Elon Musk accepte de faire approuver ses tweets sur Tesla avant de les publier
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Elon Musk accepte de faire approuver ses tweets sur Tesla avant de les publier


Actualité publiée le 27/04/19 08:00

Elon Musk lors d'une conférence de presse le 2 mars 2019 au centre spatial Kennedy en Floride (AFP/Jim WATSON)

La bataille judiciaire autour des tweets d'Elon Musk n'aura finalement pas lieu: le milliardaire et cofondateur de Tesla a accepté vendredi de faire valider ses messages liés au constructeur de véhicules électriques avant de les publier.

M. Musk, 47 ans, est parvenu à un accord à l'amiable avec l'autorité des marchés financiers, qui l'accusait d'outrage et demandait à la justice new-yorkaise d'intervenir, selon des documents judiciaires.

Cet accord permet aux deux parties d'éviter de trancher devant la justice un litige dont l'issue était très observée par les marchés financiers.

L'entrepreneur d'origine sud-africaine solde pour le moment ce différend qui aurait pu coûter cher à Tesla, dont il est l'ambassadeur et le visage public.

Il n'est en effet fait mention d'aucune amende à l'encontre de M. Musk, ce que redoutaient notamment les marchés financiers dont une des craintes était également que la justice donne raison à la SEC.

Ce dernier scénario aurait pu s'accompagner d'une demande de mise en retrait du milliardaire, dont les promesses de révolutionner les modes de transport de demain à coups de technologies et de gadgets ont alimenté jusqu'ici l'ascension boursière d'un groupe qui peine à être rentable après plus de 15 ans d'existence.

Cet accord, qui doit encore être approuvé par une juge new-yorkaise, prévoit que toutes les communications de M. Musk liées à Tesla quel qu'en soit le support -- réseaux sociaux, communiqués de presse, conférences téléphoniques -- soient désormais approuvées au préalable par un avocat expérimenté en affaires financières et réglementaires, selon les documents.

Sont concernés tous les tweets contenant des informations sur la situation financière de Tesla, d'éventuelles fusions-acquisitions, les prévisions, les chiffres de production ou de nouvelles activités ou produits.

- L'action rebondit -

Le feu vert de l'avocat spécialisé n'est en revanche pas nécessaire si les informations en question ont déjà été publiées par Tesla, est-il précisé de même source.

A Wall Street, le titre gagnait plus de 1% dans les échanges électroniques suivant l'annonce de cet accord. Il a terminé vendredi sur une baisse de plus de 5%, clôturant sa plus mauvaise semaine de l'année.

La SEC, le gendarme boursier, reprochait à M. Musk, connu pour son caractère fantasque, d'avoir multiplié des tweets dont le contenu était susceptible de tromper les investisseurs et d'influencer le cours de l'action du constructeur de véhicules électriques.

En octobre, les deux parties avaient déjà conclu un accord à la suite d'un tweet du 7 août dans lequel l'entrepreneur assurait disposer des financements appropriés pour retirer Tesla de la Bourse.

A la suite d'un nouveau tweet le 19 février, la SEC avait saisi la justice, estimant qu'Elon Musk avait enfreint leur accord, en écrivant sur le réseau social que Tesla allait produire 500.000 voitures en 2019 quand le groupe ne parlait alors que d'environ 400.000 unités du fait de problèmes de production rencontrés pour le Model 3, voiture censée en faire un constructeur de masse.

Quatre heures plus tard, le milliardaire rectifiait le tir: "Les livraisons pour cette année demeurent attendues à environ 400.000" unités.

Le tweet du 7 août avait, lui, fait flamber l'action et fait perdre beaucoup d'argent à des investisseurs ayant parié sur l'effondrement du titre du groupe.

N'étant pas parvenu à apporter les preuves de son affirmation, Elon Musk s'était vu infliger une amende de 20 millions de dollars par la SEC.

Le régulateur avait aussi obtenu à l'époque que toute communication du patron "contenant ou pouvant contenir des informations susceptibles d'affecter Tesla ou ses actionnaires" soit passée en revue par les juristes de l'entreprise avant d'être publiée.

Selon la SEC, M. Musk n'avait pas respecté cette dernière clause de l'accord en tweetant le 19 février sur les niveaux de production de Tesla.

Rejetant cet argument, les avocats du grand patron faisaient valoir qu'il avait respecté les demandes de la SEC en réduisant mensuellement de "près de moitié" en moyenne ses tweets mentionnant Tesla.

© 2019 AFP

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