European Best Bid and Offer). Instinet fournit également des applications telles que "European SmartRouter" qui scanne toutes les plateformes de trading en Europe pour trouver le meilleur prix et donnant accès tant à des "light" que des "dark liquidity pool" (4).
Se développant au travers de ce network de plateformes automatisées de trading, le HFT soulève de nombreuses questions sur les risques de manipulation des cotations mais également sur la stabilité des marchés financiers. En effet, du fait de sa rapidité de réaction ainsi que de sa stratégie de haute fréquence (des volumes massifs d’ordres d'achat et de vente en une faction de seconde), le HFT peut créer ou exacerber des chocs sur les marchés financiers créant dès lors un risque systémique d’une nouvelle nature : celui d'une corrélation (interaction) entre plusieurs algorithmes provoquant un comportement non prévu pouvant entrainer un flash crash.
Face à ce nouveau paradigme des marchés financiers, il est dès lors légitime de s’interroger sur la capacité réelle des acteurs du HFT et du régulateur de garder cette technologie sous contrôle. En d'autres termes, l’une des questions qui se posent est de savoir comment un Audit Trail, assurant un testing et un monitoring du HFT, devrait être implémenté?
Dans une étude de la Federal Reserve Bank of Chicago, Carol Clark et Rajeev Ranjan (5) ont mené une étude sur la gestion du risque dans un environnement de HFT. Pour ce faire, ils ont interviewé une trentaine d'acteurs-clé du marché nord américain. Ils ont constaté que certains HFT acteurs utilisent des stratégies de trading "black box" (des HFT stratégies à 100% automatisées et préprogrammées sur lesquelles les traders ne peuvent pas interagir ou modifier le code algorithmique) tandis que d'autres utilisent des "Grey box" (des HFT stratégies à 100% automatisées mais permettant aux traders de modifier l'algorithme à leur discrétion).
Carol Clark et Rajeev Ranjan ont également mis à jour le "lifecycle" d'élaboration et de mise en production d'un algorithme de HFT. Dans un premier temps, une stratégie de trading est définie et traduite dans une programmation. La deuxième phase, appelée "Back-test", consiste à tester ce nouvel algorithme dans un environnement de simulation. Si les résultats de gain sont positifs, la troisième phase consiste à définir des paramètres de risque et de tester immédiatement ce nouveau algorithme en production (c'est-à-dire sur les marchés financiers réels) mais en petites quantités. Si les résultats de cette troisième phase sont positifs, l'algorithme est alors déployé massivement sur les marchés. Les auteurs ont également mis à jour que ce déploiement de nouveau algorithme de HFT peut s’effectuer en quelque minutes.
Cette étude illustre l'absence du régulateur dans la définition, le testing et le déploiement d'algorithmes pouvant en quelque minutes de développement déstabiliser l'ensemble des marchés financiers. Signalons que les opérateurs de HFT prévoient, malgré tout, une série de "pre" et "post risk control" afin de prévenir une perte de contrôle de leurs algorithmes (comme les Kill Button). Néanmoins, les auteurs constatent que, dans de nombreux cas, les acteurs du HFT n’ont pas la capacité à calculer leur position globale de risque (wide portfolio risk) dans leur stratégie de haute fréquence ; ce qui représente une défaillance majeure en matière de gestion du risque. Ce risque est donc externalisé sur les marchés financiers créant une nouvelle source de risque systémique.
En conclusion, Carol Clark et Rajeev Ranjan émettent des recommandations également pertinentes pour les marchés européens. Tout d’abord, ils recommandent l’implémentation d’une procédure QA (quality acceptance) tant au niveau du code qu'au niveau des procédures de mise en production des algorithmes de HFT. Les auteurs préconisent également un contrôle strict des algorithmes et des plateformes utilisés par le HFT. Afin, ils estiment qu'il y lieu d'imposer une stricte séparation des fonctions au sein des opérateurs de HFT au regard des tâches de trading, de gestion du risque et du développement des algorithmes.
Reste à déterminer s'il est possible d'implémenter de telles recommandations. Pour sa part, la CFTC (6) avait estimée à $1.3 milliard le coût annuel du monitoring des algorithmes de trading pour le seul marché nord américain. A ce coût exorbitant s'ajoute les propres doutes de la CFTC sur la capacité réelle d'un régulateur à surveiller des algorithmes de trading qui peuvent évoluer en quelque minutes.
De son côté, la ESMA rejoint ce besoin de monitoring du risque du Trading à Haute fréquence mais la question des moyens et de la manière d'y parvenir reste entièrement ouverte sur le continent européen.
Robert Fernandez - Assistant Solvay Brussels School (ULB)
------------------------
(1) Appartenant au groupe Nomura, Instinet est un courtier en actions américain créé en 1979 à New York, racheté en 1987 par l'agence de presse Reuters, pour passer finalement sous le contrôle du Nasdaq en 2005.
(2) "Dark MTFs" sont des plateformes de trading alternatifs à l'opposé des marchés régulés comme les bourses (MTF signifie « Multilateral Trading Facilities »). En Europe, Instinet donne accès aux MTFs suivants: BATS, BlockMatch, Chi-X Europe, NASDAQ OMX Europe, NYFIX Euro Millennium, SWX Swiss Block, Turquoise. Ne représentant qu'une part négligeable en 2008, les MTFs représentent fin 2012 près d'un tiers des 370 milliard de turnover mensuel des marchés financiers européens (voir " ESMA Report on Trends, Risks and Vulnerabilities", 12/02/13).
(3) Active également sur Euronext Bruxelles, la plateforme de trading Turquoise a été crée en 2008 de la collaboration de 8 banques d'investissement: BNP Paribas, Citi, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Société Générale, UBS.
(4) "Dark liquidity pool" désigne des lieux d’échanges dématérialisés (des plateformes de trading) où les intervenants peuvent acheter et vendre des titres financiers sans informer préalablement l’ensemble des autres participants – le marché – de leurs intentions d’achat et de vente; faisant fi du principe fondamental de transparence de pré-négociation. Actuellement l’Europe comptabilise plus d’une vingtaine de dark pools (voir "Petit tour des darks pools en Europe", l'Echo, 16/04/13, J. Nille).
(5) Carol Clark et Rajeev Ranjan, "How do proprietary trading firms control the risks of High Speed Trading?", Mars 2012.
(6) le gendarme américain des marchés est la "Commodity Futures Trading Commission" et la ESMA pour l'UE.
Chi-X est une plateforme européenne alternative (aux bourses régulées) lancée en mars 2007 par Instinet (1). En 2009, elle dépasse la Deutsche Börse et devient, en 2011, la deuxième plateforme boursière européenne devant Euronext mais toujours derrière la bourse de Londres.
Sur le marché Europe/Middle East/Africa, Chi-X annonce sa présence dans 35 bourses et 15 "dark MTFs" (2) en utilisant plus de 125 stratégies algorithmiques différents avec plus de 35 brokers (sociétés de courtage). Sur le marché belge, Instinet propose plusieurs plateforme de trading, dont Chi-X Europe et Turquoise (3), mais également un "Dark MTF" (BlockMatch®) qui permet aux clients de matcher, en toute discrétion, leurs offres (au prix d'achat, vente ou médian) en fournissant une référence européenne (le EBBO = European Best Bid and Offer). Instinet fournit également des applications telles que "European SmartRouter" qui scanne toutes les plateformes de trading en Europe pour trouver le meilleur prix et donnant accès tant à des "light" que des "dark liquidity pool" (4).
Se développant au travers de ce network de plateformes automatisées de trading, le HFT soulève de nombreuses questions sur les risques de manipulation des cotations mais également sur la stabilité des marchés financiers. En effet, du fait de sa rapidité de réaction ainsi que de sa stratégie de haute fréquence (des volumes massifs d’ordres d'achat et de vente en une faction de seconde), le HFT peut créer ou exacerber des chocs sur les marchés financiers créant dès lors un risque systémique d’une nouvelle nature : celui d'une corrélation (interaction) entre plusieurs algorithmes provoquant un comportement non prévu pouvant entrainer un flash crash.
Face à ce nouveau paradigme des marchés financiers, il est dès lors légitime de s’interroger sur la capacité réelle des acteurs du HFT et du régulateur de garder cette technologie sous contrôle. En d'autres termes, l’une des questions qui se posent est de savoir comment un Audit Trail, assurant un testing et un monitoring du HFT, devrait être implémenté?
Dans une étude de la Federal Reserve Bank of Chicago, Carol Clark et Rajeev Ranjan (5) ont mené une étude sur la gestion du risque dans un environnement de HFT. Pour ce faire, ils ont interviewé une trentaine d'acteurs-clé du marché nord américain. Ils ont constaté que certains HFT acteurs utilisent des stratégies de trading "black box" (des HFT stratégies à 100% automatisées et préprogrammées sur lesquelles les traders ne peuvent pas interagir ou modifier le code algorithmique) tandis que d'autres utilisent des "Grey box" (des HFT stratégies à 100% automatisées mais permettant aux traders de modifier l'algorithme à leur discrétion).
Carol Clark et Rajeev Ranjan ont également mis à jour le "lifecycle" d'élaboration et de mise en production d'un algorithme de HFT. Dans un premier temps, une stratégie de trading est définie et traduite dans une programmation. La deuxième phase, appelée "Back-test", consiste à tester ce nouvel algorithme dans un environnement de simulation. Si les résultats de gain sont positifs, la troisième phase consiste à définir des paramètres de risque et de tester immédiatement ce nouveau algorithme en production (c'est-à-dire sur les marchés financiers réels) mais en petites quantités. Si les résultats de cette troisième phase sont positifs, l'algorithme est alors déployé massivement sur les marchés. Les auteurs ont également mis à jour que ce déploiement de nouveau algorithme de HFT peut s’effectuer en quelque minutes.
Cette étude illustre l'absence du régulateur dans la définition, le testing et le déploiement d'algorithmes pouvant en quelque minutes de développement déstabiliser l'ensemble des marchés financiers. Signalons que les opérateurs de HFT prévoient, malgré tout, une série de "pre" et "post risk control" afin de prévenir une perte de contrôle de leurs algorithmes (comme les Kill Button). Néanmoins, les auteurs constatent que, dans de nombreux cas, les acteurs du HFT n’ont pas la capacité à calculer leur position globale de risque (wide portfolio risk) dans leur stratégie de haute fréquence ; ce qui représente une défaillance majeure en matière de gestion du risque. Ce risque est donc externalisé sur les marchés financiers créant une nouvelle source de risque systémique.
En conclusion, Carol Clark et Rajeev Ranjan émettent des recommandations également pertinentes pour les marchés européens. Tout d’abord, ils recommandent l’implémentation d’une procédure QA (quality acceptance) tant au niveau du code qu'au niveau des procédures de mise en production des algorithmes de HFT. Les auteurs préconisent également un contrôle strict des algorithmes et des plateformes utilisés par le HFT. Afin, ils estiment qu'il y lieu d'imposer une stricte séparation des fonctions au sein des opérateurs de HFT au regard des tâches de trading, de gestion du risque et du développement des algorithmes.
Reste à déterminer s'il est possible d'implémenter de telles recommandations. Pour sa part, la CFTC (6) avait estimée à $1.3 milliard le coût annuel du monitoring des algorithmes de trading pour le seul marché nord américain. A ce coût exorbitant s'ajoute les propres doutes de la CFTC sur la capacité réelle d'un régulateur à surveiller des algorithmes de trading qui peuvent évoluer en quelque minutes.
De son côté, la ESMA rejoint ce besoin de monitoring du risque du Trading à Haute fréquence mais la question des moyens et de la manière d'y parvenir reste entièrement ouverte sur le continent européen.
Robert Fernandez - Assistant Solvay Brussels School (ULB)
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(1) Appartenant au groupe Nomura, Instinet est un courtier en actions américain créé en 1979 à New York, racheté en 1987 par l'agence de presse Reuters, pour passer finalement sous le contrôle du Nasdaq en 2005.
(2) "Dark MTFs" sont des plateformes de trading alternatifs à l'opposé des marchés régulés comme les bourses (MTF signifie « Multilateral Trading Facilities »). En Europe, Instinet donne accès aux MTFs suivants: BATS, BlockMatch, Chi-X Europe, NASDAQ OMX Europe, NYFIX Euro Millennium, SWX Swiss Block, Turquoise. Ne représentant qu'une part négligeable en 2008, les MTFs représentent fin 2012 près d'un tiers des 370 milliard de turnover mensuel des marchés financiers européens (voir " ESMA Report on Trends, Risks and Vulnerabilities", 12/02/13).
(3) Active également sur Euronext Bruxelles, la plateforme de trading Turquoise a été crée en 2008 de la collaboration de 8 banques d'investissement: BNP Paribas, Citi, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Société Générale, UBS.
(4) "Dark liquidity pool" désigne des lieux d’échanges dématérialisés (des plateformes de trading) où les intervenants peuvent acheter et vendre des titres financiers sans informer préalablement l’ensemble des autres participants – le marché – de leurs intentions d’achat et de vente; faisant fi du principe fondamental de transparence de pré-négociation. Actuellement l’Europe comptabilise plus d’une vingtaine de dark pools (voir "Petit tour des darks pools en Europe", l'Echo, 16/04/13, J. Nille).
(5) Carol Clark et Rajeev Ranjan, "How do proprietary trading firms control the risks of High Speed Trading?", Mars 2012.
(6) le gendarme américain des marchés est la "Commodity Futures Trading Commission" et la ESMA pour l'UE.
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