Sécu: le déficit va replonger en 2019, selon la Commission des comptes
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Sécu: le déficit va replonger en 2019, selon la Commission des comptes

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moicmoi
11/06/2019 14:22:27
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Où sont les vrais chiffres ? Ou est la vérité vraie ?

J’ai l’impression que les annonces : Youppla Boum, c’est nous les meilleurs ! » et les annonces « faisez gaffe, la météo des chiffres donne un avis de tempête » s’entrechoquent.
A moins que l’on nous raconte de la couillonnade en boite, pour faire passer la prochaine réforme, ( diminution des remboursements ? Augmentation du taux des cotisations ? Augmentation de la CSG et CRDS? Instauration d’une franchise + ? Panachage ou tout en même temps ? )

En 2016, Marisol Touraine (appelée MST dans le milieu médical) annonçait :
"Je suis en mesure de vous annoncer que les résultats de 2016 seront encore meilleurs que ce qu'on avait envisagé en juin grâce aux efforts que nous poursuivons. L'horizon du rétablissement complet de la sécu, de l'équilibre des comptes de la Sécu, ce n'est plus une utopie, il est à portée de main (...), pas pour 2016, mais très vite", .

En septembre 2016, Marisol Touraine la bienheureuse , alors ministre de la santé, avait aussi déclaré : « En 2017, le trou de la “Sécu” aura disparu. »

Elle laissait entendre que le trou de la sécu était quasiment bouché. (en oubliant de mentionner la dette de 2 milliards)

En septembre 2018, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin annonçaient fièrement un déficit au plus bas depuis 2001 (-1,2 milliard d'euros) ( encore plus bas que ceux de MST la vilaine menteuse ?) et prévoyaient, enfin, le retour à l'équilibre pour 2019.

Et moi, pauvre idiot de village, je me suis pris à rêver de supprission de la CSG et de la CRDS, devenues caduques.

Et maintenant, ils disent le contraire.
Et moi je vous dis: courbons le dos, et attendons les annonces budgétaires.

Le factotum du patronat et de la finance réunis n'a pas été missionné par eux pour enrichir le bas Peuple.

matinal88

« « Vous avez l'air d'oublier tous ceux qui profitent de la sécu sans JAMAIS n'avoir cotisé et qui ne cotiseront jamais.
» »
Vrai ! Mais de ça, on n’en parle pas. On ne parle pas des choses qui fachent. La France se doit d’être humaine, humaniste, et généreuse . En oubliant qu’elle a en son sein un paquet de pauvres, dont elle est bien incapable de leur assurer le minimum humainement respectable.

ettircs

« « je trouve là une fierté pour la France d'avoir notre système de santé, le partage et pas l'abandon, l'hospitalité et pas l'indifférence,
» »

C’est louable de ta part, mais ton bon coeur te perdra. Et nous avec.
Ce que tu ne ferais pas sur tes propres deniers, (la prise en charge de qqs dizaines ou centaines de migrants comme si c’étaient tes propres enfants ou petits-enfants) tu te réjouis que la France le fasse. Oubliant peut-être que la France, c’est NOUS. (nos impôts)

« « qu'il serai plus judicieux d'éduquer les gens à ne pas aller au médecin pour un simple rhume, » »

Tu sembles ignorer que beaucoup de pauvres de chez nous (9 ou 10 millions de pauvres selon les critères et organismes de statistiques) renoncent à un certain nombre de soins.
Alors, moi je dis : la charité OUI ! Mais en priorité pour nos enfants et/ou petits-enfants.
Là aussi, d’après les statistiques, un certain nombre, de plus en plus important, dépend de plus en plus tardivement des parents. Ça aussi, tu sembles l’ignorer.
Sans vouloir donner dans « le populisme », il faut quand même regarder les choses en face.

  
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ettircs
11/06/2019 13:10:40
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Pour répondre à matinal, en parlant des pauvres qui ont la possibilité de se faire soigner gratis, je trouve là une fierté pour la France d'avoir notre système de santé, le partage et pas l'abandon, l'hospitalité et pas l'indifférence, le trou du cul de la secu se trouve peut-être ailleurs que dans ce simplisme... Je ne sais pas je n'ai pas les comptes sous les yeux mais il me semble qu'il serai plus judicieux d'éduquer les gens à ne pas aller au médecin pour un simple rhume, ça éviterait des frais pour rien

  
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fipuaa
11/06/2019 12:53:37
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faut bien justifier les prochains déremboursements et hausses de cotisation hein ! L'idée restant toujours la même, faire payer le citoyen encore plus pour débloquer du crédit pour les copains, CICE et autres cadeaux fiscaux

d'ailleurs ça tombe juste après l'idée de dérembourser l'homéopathie tiens , un hasard hasardeux !

  
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Fibopivots
11/06/2019 11:34:31
1
En calculant à combien de retraités la mesure " 1000 € mini" profitera on trouve 75000 personnes !
  
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matinal88
11/06/2019 11:32:30
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Vous avez l'air d'oublier tous ceux qui profitent de la sécu sans JAMAIS n'avoir cotisé et qui ne cotiseront jamais. Il faudrait être réaliste et voir les choses en face, quand on offre à tous ceux qui entre dans le pays, la cmu-c, sans avoir travaillé, cela a un coût...... et quand ces gens sont de plus en plus nombreux la perte est d'autant plus importante.
  
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matinal88
11/06/2019 11:32:30
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Le déficit de la Sécu "se creuserait" de nouveau en 2019, entre 1,7 et 4,4 milliards d'euros, selon une synthèse de la Commission des comptes (AFP/Archives/PHILIPPE HUGUEN)

Revenu l'an dernier à son plus bas niveau en deux décennies, le déficit de la Sécu "se creuserait" de nouveau en 2019, entre 1,7 et 4,4 milliards d'euros, selon une synthèse de la Commission des comptes dont l'AFP a obtenu copie lundi.

En septembre 2018, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin annonçaient fièrement un déficit au plus bas depuis 2001 (-1,2 milliard d'euros) et prévoyaient, enfin, le retour à l'équilibre pour 2019.

Mais le vent a tourné et la promesse s'est fracassée sur la réalité du ralentissement économique et des chères concessions aux "gilets jaunes".

Selon la Commission des comptes, cette rechute "résulte pour l'essentiel d'une croissance de la masse salariale (...) nettement inférieure à la prévision initiale" du gouvernement.

Au lieu des 3,5% espérés à l'automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril.

Mais à cause de la "prime Macron" votée en décembre (exonération totale de cotisations et d'impôts jusqu'à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%.

Soit, au bout du compte, des "recettes plus faibles qu'attendu" de l'ordre de 1,7 milliard d'euros, l'équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas.

Car l'addition pourrait se corser si l'Etat ne compensait pas à la Sécu les autres "mesures d'urgence" adoptées en fin d'année, au plus fort de la crise des "gilets jaunes".

L'exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront "respectivement 1,2 et 1,5 milliard d'euros", estime la Commission des comptes.

De quoi aggraver le "creusement" du déficit "qui atteindrait alors 4,4 milliards", poursuit-elle, ajoutant que "la trajectoire de retour à l'équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause".

- conséquences en cascade -

D'autant plus que l'avenir s'annonce moins rose qu'espéré: avec une croissance économique revue de 1,7% à 1,4% cette année, le scénario d'une Sécu en excédent en 2020 "risquerait également d'être compromis".

En plus de quoi il faudra financer les nouveaux gestes en faveur des retraités, annoncés par Emmanuel Macron en avril: réindexation d'une majorité de pensions sur l'inflation et augmentation du "minimum contributif" à 1.000 euros pour une carrière complète.

Deux mesures dont "le coût total est estimé à 1,5 milliard d'euros et détériorera d'autant le solde de la sécurité sociale", prévient la Commission des comptes.

Cette "détérioration" durable viendrait compromettre un autre engagement de l'exécutif: la reprise et le remboursement d'un reliquat de 15 milliards de dette sociale, impossible avec des comptes dans le rouge, ce qui exposerait la Sécu au risque d'une remontée des taux d'intérêt.

Une mise en garde identique à celle du Haut conseil du financement de la protection sociale, qui jugeait dès le mois de mars que la sortie des déficits était "remise en question" et évaluait alors les pertes pour 2019 à 3,6 milliards d'euros.

Le gouvernement sait en réalité depuis plusieurs mois que sa projection de départ est devenue chimérique. Mme Buzyn l'avait reconnu en janvier: "Le retour à l'équilibre en 2019 est compromis".

Mais les chiffres n'ont toujours pas été révisés, laissant planer le doute sur une volonté de laisser filer le déficit de la Sécu pour ne pas accroître celui de l'Etat.

"Nous allons travailler tous ensemble pour améliorer ce déficit de façon à reprendre la trajectoire initialement prévue", a seulement indiqué la ministre des Solidarités et de la Santé début mai devant le Sénat, en renvoyant le sujet au budget 2020, qui sera présenté fin septembre.

© 2019 AFP

  
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