Un jour, le paysan découvrit un œuf en or dans son poulailler. Et un autre le lendemain. Le paysan, très pauvre, mais cupide, décida d’éventrer ses poules pour en récupérer tout l’or qu’il pensait y trouver. Hélas, il ne trouva que des entrailles…….normales.
Mais ses poules étaient mortes , et il ne trouva plus jamais d’œuf en or.
Cette fable simplette, simpliste, ne manque toutefois pas de bon sens.
Ajd, le paysan pourrait ressembler à FH, ou JMA, et les poules seraient les entreprises françaises, les artisans/commerçants français, les travailleurs français, les consommateurs français.
Mais, ni FH, ni JMA ne doivent connaître , ou se souvenir de cette fable.
Le rapport sur la réforme des aides aux entreprises a été officiellement
remis aujourd'hui au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.
Le but du jeu est évidemment de faire des économies et d'explorer les aides
qui ne produisent pas ou peu d'effet pour les supprimer. Ce rapport, rédigé par
le socialiste Jean-Jack Queyranne, le directeur général de Somfy Jean-Philippe
Demaël et l'inspecteur des finances Philippe Jurgensen a donc fait les tour d'un
véritable maquis d'aides en tout genre. Sur les 110 milliards d'euros d'aides
annuelles, ils ont travaillé sur une base de 46,5 milliards, le reste ne pouvant
être remis en question à court terme d'après la mission confiée par le
gouvernement.
Il en ressort plusieurs propositions pour économiser 3 milliards d'euros. Les
principales aides suivantes sont dans le collimateur :
- le soutien aux biocarburants de première génération qui n'est plus justifié
alors qu'on est à la 2ème génération : économie 250 millions d'euros.
- les aides sur le carburants pour toute une série de professionnels : taxis,
agriculteurs, BTP, etc. : économie 485 millions d'euros.
- les aides aux buralistes : 210 millions d'euros.
- des dispositions sur l'Outre-Mer comme des exonérations de cotisations ou
des mesures sur la TVA : 300 millions d'euros.
- une rationalisation des aides au cinéma : 150 millions d'euros.
- les aides aux chambres de commerce dont le rapport juge que le rapport
coût/service rendu n'est pas intéressant : 36 millions d'euros.
- des dispositions fiscales particulières pour les sociétés immobilières
cotées : 180 millions d'euros.
- la fiscalisation des intérêts du LDD (exonérés comme ceux du livret A)
pourrait générer 180 millions d'euros supplémentaires
- etc.
Il y en a un peu pour tout le mode et les lobbys vont maintenant rentrer en
piste pour tenter de défendre leurs avantages. L'objectif du gouvernement est de
réduire els dépenses de 2 milliards d'euros. Le rapport présenté en propose 3 ce
qui pourrait tenter l'Etat a redéployer ces crédits sur des stratégies plus
porteuses en terme de croissance et d'emploi.
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