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Brexit: reprise d'âpres négociations entre Londres et Bruxelles

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mariusb mariusb
02/06/2020 08:58:45
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Si on examine froidement la situation sans tomber dans l'hystérie habituelle, les Britaniques ont tout intérêt au no deal. Finalement, quel serait le problème pour eux ? Les règles de l'OMC s'appliquent, ils sont donc soumis au tarif extérieur commun, ce n'est pas bien grave.
Ils n'ont pas à régler le problème de la frontière Nord-Irlandaise, ils continueraient à respecter les accords du Vendredi Saint. C'est l'UE qui craint l'arrivée de marchandises sans contrôle par cette route, mais ça, le RU s'en fout.
Ils garderaient l'intégralité de leurs zones de pêche.
Ils n'auraient pas à payer une grande partie des 40 milliards récclamés par Bruxelles. Il y aurait des discussions au cas par cas devant des juridictions internationales qui dureraient des années et qui ne seraient pas toujours à l'avantage de l'UE, sans doute même pas souvent. Sérieusement, sur quelles bases juridiques pouvez-vous forcer un état à continuer à financer une organisation à laquelle il n'appartient plus ?
Ils n'auraient évidement pas à respecter les normes de l'UE.

Ce que les Anglais voudraient, c'est un accord de libre-échange similaire à celui qui existe entre l'UE et d'autres pays comme la Norvège, l'Islande, la Suisse ou le Canada. Pourquoi voudriez-vous qu'en contre-partie de cela, ils donnent 40 milliards, un accès à leurs zones de pêche, un respect des normes Européennes et qu'ils règlent le problème de la frontière Nord-Irlandaise ? Si ils sont prêts à donner juste les 40 milliards, sautez sur l'occasion, elle ne se représentera peut-être pas.

D'ailleurs, posez-vous une question : pourquoi à votre avis Barnier et sa clique ne se contentent-ils pas d'interrompre les négociations ? Si vraiment le no deal n'est pas un problème pour l'UE et qu'en plus le UK montre de la mauvaise volonté, vous faîtes quoi ? Vous leur dîtes "écoutez les gars, nous le no-deal nous convient, nous cessons ses discussions qui ne mènent à rien, revenez quand vous serez mieux disposés"
Pourquoi les négociateurs de l'UE ne font-ils pas cela ?

  
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lfdp lfdp
02/06/2020 08:19:18
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Combien de milliards de pages médiatiques Union européenne aura-t-elle provoqué pour en fait revenir à l'état initial?

  
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papygaga papygaga
02/06/2020 07:45:26
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Il ne faut pas céder à la menace d'un "no deal".

C'est les britanniques qui ont tirés les premiers, il faut les renvoyer sur leur ile et qu'ils be viennent plus polluer la politique européenne.

Que les valets de l'Oncle SAM retournent voir leur tonton pour signer un "magnifique" accordr avec eux...

  
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papygaga papygaga
02/06/2020 07:45:26
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Le négociateur de l'UE pour le Brexit Michel Barnier, le 15 mai 2020 à Bruxelles (POOL/AFP/Archives/FRANCOIS LENOIR)

Britanniques et Européens se retrouvent mardi par visioconférence pour une nouvelle session de discussions sans grand espoir de progrès, malgré la pression du calendrier et le risque d'un "no deal".

Michel Barnier, le négociateur européen, a averti dimanche dans le Sunday Times qu'il n'y aurait "pas d'accord" si Londres ne revenait pas sur ses positions antérieures et reproché aux Britanniques de choisir "uniquement ce qui leur convenait" dans le marché unique européen.

Lundi, le 10 Downing street a accusé Bruxelles de vouloir introduire dans la négociation des "propositions déséquilibrées qui attacheraient le Royaume-Uni aux règles ou aux standards" européens, et a dénoncé des exigences "sans précédent dans les accords de libre-échange".

Après trois séances de discussions entamées début mars, à raison d'une par mois, le fossé reste béant entre les positions des uns et des autres. La situation est compliquée par la pandémie de coronavirus qui oblige la centaine de négociateurs de part et d'autre à travailler par visioconférence.


Le négociateur britannique pour le Brexit David Frost, le 2 mars 2020 à Bruxelles (AFP/Archives/Kenzo TRIBOUILLARD)

Pour Michel Barnier, ce nouveau cycle de pourparlers prévu jusqu'à vendredi devrait permettre "de savoir si le Royaume-Uni veut quitter le marché intérieur et l'union douanière (...) avec ou sans accord avec nous".

Un bilan des discussions doit être établi en juin avant une rencontre au plus haut niveau entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Boris Johnson.

- "Accord a minima" ? -

Londres avait fait de ce point d'étape une date-butoir en menaçant de ne pas poursuivre les pourparlers si les progrès n'étaient pas suffisants. Mais c'était avant le choc causé par la pandémie, qui a précipité le Vieux Continent dans une récession probablement historique, et bouleversé la donne.

Pour Bruxelles, la relation avec Londres après le divorce du 31 janvier, fin de 47 années de vie commune, est passé au second plan face à l'urgence d'une relance économique.


Brexit : dates clés (AFP/Aude GENET)

"Il n'y a pas grand chose à attendre de ces nouvelles discussions. Mais je ne pense pas que les Britanniques iront à la rupture en l'absence de progrès. La situation a totalement changé avec le virus", estime l'expert Anand Menon du centre de recherches "The UK in a Changing Europe".

Londres doit toutefois se prononcer avant la fin du mois de juin sur une demande de report de la fin de la période de transition pour une année, voire deux. Le gouvernement britannique a exclu cette possibilité à maintes reprises, même si c'était l'UE qui le demandait.

"Lors de sa rencontre avec Ursula von der Leyen, Boris Johnson voudra sans doute faire passer un message volontariste sur la date du 31 décembre. Ce qui ne veut pas dire qu'il a abandonné l'ambition d'un accord, même a minima, d'ici décembre", estime Eric Maurice de la Fondation Schuman.

Si le Royaume-Uni décide d'interrompre les pourparlers et donc de prendre le risque d'un no deal "pour des raisons politiques, ce sera à l'approche de la date de fin décembre", prévoit Anand Menon.

Tout en affichant des positions incompatibles sur les principaux sujets de la négociation - architecture de l'accord (un ou plusieurs), conditions de concurrence loyale (sur les normes environnementales, sociales, fiscales), règlement des différends, droits d'accès des pêcheurs aux eaux britanniques - les deux parties affirment vouloir trouver un compromis.

"S'il y en a un, ce sera très tard dans les discussions et pas avant l'automne", prédit l'expert britannique.

Selon d'autres observateurs, Londres pourrait aussi être tenté par un no deal, dont l'effet potentiellement dévastateur pourrait être attribué aux conséquences économiques du choc de la pandémie.

© 2020 AFP

  
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