poesie (sergen)
21/12/2012 18:18:12
Qui voudrait être à notre place
Qui saurait comment faire face
A ce rôle qui nous fait peur
avec les subprimes
Nous vous laissons juge et complice
Vous en laissant le bénéfice
Pour jouer en coulisse
avec les subprimes
A chacun sa place
A chacun son impasse
et son subprime
Pas la peine, de nous chercher
Non pas la peine de nous proposer
A vos rêves nous attacher
Nous sommes des fétus de paille
Qui ne feront pas ripaille
Par la faute des subprimes
Pas envie de nous lever
Non pas envie
De nous encombrer
Ni d'avis à donner
Nous ne sommes pas à la fête
Mais pour une prise de tête
Avec les supprimes
A qui la faute
À Greenspan et son acolyte Georges
Maintenant avec les subprimes
certains s'en mettront plein les poches
sans subprime
bah ouais juste pour le plaisir
pour faire plaisir à une amie
pour notre dernière nuit (parait il)
et passez de bonne fête
à toutes et à tous sans exception
c est le jour des confiseurs
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25/09/2011 22:43:30
Salut toi tout seul 
Parce c'est dimanche soir tard... trankwille sans stwess...
et parce je l'apprécie aussi
Manu Chao-Bongo Bong

Parce c'est dimanche soir tard... trankwille sans stwess...
et parce je l'apprécie aussi

Manu Chao-Bongo Bong
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03/09/2011 09:46:41
ma contribution >Le Temps
auteur Gérard de NERVAL
Le Temps ne surprend pas le sage ;
Mais du Temps le sage se rit,
Car lui seul en connaît l'usage ;
Des plaisirs que Dieu nous offrit,
Il sait embellir l'existence ;
Il sait sourire à l'espérance,
Quand l'espérance lui sourit.
Le bonheur n'est pas dans la gloire,
Dans les fers dorés d'une cour,
Dans les transports de la victoire,
Mais dans la lyre et dans l'amour.
Choisissons une jeune amante,
Un luth qui lui plaise et l'enchante ;
Aimons et chantons tour à tour !
" Illusions ! vaines images ! "
Nous dirons les tristes leçons
De ces mortels prétendus sages
Sur qui l'âge étend ses glaçons ; "
" Le bonheur n'est point sur la terre,
Votre amour n'est qu'une chimère,
Votre lyre n'a que des sons ! "
Ah ! préférons cette chimère
A leur froide moralité ;
Fuyons leur voix triste et sévère ;
Si le mal est réalité,
Et si le bonheur est un songe,
Fixons les yeux sur le mensonge,
Pour ne pas voir la vérité.
Aimons au printemps de la vie,
Afin que d'un noir repentir
L'automne ne soit point suivie ;
Ne cherchons pas dans l'avenir
Le bonheur que Dieu nous dispense ;
Quand nous n'aurons plus l'espérance,
Nous garderons le souvenir.
Jouissons de ce temps rapide
Qui laisse après lui des remords,
Si l'amour, dont l'ardeur nous guide,
N'a d'aussi rapides transports :
Profitons de l'adolescence,
Car la coupe de l'existence
Ne pétille que sur ses bords !
(1824)
Bon week end à tous
auteur Gérard de NERVAL
Le Temps ne surprend pas le sage ;
Mais du Temps le sage se rit,
Car lui seul en connaît l'usage ;
Des plaisirs que Dieu nous offrit,
Il sait embellir l'existence ;
Il sait sourire à l'espérance,
Quand l'espérance lui sourit.
Le bonheur n'est pas dans la gloire,
Dans les fers dorés d'une cour,
Dans les transports de la victoire,
Mais dans la lyre et dans l'amour.
Choisissons une jeune amante,
Un luth qui lui plaise et l'enchante ;
Aimons et chantons tour à tour !
" Illusions ! vaines images ! "
Nous dirons les tristes leçons
De ces mortels prétendus sages
Sur qui l'âge étend ses glaçons ; "
" Le bonheur n'est point sur la terre,
Votre amour n'est qu'une chimère,
Votre lyre n'a que des sons ! "
Ah ! préférons cette chimère
A leur froide moralité ;
Fuyons leur voix triste et sévère ;
Si le mal est réalité,
Et si le bonheur est un songe,
Fixons les yeux sur le mensonge,
Pour ne pas voir la vérité.
Aimons au printemps de la vie,
Afin que d'un noir repentir
L'automne ne soit point suivie ;
Ne cherchons pas dans l'avenir
Le bonheur que Dieu nous dispense ;
Quand nous n'aurons plus l'espérance,
Nous garderons le souvenir.
Jouissons de ce temps rapide
Qui laisse après lui des remords,
Si l'amour, dont l'ardeur nous guide,
N'a d'aussi rapides transports :
Profitons de l'adolescence,
Car la coupe de l'existence
Ne pétille que sur ses bords !
(1824)
Bon week end à tous
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26/08/2011 19:22:05
Où est-il passé ce premier chant de Maldoror,
depuis que sa bouche, pleine des feuilles de la belladone,
le laissa échapper, à travers les royaumes de la colère, dans un moment
de réflexion?
Où est passé ce chant... On ne le sait pas au
juste. Ce ne sont pas les arbres, ni les vents qui l'ont gardé.
Et la morale, qui passait en cet endroit, ne présageant pas
qu'elle avait, dans ces pages incandescentes, un défenseur
énergique, l'a vu se diriger, d'un pas ferme et droit, vers les
recoins obscurs et les fibres secrètes des consciences. Ce qui
est du moins acquis à la science, c'est que, depuis ce temps,
l'homme, à la figure de crapaud, ne se reconnaît plus lui-même,
et tombe souvent dans des accès de fureur qui le font
ressembler à une bête des bois. Ce n'est pas sa faute. Dans
tous les temps, il avait cru, les paupières ployant sous les
résédas de la modestie, qu'il n'était composé que de bien et
d'une quantité minime de mal. Brusquement je lui appris, en
découvrant au plein jour son coeur et ses trames, qu'au
contraire il n'est composé que de mal, et d'une quantité minime
de bien que les législateurs ont de la peine à ne pas laisser
évaporer. Je voudrais qu'il ne ressente pas, moi, qui ne lui
apprends rien de nouveau, une honte éternelle pour mes amères
vérités; mais, la réalisation de ce souhait ne serait pas
conforme aux lois de la nature. En effet, j'arrache le masque
à sa figure traîtresse et pleine de boue, et je fais tomber un
à un, comme des boules d'ivoire sur un bassin d'argent, les
mensonges sublimes avec lesquels il se trompe lui-même: il est
alors compréhensible qu'il n'ordonne pas au calme d'imposer les
mains sur son visage, même quand la raison disperse les
ténèbres de l'orgueil. C'est pourquoi, le héros que je mets en
scène s'est attiré une haine irréconciliable, en attaquant
l'humanité, qui se croyait invulnérable, par la brèche
d'absurdes tirades philanthropiques; elles sont entassées,
comme des grains de sable, dans ses livres, dont je suis
quelquefois sur le point, quand la raison m'abandonne,
d'estimer le comique si cocasse, mais ennuyant. Il l'avait
prévu.
depuis que sa bouche, pleine des feuilles de la belladone,
le laissa échapper, à travers les royaumes de la colère, dans un moment
de réflexion?
Où est passé ce chant... On ne le sait pas au
juste. Ce ne sont pas les arbres, ni les vents qui l'ont gardé.
Et la morale, qui passait en cet endroit, ne présageant pas
qu'elle avait, dans ces pages incandescentes, un défenseur
énergique, l'a vu se diriger, d'un pas ferme et droit, vers les
recoins obscurs et les fibres secrètes des consciences. Ce qui
est du moins acquis à la science, c'est que, depuis ce temps,
l'homme, à la figure de crapaud, ne se reconnaît plus lui-même,
et tombe souvent dans des accès de fureur qui le font
ressembler à une bête des bois. Ce n'est pas sa faute. Dans
tous les temps, il avait cru, les paupières ployant sous les
résédas de la modestie, qu'il n'était composé que de bien et
d'une quantité minime de mal. Brusquement je lui appris, en
découvrant au plein jour son coeur et ses trames, qu'au
contraire il n'est composé que de mal, et d'une quantité minime
de bien que les législateurs ont de la peine à ne pas laisser
évaporer. Je voudrais qu'il ne ressente pas, moi, qui ne lui
apprends rien de nouveau, une honte éternelle pour mes amères
vérités; mais, la réalisation de ce souhait ne serait pas
conforme aux lois de la nature. En effet, j'arrache le masque
à sa figure traîtresse et pleine de boue, et je fais tomber un
à un, comme des boules d'ivoire sur un bassin d'argent, les
mensonges sublimes avec lesquels il se trompe lui-même: il est
alors compréhensible qu'il n'ordonne pas au calme d'imposer les
mains sur son visage, même quand la raison disperse les
ténèbres de l'orgueil. C'est pourquoi, le héros que je mets en
scène s'est attiré une haine irréconciliable, en attaquant
l'humanité, qui se croyait invulnérable, par la brèche
d'absurdes tirades philanthropiques; elles sont entassées,
comme des grains de sable, dans ses livres, dont je suis
quelquefois sur le point, quand la raison m'abandonne,
d'estimer le comique si cocasse, mais ennuyant. Il l'avait
prévu.
Message complété le 26/08/2011 19:22:48 par son auteur.
Chant de madodoror lautréamont
Message complété le 26/08/2011 19:27:23 par son auteur.
Bon WE à tous..........
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06/08/2011 10:02:44
Bonjour Agathe, Bonjour sergen,
Pour rester de l'autre côté de l'Atlantique,
Voici les paroles de cette merveilleuse chanson,
De ces trois géants canadiens que furent
Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois.
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère
Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous nous serons morts mon frère
Dans la grand' chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu mauvaise partie...
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous, nous serons morts, mon frère...
Mais quand les homm's vivront d'amour
Qu'il n'y aura plus de misère,
Peut-être song'ront-ils un jour
A nous qui serons morts, mon frère
Nous qui aurons, aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront, alors, mon frère,
Dans la grande chaîne de la vie,
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants,
De la sagesse ici bas c'est le prix
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère et
Commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts, mon frère...
Pour rester de l'autre côté de l'Atlantique,
Voici les paroles de cette merveilleuse chanson,
De ces trois géants canadiens que furent
Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois.
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère
Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous nous serons morts mon frère
Dans la grand' chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu mauvaise partie...
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous, nous serons morts, mon frère...
Mais quand les homm's vivront d'amour
Qu'il n'y aura plus de misère,
Peut-être song'ront-ils un jour
A nous qui serons morts, mon frère
Nous qui aurons, aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront, alors, mon frère,
Dans la grande chaîne de la vie,
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants,
De la sagesse ici bas c'est le prix
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère et
Commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts, mon frère...
Message complété le 06/08/2011 10:03:37 par son auteur.
J'oubliais..... Bonjour Lupo
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05/08/2011 23:41:11
Un texte qui a bien de l'importance en ces jours difficiles.
C'est un texte sorti d'un album de Supertram. En anglais et en français (peut être pas 100% correcte)
Vidéo youtube : Supertramp - Better days.
Better days.
Trust me, I can help you
Feel free, we can save you
Join us in the good life
And better days, better days
Campaign for a new life
Champagne and the bright lights
Make way for the right way
And better days, better days
You didn't realize about the other life that we can give you
We'll open up your eyes and make you see the light that's all around you
We'll help you work it out and then you'll never doubt
Our intuition, our vision, our decision, our mission, so listen
No war, no inflation
No more desperation
You'll see we can show you
Better days, better days
More food, higher wages
Good schools, smiling faces
Make way for the new way
Better days, better days
We're going to lead you down to where the sun is always brightly shining
We'll push away the clouds and show you there's a gold and silver lining
We'll take away the pain, you'll want to try again
You won't be sorry, so don't worry, don't worry, so hurry and join me
Crois-moi, je peux t’aider
Sens-toi libre, nous pouvons t’aider
Joins-toi à nous dans la bonne vie
Et de meilleurs jours, de meilleurs jours.
Fais campagne pour une vie nouvelle
Le Champagne et les brillantes lumières
Font chemin pour le juste chemin
Et de meilleurs jours, de meilleurs jours.
Tu n’as pas réalisé l’autre vie que nous pouvons te donner
Nous écarquillerons tes yeux et te ferons voir la lumière qui est tout autour de toi
Nous t’aiderons à la construire et alors jamais tu ne douteras
De notre intuition, notre vision, notre décision, notre mission, alors écoute.
Pas de guerre, pas d’inflation,
Plus jamais de désespoir,
Tu verras que nous pouvons te montrer
De meilleurs jours, de meilleurs jours.
Davantage à manger, de plus hauts gages,
De bonnes écoles, des visages souriants,
Font chemin pour le nouveau chemin,
De meilleurs jours, de meilleurs jours.
Nous allons te mener plus bas où le soleil brille toujours avec clarté
Nous repousserons les nuages et te montrerons qu’il est un filon d’or et d’argent
Nous nous emparerons de la souffrance, tu voudras réessayer
Tu ne seras pas désolé, donc ne t’inquiète pas, ne t’inquiète pas, aussi dépêche-toi et joins-toi à moi
C'est un texte sorti d'un album de Supertram. En anglais et en français (peut être pas 100% correcte)
Vidéo youtube : Supertramp - Better days.
Better days.
Trust me, I can help you
Feel free, we can save you
Join us in the good life
And better days, better days
Campaign for a new life
Champagne and the bright lights
Make way for the right way
And better days, better days
You didn't realize about the other life that we can give you
We'll open up your eyes and make you see the light that's all around you
We'll help you work it out and then you'll never doubt
Our intuition, our vision, our decision, our mission, so listen
No war, no inflation
No more desperation
You'll see we can show you
Better days, better days
More food, higher wages
Good schools, smiling faces
Make way for the new way
Better days, better days
We're going to lead you down to where the sun is always brightly shining
We'll push away the clouds and show you there's a gold and silver lining
We'll take away the pain, you'll want to try again
You won't be sorry, so don't worry, don't worry, so hurry and join me
Crois-moi, je peux t’aider
Sens-toi libre, nous pouvons t’aider
Joins-toi à nous dans la bonne vie
Et de meilleurs jours, de meilleurs jours.
Fais campagne pour une vie nouvelle
Le Champagne et les brillantes lumières
Font chemin pour le juste chemin
Et de meilleurs jours, de meilleurs jours.
Tu n’as pas réalisé l’autre vie que nous pouvons te donner
Nous écarquillerons tes yeux et te ferons voir la lumière qui est tout autour de toi
Nous t’aiderons à la construire et alors jamais tu ne douteras
De notre intuition, notre vision, notre décision, notre mission, alors écoute.
Pas de guerre, pas d’inflation,
Plus jamais de désespoir,
Tu verras que nous pouvons te montrer
De meilleurs jours, de meilleurs jours.
Davantage à manger, de plus hauts gages,
De bonnes écoles, des visages souriants,
Font chemin pour le nouveau chemin,
De meilleurs jours, de meilleurs jours.
Nous allons te mener plus bas où le soleil brille toujours avec clarté
Nous repousserons les nuages et te montrerons qu’il est un filon d’or et d’argent
Nous nous emparerons de la souffrance, tu voudras réessayer
Tu ne seras pas désolé, donc ne t’inquiète pas, ne t’inquiète pas, aussi dépêche-toi et joins-toi à moi
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29/07/2011 18:37:12
Avant de prendre quelques belles journées de repos, voici un sonnet de William Shakespeare
(traduit en français par Armel Guerne)
Sonnet XXVII
Las des activités, je me hâte à mon lit,
Ce cher repos d'un corps harassé du voyage;
Mais un autre voyage, alors, commence dans ma tête
Et m'occupe l'esprit quand meurt l'occupation du corps.
Car alors mes pensers, d'aussi loin que je sois,
Entreprennent vers toi un pieux pèlerinage,
Tenant ouverte en grand ma paupière alanguie
Qui fixe la ténèbre où l'aveugle regarde.
C'est là que l'oeil imaginaire de mon âme,
A mes yeux sans regard présente ton image
Qui se suspend, tel un joyau, dans la nuit fantomale,
Embellit sa ténèbre et rajeunit son vieux visage.
Ainsi mon corps le jour durant, et la nuit mon esprit
Ne trouvent nul repos par ta faute et la mienne.
A bientôt et bon week-end
à toutes et à tous.
(traduit en français par Armel Guerne)
Sonnet XXVII
Las des activités, je me hâte à mon lit,
Ce cher repos d'un corps harassé du voyage;
Mais un autre voyage, alors, commence dans ma tête
Et m'occupe l'esprit quand meurt l'occupation du corps.
Car alors mes pensers, d'aussi loin que je sois,
Entreprennent vers toi un pieux pèlerinage,
Tenant ouverte en grand ma paupière alanguie
Qui fixe la ténèbre où l'aveugle regarde.
C'est là que l'oeil imaginaire de mon âme,
A mes yeux sans regard présente ton image
Qui se suspend, tel un joyau, dans la nuit fantomale,
Embellit sa ténèbre et rajeunit son vieux visage.
Ainsi mon corps le jour durant, et la nuit mon esprit
Ne trouvent nul repos par ta faute et la mienne.
A bientôt et bon week-end
à toutes et à tous.
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24/07/2011 22:59:47
Bonsoir à vous tous.
J'ose mettre quelques mots sur un forum au risque de faire grimacer certains et certaines. Il est pratiquement certain que je ne posterai plus rien venant de moi. Triste réalité mais ainsi vivent beaucoup. La paille dans l'oeil de l'autre mais pas la poutre dans le leur.
Voilà donc quelques lignes qui nous ferons du bien.
I HAVE GOT YOU UNDER MY SKIN.
I've got you under my skin
I've got you deep in the heart of me
So deep in my heart, that you're really a part of me
I've got you under my skin
I've tried so not to give in
I've said to myself this affair never will go so well
But why should I try to resist, when baby will I know so well
That I've got you under my skin
I'd sacrifice anything come what might
For the sake of having you near
In spite of a warning voice that comes in the night
And repeats, repeats in my ear
Don't you know you fool, you never can win
Use your mentality, wake up to reality
But each time I do, just the thought of you
Makes me stop before I begin
'Cause I've got you under my skin
ciao à tous.
J'ose mettre quelques mots sur un forum au risque de faire grimacer certains et certaines. Il est pratiquement certain que je ne posterai plus rien venant de moi. Triste réalité mais ainsi vivent beaucoup. La paille dans l'oeil de l'autre mais pas la poutre dans le leur.
Voilà donc quelques lignes qui nous ferons du bien.
I HAVE GOT YOU UNDER MY SKIN.
I've got you under my skin
I've got you deep in the heart of me
So deep in my heart, that you're really a part of me
I've got you under my skin
I've tried so not to give in
I've said to myself this affair never will go so well
But why should I try to resist, when baby will I know so well
That I've got you under my skin
I'd sacrifice anything come what might
For the sake of having you near
In spite of a warning voice that comes in the night
And repeats, repeats in my ear
Don't you know you fool, you never can win
Use your mentality, wake up to reality
But each time I do, just the thought of you
Makes me stop before I begin
'Cause I've got you under my skin
ciao à tous.
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24/07/2011 22:07:47
Bienvenue koolman.
Ce soir, nous aurions pu avoir un hôte de marque sur le coin des poêtes.
Sur Telesur (chaîne de télévion sud-américaine), le Président Hugo Chavez, en l'honneur de l'anniversaire de la naissance de Simon Bolivar, a récité un poème de Pablo Neruda. Il était accompagné à la guitare par Cecilia Todd.
Je ne connaissais pas cette facette de Monsieur Chavez.
Ce soir, nous aurions pu avoir un hôte de marque sur le coin des poêtes.
Sur Telesur (chaîne de télévion sud-américaine), le Président Hugo Chavez, en l'honneur de l'anniversaire de la naissance de Simon Bolivar, a récité un poème de Pablo Neruda. Il était accompagné à la guitare par Cecilia Todd.
Je ne connaissais pas cette facette de Monsieur Chavez.
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22/07/2011 21:57:52
Charles Ferdinand Ramuz (pour certains le Giono Suisse)
a écrit un certain nombre de poèmes en prose, parmi ceux-ci
"Le Petit Village"
avec pour premier volet : "Le Pays"
C'est un petit pays qui se cache parmi
ses bois et ses collines;
il est paisible, il va sa vie
sans se presser sous ses noyers;
il a de beaux vergers et de beaux champs de blé,
des champs de trèfle et de luzerne,
roses et jaunes dans les prés,
par grands carrés mal arrangés;
il monte vers les bois, il s'abandonne aux pentes
vers les vallons étroits où coulent des ruisseaux
et, la nuit, leurs musiques d'eau
semblent agrandir encore le silence.
Son ciel est dans les yeux de ses femmes,
la voix des fontaines dans leurs voix;
on garde de sa terre aux gros souliers qu'on a
pour s'en aller dans la campagne;
on s'égare aux sentiers qui ne vont nulle part
et d'où le lac paraît, la montagne, les neiges
et le miroitement des vagues;
et, quand on s'en revient, le village est blotti
autour de son église,
parmi l'espace d'ombre où hésite et retombe
la cloche inquiète du couvre-feu.
Merci Agathe pour ce texte de Bernard de Ventadour
Bon week-end à tous
a écrit un certain nombre de poèmes en prose, parmi ceux-ci
"Le Petit Village"
avec pour premier volet : "Le Pays"
C'est un petit pays qui se cache parmi
ses bois et ses collines;
il est paisible, il va sa vie
sans se presser sous ses noyers;
il a de beaux vergers et de beaux champs de blé,
des champs de trèfle et de luzerne,
roses et jaunes dans les prés,
par grands carrés mal arrangés;
il monte vers les bois, il s'abandonne aux pentes
vers les vallons étroits où coulent des ruisseaux
et, la nuit, leurs musiques d'eau
semblent agrandir encore le silence.
Son ciel est dans les yeux de ses femmes,
la voix des fontaines dans leurs voix;
on garde de sa terre aux gros souliers qu'on a
pour s'en aller dans la campagne;
on s'égare aux sentiers qui ne vont nulle part
et d'où le lac paraît, la montagne, les neiges
et le miroitement des vagues;
et, quand on s'en revient, le village est blotti
autour de son église,
parmi l'espace d'ombre où hésite et retombe
la cloche inquiète du couvre-feu.
Merci Agathe pour ce texte de Bernard de Ventadour
Bon week-end à tous
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22/07/2011 18:58:05
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Qui font qu'à leurs miroirs, stérile volupté!
Les filles aux yeux creux, de leurs corps amoureuses,
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité;
20 Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère;
Tu tires ton pardon de l'excès des baisers,
Reine du doux empire, aimable et noble terre,
Et des raffinements toujours inépuisés
25 Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère.
Tu tires ton pardon de l'éternel martyre,
Infligé sans relâche aux coeurs ambitieux,
Qu'attire loin de nous le radieux sourire
Entrevu vaguement au bord des autres cieux!
30 Tu tires ton pardon de l'éternel martyre!
Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge
Et condamner ton front pâli dans les travaux,
Si ses balances d'or n'ont pesé le déluge
De larmes qu'à la mer ont versé tes ruisseaux?
35 Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge?
thème du jour:
Et si la Grèce remboursait sa dette en vendant ses îles ? L’idée, avancée cette semaine par l’homme politique allemand Josef Schlarmann, n’est pas pour déplaire aux promoteurs grecs ! Selon The Times, qui rapporte l’information, la Grèce compte pas moins de 3 050 petites îles, appartenant pour la plus part à l’Etat, et dont seulement 87 sont habitées. Un marché potentiellement juteux, donc, auquel « il est temps de commencer à s’intéresser, selon Leonidas Babanis, professionnel de l’immobilier interrogé par le quotidien.
Le prix d’une île paradisiaque peut varier de 2 à plusieurs centaines de millions de dollars, selon sa taille et sa notoriété. Skorpios, l’île qui a abrité le mariage d’Aristote Onassis et Jacky Kennedy, est ainsi mise en vente à 300 millions de dollars par Athina Onassis, petite-fille de l’armateur milliardaire. On murmure que Madonna et Bill Gates seraient sur le coup.
K. S. - ©2011 LaVieImmo.com
Mais les armateurs ne paient pas d'impôts..................
Qui font qu'à leurs miroirs, stérile volupté!
Les filles aux yeux creux, de leurs corps amoureuses,
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité;
20 Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère;
Tu tires ton pardon de l'excès des baisers,
Reine du doux empire, aimable et noble terre,
Et des raffinements toujours inépuisés
25 Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère.
Tu tires ton pardon de l'éternel martyre,
Infligé sans relâche aux coeurs ambitieux,
Qu'attire loin de nous le radieux sourire
Entrevu vaguement au bord des autres cieux!
30 Tu tires ton pardon de l'éternel martyre!
Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge
Et condamner ton front pâli dans les travaux,
Si ses balances d'or n'ont pesé le déluge
De larmes qu'à la mer ont versé tes ruisseaux?
35 Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge?
thème du jour:
Et si la Grèce remboursait sa dette en vendant ses îles ? L’idée, avancée cette semaine par l’homme politique allemand Josef Schlarmann, n’est pas pour déplaire aux promoteurs grecs ! Selon The Times, qui rapporte l’information, la Grèce compte pas moins de 3 050 petites îles, appartenant pour la plus part à l’Etat, et dont seulement 87 sont habitées. Un marché potentiellement juteux, donc, auquel « il est temps de commencer à s’intéresser, selon Leonidas Babanis, professionnel de l’immobilier interrogé par le quotidien.
Le prix d’une île paradisiaque peut varier de 2 à plusieurs centaines de millions de dollars, selon sa taille et sa notoriété. Skorpios, l’île qui a abrité le mariage d’Aristote Onassis et Jacky Kennedy, est ainsi mise en vente à 300 millions de dollars par Athina Onassis, petite-fille de l’armateur milliardaire. On murmure que Madonna et Bill Gates seraient sur le coup.
K. S. - ©2011 LaVieImmo.com
Mais les armateurs ne paient pas d'impôts..................
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16/07/2011 09:48:20
Dans le même esprit "La captive André Chenier:
L’épi naissant mûrit de la faux respecté;
Sans crainte du pressoir, le pampre, tout l’été
Boit les doux présents de l’aurore;
Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,
Quoi que l’heure présente ait de trouble et d’ennui,
Je ne veux pas mourir encore.
Qu’un stoïque aux yeux secs vole embrasser la mort :
Moi je pleure et j’espère. Au noir souffle du nord
Je plie et relève ma tête.
S’il est des jours amers, il en est de si doux !
Hélas ! quel miel jamais n’a laissé de dégoûts ?
Quelle mer n’a point de tempête ?
L’illusion féconde habite dans mon sein.
D’une prison sur moi les murs pèsent en vain,
J’ai les ailes de l’espérance :
Échappée aux réseaux de l’oiseleur cruel,
Plus vive, plus heureuse, aux campagnes du ciel
Philomèle, chante et s’élance.
Est-ce à moi de mourir ? Tranquille je m’endors,
Et tranquille je veille, et ma veille aux remords
Ni mon sommeil ne sont en proie.
Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux ;
Sur des fronts abattus, mon aspect dans ces lieux
Ranime presque de la joie.
Mon beau voyage encore est si loin de sa fin !
Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin
J’ai passé les premiers à peine.
Au banquet de la vie à peine commencé,
Un instant seulement mes lèvres ont pressé
La coupe en mes mains encor pleine.
Je ne suis qu’au printemps, je veux voir la moisson ;
Et comme le soleil, de-saison en saison,
Je veux achever mon année.
Brillante sur ma tige et l’honneur du jardin,
Je n’ai vu luire encor que les feux du matin ;
Je veux achever ma journée.
O Mort! Tu peux attendre; éloigne, éloigne-toi ;
Va consoler les cœurs que la honte, l’effroi,
Le pâle désespoir dévore.
Pour moi Palès encore a des asiles verts,
Les Amours des baisers, les Muses des concerts ;
Je ne veux pas mourir encore.
Ainsi, triste et captif, ma lyre toutefois
S’éveillait, écoutait ces plaintes, cette voix,
Ces vœux d’une jeune captive;
Et secouant le faix de mes jours languissants,
Aux douces lois des vers je pliai les accents
De sa bouche aimable et naïve.
Ces chants, de ma prison témoins harmonieux,
Feront à quelque amant des loisirs studieux
Chercher quelle fut cette belle.
La grâce décorait son front et ses discours,
Et, comme elle, craindront de voir finir leurs jours
Ceux qui les passeront près d’elle.
* *
*
Cette Ode a été écrite à la prison de Saint-Lazare, en 1794, alors qu’André Chénier attendait d’être jugé. Il fut condamné et guillotiné le 20 juillet comme « ennemi du peuple », par confusion avec les chefs d’accusation pesant sur son frère.
La jeune femme à laquelle il prête sa plume est Aimée Franquetot de Coigny. Un des autres détenus, M. de Montrond, paya cent louis à un agent du pouvoir pour que son nom fût rayé de la liste des condamnés. Tous deux furent libérés peu après Thermidor, et se marièrent.
L’épi naissant mûrit de la faux respecté;
Sans crainte du pressoir, le pampre, tout l’été
Boit les doux présents de l’aurore;
Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,
Quoi que l’heure présente ait de trouble et d’ennui,
Je ne veux pas mourir encore.
Qu’un stoïque aux yeux secs vole embrasser la mort :
Moi je pleure et j’espère. Au noir souffle du nord
Je plie et relève ma tête.
S’il est des jours amers, il en est de si doux !
Hélas ! quel miel jamais n’a laissé de dégoûts ?
Quelle mer n’a point de tempête ?
L’illusion féconde habite dans mon sein.
D’une prison sur moi les murs pèsent en vain,
J’ai les ailes de l’espérance :
Échappée aux réseaux de l’oiseleur cruel,
Plus vive, plus heureuse, aux campagnes du ciel
Philomèle, chante et s’élance.
Est-ce à moi de mourir ? Tranquille je m’endors,
Et tranquille je veille, et ma veille aux remords
Ni mon sommeil ne sont en proie.
Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux ;
Sur des fronts abattus, mon aspect dans ces lieux
Ranime presque de la joie.
Mon beau voyage encore est si loin de sa fin !
Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin
J’ai passé les premiers à peine.
Au banquet de la vie à peine commencé,
Un instant seulement mes lèvres ont pressé
La coupe en mes mains encor pleine.
Je ne suis qu’au printemps, je veux voir la moisson ;
Et comme le soleil, de-saison en saison,
Je veux achever mon année.
Brillante sur ma tige et l’honneur du jardin,
Je n’ai vu luire encor que les feux du matin ;
Je veux achever ma journée.
O Mort! Tu peux attendre; éloigne, éloigne-toi ;
Va consoler les cœurs que la honte, l’effroi,
Le pâle désespoir dévore.
Pour moi Palès encore a des asiles verts,
Les Amours des baisers, les Muses des concerts ;
Je ne veux pas mourir encore.
Ainsi, triste et captif, ma lyre toutefois
S’éveillait, écoutait ces plaintes, cette voix,
Ces vœux d’une jeune captive;
Et secouant le faix de mes jours languissants,
Aux douces lois des vers je pliai les accents
De sa bouche aimable et naïve.
Ces chants, de ma prison témoins harmonieux,
Feront à quelque amant des loisirs studieux
Chercher quelle fut cette belle.
La grâce décorait son front et ses discours,
Et, comme elle, craindront de voir finir leurs jours
Ceux qui les passeront près d’elle.
* *
*
Cette Ode a été écrite à la prison de Saint-Lazare, en 1794, alors qu’André Chénier attendait d’être jugé. Il fut condamné et guillotiné le 20 juillet comme « ennemi du peuple », par confusion avec les chefs d’accusation pesant sur son frère.
La jeune femme à laquelle il prête sa plume est Aimée Franquetot de Coigny. Un des autres détenus, M. de Montrond, paya cent louis à un agent du pouvoir pour que son nom fût rayé de la liste des condamnés. Tous deux furent libérés peu après Thermidor, et se marièrent.
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09/07/2011 17:09:03
Agathe (c'est du provençal, du catalan, de l'occitan ou...)
er François Villon vu la couleur du Cac> la ballade des pendus
2 eme Occitan Bernard de Ventadour troubadour occitan
er François Villon vu la couleur du Cac> la ballade des pendus
2 eme Occitan Bernard de Ventadour troubadour occitan
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03/07/2011 13:38:26
@ Lupo,
A un moment, l'idée m'a traversé l'esprit que tu pouvais être l'auteur de ce poème car, amoureux de la poésie, je n'arrivais pas à lui coller un nom d'auteur.
Très intéressant de se pencher sur ton poème même si on n'a pas toujours le "PIED", la rime me satisfait. De le dire "j'ose".
Ton épouse et ta muse ne seraient-elles pas pour la circonstance en "osmose".
Bon dimanche mon ami.
A un moment, l'idée m'a traversé l'esprit que tu pouvais être l'auteur de ce poème car, amoureux de la poésie, je n'arrivais pas à lui coller un nom d'auteur.
Très intéressant de se pencher sur ton poème même si on n'a pas toujours le "PIED", la rime me satisfait. De le dire "j'ose".
Ton épouse et ta muse ne seraient-elles pas pour la circonstance en "osmose".
Bon dimanche mon ami.
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02/07/2011 22:40:31
Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne,
Faire taire les pianos et les roulements de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour.
Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots Il Est Mort,
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices
Ganter de noir les mains des agents de police
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort.
Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démonter la lune et le soleil
Vider l'océan, arracher les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.
Wystan Hugh Auden (1907-1973)
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02/07/2011 17:27:26
Thiéfaine fait Bercy le 22 octobre 2011.
Qu'on se le dise !

__________________________________________________________________________________
pour le sergent, de 'suppléments de mensonge', un morceau du dernier Thiéfaine ... dans la ligne de ses anciens :
Elle dort au milieu des serpents
sous la tonnelle près des marais
les yeux au-delà des diamants
qu'elle a incrustés dans ses plaies
elle dit c'est pas St Augustin
qui joue du violon dans les bois
et Paginini encore moins
ça semble étrange mais je la crois
j'ai rien entendu par ici
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
Là-bas, plus loin coule une rivière
qui nous sert de démarcation
enfin j'veux dire pendant les guerres
quand on a une occupation
Les spectres des morts lumineux
se promènent la nuit sous les saules
et ceux qu'oublient de faire un voeux
en perdent soudain leur self contrôle
on les r'trouve collés à la pluie
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
J'ai vu pas mal de filles tomber
souvent là-bas du haut du pont
et faire semblant de se noyer
en chevauchant leurs illusions
Elle, elle me fixe tendrement
elle caresse un aspic et dit
rien vu de tel depuis longtemps
oh non, rien de tel, mon ami
pas vu de telles orgies ici
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
Au souffle brumeux des vipères
elle me montre du doigt la sphaigne
où tritons, salamandres en guerre
se battent au milieu des châtaignes
Tu sais déjà me murmure-t-elle
qu'il faut séduire pour mieux détruire
et dans un geste et des bruits d'ailes
elle disparaît dans un sourire
puis elle revient et me poursuit
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
Hmmm... elle joue avec ses serpents
sous la tonnelle près de marais
mais ses visions ne durent qu'un temps
et le le temps lui-même disparaît
Les heures se courbent dans l'espace
et tournent autour d'un monde ancien
où les lunes s'estompent et s'effacent
en glissant sur un flux sans fin
d'aucuns en cherchent la sortie
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
Qu'on se le dise !

__________________________________________________________________________________
pour le sergent, de 'suppléments de mensonge', un morceau du dernier Thiéfaine ... dans la ligne de ses anciens :
Elle dort au milieu des serpents
sous la tonnelle près des marais
les yeux au-delà des diamants
qu'elle a incrustés dans ses plaies
elle dit c'est pas St Augustin
qui joue du violon dans les bois
et Paginini encore moins
ça semble étrange mais je la crois
j'ai rien entendu par ici
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
Là-bas, plus loin coule une rivière
qui nous sert de démarcation
enfin j'veux dire pendant les guerres
quand on a une occupation
Les spectres des morts lumineux
se promènent la nuit sous les saules
et ceux qu'oublient de faire un voeux
en perdent soudain leur self contrôle
on les r'trouve collés à la pluie
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
J'ai vu pas mal de filles tomber
souvent là-bas du haut du pont
et faire semblant de se noyer
en chevauchant leurs illusions
Elle, elle me fixe tendrement
elle caresse un aspic et dit
rien vu de tel depuis longtemps
oh non, rien de tel, mon ami
pas vu de telles orgies ici
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
Au souffle brumeux des vipères
elle me montre du doigt la sphaigne
où tritons, salamandres en guerre
se battent au milieu des châtaignes
Tu sais déjà me murmure-t-elle
qu'il faut séduire pour mieux détruire
et dans un geste et des bruits d'ailes
elle disparaît dans un sourire
puis elle revient et me poursuit
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
Hmmm... elle joue avec ses serpents
sous la tonnelle près de marais
mais ses visions ne durent qu'un temps
et le le temps lui-même disparaît
Les heures se courbent dans l'espace
et tournent autour d'un monde ancien
où les lunes s'estompent et s'effacent
en glissant sur un flux sans fin
d'aucuns en cherchent la sortie
depuis des siècles et ma mémoire
au fil des brouillards et des nuits
se perd dans les ombres du soir
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02/07/2011 17:10:25
On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin
On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux
[Refrain] :
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés
On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes
[Refrain]
Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule
Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat
[Refrain]
Ils ont dit qu'il fallait se montrer réaliste
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi
Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy
La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin
On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux
[Refrain] :
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés
On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes
[Refrain]
Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule
Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat
[Refrain]
Ils ont dit qu'il fallait se montrer réaliste
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi
Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy
La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
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